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“Paul Strand ou l’Ă©quilibre des forces”
et
“Henri Cartier-Bresson, Helen Levitt” Mexico

Ă  la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris

du 14 février au 23 avril 2023

Fondation Henri Cartier-Bresson


Interview de ClĂ©ment ChĂ©roux, directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 13 fĂ©vrier 2023, durĂ©e 17’37. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de ClĂ©ment ChĂ©roux, directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson,


par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 13 fĂ©vrier 2023, durĂ©e 17’37.
© FranceFineArt.


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Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
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Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
Paul Strand ou l'Žquilibre des forces
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©Anne-Fréderique Fer, présentation presse, le 13 février 2023.

Extrait du communiqué de presse :

Pour son premier cycle d’expositions en tant que directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson, dans un espace augmentĂ©, le Cube et le Tube, et Ă  travers deux propositions, en tant qu’historien de la photographie, ClĂ©ment ChĂ©roux tisse les liens entre trois personnalitĂ©s de la photographie, Paul Strand, Henri Cartier-Bresson et Helen Levitt oĂč New-York, le Mexique seront les territoires de leurs rencontres.


Le Cube : Paul Strand ou l’Ă©quilibre des forces


Paul Strand, Anna Attinga Frafra, Accra, Ghana, 1951. © Aperture Foundation Inc., Paul Strand Archive. Fundación MAPFRE Collections.
Paul Strand, Anna Attinga Frafra, Accra, Ghana, 1951. © Aperture Foundation Inc., Paul Strand Archive. Fundación MAPFRE Collections.
Paul Strand, The Lusetti Family, Luzzara, Italy, 1953. © Aperture Foundation Inc., Paul Strand Archive. Fundación MAPFRE Collections.
Paul Strand, The Lusetti Family, Luzzara, Italy, 1953. © Aperture Foundation Inc., Paul Strand Archive. Fundación MAPFRE Collections.
Paul Strand, St. Francis Church, Ranchos de Taos, New Mexico, 1931. © Aperture Foundation Inc., Paul Strand Archive. Fundación MAPFRE Collections.
Paul Strand, St. Francis Church, Ranchos de Taos, New Mexico, 1931. © Aperture Foundation Inc., Paul Strand Archive. Fundación MAPFRE Collections.
Paul Strand, Wall Street, New York, 1915. © Aperture Foundation Inc., Paul Strand Archive. Fundación MAPFRE Collections.
Paul Strand, Wall Street, New York, 1915. © Aperture Foundation Inc., Paul Strand Archive. Fundación MAPFRE Collections.

Commissaire de l’exposition, ClĂ©ment ChĂ©roux, directeur de la Fondation Henri Cartier-Bresson




La Fondation HCB porte un nouveau regard sur l’oeuvre du photographe amĂ©ricain Paul Strand (1890‑1976) Ă  partir des collections de la FundaciĂłn MAPFRE, Madrid. Alors que Strand est souvent cĂ©lĂ©brĂ© comme Ă©tant pionnier de la straight photography (ou photographie directe), cette exposition revient Ă©galement sur la dimension profondĂ©ment politique de son travail.


« Les contraires se guĂ©rissent par les contraires Â» dit la formule. Paul Strand est l’hĂ©ritier de deux grandes traditions photographiques souvent prĂ©sentĂ©es comme antagonistes. Une tendance formaliste cherchant Ă  dĂ©montrer que la photographie est un art. Une tendance sociale, l’envisageant davantage comme un outil documentaire au service d’un projet politique. Alfred Stieglitz et Lewis Hine, qui, dans l’histoire de la photographie, incarnent ces deux pĂŽles, ont tous les deux Ă©tĂ© les mentors de Strand durant ses annĂ©es de formation, ceci explique peut‑ĂȘtre cela.


MĂȘme si, au milieu des annĂ©es 1910, Strand photographie le visage du peuple dans les rues de New York, la premiĂšre partie de son Ɠuvre est particuliĂšrement marquĂ©e par le formalisme. Lorsqu’en 1917, Stieglitz lui consacre le dernier numĂ©ro de sa fameuse revue Camera Work, il s’agit surtout de dĂ©montrer que la photographie possĂšde un langage artistique autonome. C’est Ă  partir d’un sĂ©jour au Mexique (1932-1934), puis d’un voyage Ă  Moscou (1935), que sa dĂ©marche se politise davantage. Il est membre de l’American Labor Party et travaille avec plus d’une vingtaine d’organisations qui, au moment du maccarthysme, seront classĂ©es comme « anti-amĂ©ricaines ». Ce qui le conduira Ă  quitter les États-Unis et Ă  venir s’installer en France. Beaucoup des choix de Strand sont dĂ©terminĂ©s par cette conscience politique : ses sujets, les lieux oĂč il photographie, les Ă©crivains avec lesquelles il travaille, mais aussi le choix du livre comme principal vecteur de diffusion de ses images.


