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“Sophie Calle et son invité Jean-Paul Demoule“
Les fantômes d’Orsay

au Musée d’Orsay, Paris

du 15 mars au 12 juin 2022

Musée d’Orsay


Interview de Donatien Grau, conseiller pour les programmes contemporains au musée d’Orsay, et de Jean-Paul Demoule, archéologue et invité de Sophie Calle, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 mars 2022, durée 13’32. © FranceFineArt. (portrait de Jean-Paul Demoule)

PODCAST –  Interview de Donatien Grau, conseiller pour les programmes contemporains au musée d’Orsay, et de Jean-Paul Demoule, archéologue et invité de Sophie Calle,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 mars 2022, durée 13’32.
© FranceFineArt. (portrait de Jean-Paul Demoule)

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Sophie Calle
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©Anne-Fréderique Fer, vernissage presse, le 14 mars 2022.

Extrait du communiqué de presse :

 

Sophie Calle, Orsay, 2021. Photo © François Deladerrière.
Sophie Calle, Orsay, 2021. Photo © François Deladerrière.
Sophie Calle, Orsay, 2020. Photo © musée d’Orsay / Sophie Crépy.
Sophie Calle, Orsay, 2020. Photo © musée d’Orsay / Sophie Crépy.
Sophie Calle, Orsay, 2020. Photo © musée d’Orsay / Sophie Crépy.
Sophie Calle, Orsay, 2020. Photo © musée d’Orsay / Sophie Crépy.
Sophie Calle, Orsay, 1981. Photo Sophie Calle © ADAGP, Paris 2022.
Sophie Calle, Orsay, 1981. Photo Sophie Calle © ADAGP, Paris 2022.

Exposition conçue par l’artiste, en collaboration avec Jean-Paul Demoule, archéologue, sur proposition de Donatien Grau, conseiller pour les programmes contemporains au musée d’Orsay.




En 1978, la gare d’Orsay et son hôtel avaient été désertés. Les travaux de construction du futur musée n’avaient pas encore commencé. C’est à ce moment que Sophie Calle a poussé une porte qui a cédé et s’est choisi comme abri une chambre à l’abandon, la 501. Elle y a passé des journées entières, pendant plusieurs mois, avant son départ pour Venise qui devait marquer le début de son oeuvre à venir. Pendant ce séjour, elle ressentit la désolation d’un lieu, comme un espace archéologique où tout avait été délaissé. Elle prit des photos, y invita ses amis, rassembla des documents, des objets, les fiches des clients qui étaient autant de vies ouvertes, les notes adressées à un employé de l’hôtel, nommé Oddo, dont elle imagina l’identité. On peut dire qu’à certains égards, Sophie Calle a développé sa méthode dans l’hôtel d’Orsay.

Elle a gardé jusqu’à présent les éléments saisis lors de sa prospection, issus d’un lieu en voie de disparition. Tous ces « trophées » – suivant son terme – l’ont accompagnée pendant plus de quarante années, comme autant de fantômes d’un monde qui n’existait plus.

Lors du confinement, l’idée naquit d’une évocation de l’hôtel et du musée qui lui avait succédé. C’est ainsi qu’est né le projet Les fantômes d’Orsay, comme un retour de l’artiste sur ses traces, comme une quête dans le passé afin de trouver la clef d’une énigme irrésolue qui trouvait dans la figure d’Oddo son symbole.

Sophie Calle a donc repris son cheminement, en venant confronter l’hôtel et le musée, tous deux assemblés dans cette exposition-retour. Dans l’hôtel, on découvrira les traces personnelles de l’expérience vécue par Sophie Calle et par toutes celles et tous ceux qui y séjournèrent, y travaillèrent, et dont elle a ramassé les signes infimes et émouvants ; on verra, assemblées comme des pièces conceptuelles, les fiches de clients dont elle s’était fait la détentrice. Les objets, commentés par le grand anthropologue Jean-Paul Demoule, deviennent des objets de fouilles et des ready-made, traces d’un passé si proche dans le temps et néanmoins si lointain.

Sophie Calle revient à Orsay en plein confinement, alors que les oeuvres somnolent et qu’elle est alors de nouveau seule dans cet espace qu’elle avait habité. Elle cherche à mettre en lumière les tableaux dans la pénombre. Dans ses photos, on les percevra comme jamais. 

Les fantômes d’Orsay est une oeuvre totale de Sophie Calle, tissant un aller-retour permanent entre ses débuts et l’ensemble de sa création : on y retrouve la multiplicité des formes qu’elle adopte, de la photographie à la poésie, du ready-made à la composition, à la collaboration, et son unique capacité à tisser des récits, à faire tenir ensemble en permanence le cheminement personnel et la multiplicité d’un lieu, d’une histoire, et de chacune et chacun d’entre nous. Les visiteurs du musée retourneront à l’hôtel désormais disparu, de même que Sophie Calle se plongea dans le musée après avoir vécu l’hôtel. Elle révélera l’ensemble fantomatique du musée d’Orsay, où les fantômes sont ceux de toutes les personnes et de toutes les oeuvres qui l’ont traversé. Elle nous permettra de ressentir la profondeur d’un lieu, et la texture même du musée, à la fois immédiatement présent, apparemment temporel, et qui pourtant changea tant au travers de la vie de Sophie Calle – au travers de quarante années de vie collective.




Publication : 
L’ASCENSEUR OCCUPE LA 501. Sophie Calle avec Jean-Paul Demoule Edition : Actes Sud.

Sophie Calle, Orsay, 1979. Photo © Richard Baltauss.
Sophie Calle, Orsay, 1979. Photo © Richard Baltauss.
Sophie Calle, Orsay, 1979. Photo Sophie Calle © ADAGP, Paris 2022. Courtesy Sophie Calle et Perrotin.
Sophie Calle, Orsay, 1979. Photo Sophie Calle © ADAGP, Paris 2022. Courtesy Sophie Calle et Perrotin.