Ces derniĂšres dĂ©cennies, nombre d’expositions consacrĂ©es Ă  Strand se sont focalisĂ©es sur son approche formaliste. Sans aucunement minimiser cette dimension, le prĂ©sent projet se propose de recontextualiser Strand en rappelant l’importance de son engagement politique. Entre recherche formelle et implication sociale, il s’agit bien ici de rĂ©Ă©quilibrer les forces Ă  l’oeuvre dans sa pratique. Car si Strand est souvent prĂ©sentĂ© comme l’un des plus grands photographes du XXe siĂšcle, c’est prĂ©cisĂ©ment parce qu’il a su admirablement proposer une synthĂšse entre ces deux polaritĂ©s.


L’exposition prĂ©sente prĂšs de 120 tirages issus des collections de la FundaciĂłn MAPFRE, Madrid, le film Manhatta rĂ©alisĂ© par Paul Strand et Charles Sheeler en 1921 ainsi que quelques tirages prĂȘtĂ©s par le Centre Pompidou.


Une exposition organisée par la Fondation Henri Cartier-Bresson avec les collections de la Fundación MAPFRE, Madrid.


Le tube : Henri Cartier-Bresson, Helen Levitt : Mexico

Helen Levitt, Mexico City, 1941. © Film Documents LLC, courtesy Galerie Thomas Zander, Cologne.
Helen Levitt, Mexico City, 1941. © Film Documents LLC, courtesy Galerie Thomas Zander, Cologne.
Helen Levitt, Mexico City, 1941. © Film Documents LLC, courtesy Galerie Thomas Zander, Cologne.
Helen Levitt, Mexico City, 1941. © Film Documents LLC, courtesy Galerie Thomas Zander, Cologne.
Henri Cartier-Bresson, Juchitån, Mexique, 1934-1935. © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos.
Henri Cartier-Bresson, Juchitån, Mexique, 1934-1935. © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos.
Henri Cartier-Bresson, La Merced, Mexico, 1934-1935. © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos.
Henri Cartier-Bresson, La Merced, Mexico, 1934-1935. © Fondation Henri Cartier-Bresson / Magnum Photos.

Commissariat : 
AgnĂšs Sire

Clément Chéroux, directeur, Fondation HCB




La Fondation HCB est heureuse de proposer un dialogue inĂ©dit entre les photographies mexicaines de Helen Levitt (1913-2009) et celles de Henri Cartier‑Bresson (1908-2004). Les deux photographes se rencontrent Ă  New York au printemps 1935. Henri Cartier-Bresson vient de passer presque un an au Mexique et la photographe amĂ©ricaine commence tout juste Ă  photographier le thĂ©Ăątre de la rue new-yorkaise. En 1941, fascinĂ©e par les photographies du Français, Helen Levitt choisit la mĂȘme destination. Ces deux pĂ©riples au Mexique s’avĂšrent dĂ©cisifs au dĂ©but de leurs longues carriĂšres, Henri Cartier-Bresson et Helen Levitt y forgeant leurs conceptions respectives de la photographie.


En 1934, Henri Cartier-Bresson part au Mexique pour suivre une mission ethnographique interrompue en cours de route, faute de financement. TrĂšs sĂ©duit par le pays, il dĂ©cide d’y rester neuf mois. « Ce n’est pas une curiositĂ© Ă  visiter mais une vie Ă  vivre », Ă©crit-il Ă  ses parents. Il y rencontre de nombreux artistes et y expose en mars 1935 avec Manuel Álvarez Bravo au Palacio de Bellas Artes Ă  Mexico, avant de partir pour New York.


En avril 1935, ĂągĂ©e de 21 ans et n’ayant encore jamais voyagĂ©, Helen Levitt est subjuguĂ©e par les images mexicaines du Français qu’elle dĂ©couvre Ă  l’occasion de l’exposition Documentary & Anti‑Graphic Photographs prĂ©sentĂ©e Ă  la galerie Julien Levy Ă  New York. Les photographies d’Henri Cartier‑Bresson cĂŽtoient celles de Manuel Álvarez Bravo et de Walker Evans. « Walker Evans Ă©tait brillant, trĂšs brillant, mais Cartier-Bresson Ă©tait un gĂ©nie ! » aimait-elle Ă  dire. La rencontre avec ces deux derniers dĂ©cide Helen Levitt Ă  devenir elle-mĂȘme photographe. Elle aide aussi Henri Cartier‑Bresson pour ses tirages car « il n’aimait pas tirer », racontera-t-elle des annĂ©es plus tard.


Quelques annĂ©es aprĂšs, en 1941, Helen Levitt embarque pour le Mexique en compagnie d’Alma Agee, Ă©pouse du romancier James Agee, et de son fils Joel. De toute sa longue carriĂšre photographique, c’est le seul voyage Ă  l’étranger qu’elle fera. Elle reste dans la ville de Mexico s’attachant Ă  explorer les territoires encore Ă  la limite de la campagne. Comme Ă  New York, c’est l’intimitĂ© avec les personnages de ses images qu’elle recherche. Et comme Cartier‑Bresson, c’est aussi le pittoresque qu’elle fuit.


RĂ©alisĂ©e Ă  partir des collections de la Fondation Henri Cartier-Bresson et des archives d’Helen Levitt, reprĂ©sentĂ©es par la Galerie Thomas Zander (Cologne), cette exposition prĂ©sente une soixantaine de tirages d’Henri Cartier‑Bresson et d’Helen Levitt, ainsi que des documents retraçant les pĂ©rĂ©grinations respectives des deux photographes au Mexique.