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“La Matière du Monde“

à La Galerie municipale Jean-Collet, Vitry-sur-Seine

du 19 mars au 30 avril 2022

Galerie Jean-Collet


Interview de Daniel Purroy, Directeur artistique de la Galerie municipale Jean-Collet, par Anne-Frédérique Fer, à Vitry-sur-Seine, le 18 mars 2022, durée 20’20 © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Daniel Purroy, Directeur artistique de la Galerie municipale Jean-Collet,

par Anne-Frédérique Fer, à Vitry-sur-Seine, le 18 mars 2022, durée 20’20.
© FranceFineArt. 

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La Matière du Monde
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©Anne-Fréderique Fer, présentation presse avec Daniel Purroy, le 18 mars 2022.
Vincent VOILLAT, Emojis, 2021. Pierres trouvées, gravées à l’acide, dimensions variables. Crédit photographique, droits réservés. ©Vincent VOILLAT.
Vincent VOILLAT, Emojis, 2021. Pierres trouvées, gravées à l’acide, dimensions variables. Crédit photographique, droits réservés. ©Vincent VOILLAT.

Extrait du communiqué de presse :

 

Esther MICHAUD, Patient 2.30_0321, 2021. Acier, bois, miroir, résine, acrylique, composants éléctroniques, 125x125x105 cm. Crédit photographique, droits réservés. ©Esther MICHAUD.
Esther MICHAUD, Patient 2.30_0321, 2021. Acier, bois, miroir, résine, acrylique, composants éléctroniques, 125x125x105 cm. Crédit photographique, droits réservés. ©Esther MICHAUD.
Julia GAULT, Où le desert rencontrera la pluie 2, 2018. Terre de faïence crue, acier, dimensions variables. Crédit photographique, Laurent Ardhuin. ©Julia GAULT
Julia GAULT, Où le desert rencontrera la pluie 2, 2018. Terre de faïence crue, acier, dimensions variables. Crédit photographique, Laurent Ardhuin. ©Julia GAULT.
Vincent VOILLAT, La collection (le soin), 2018. Pierres trouvées, gravées à l’acide, dimensions variables. Crédit photographique, droits réservés. ©Vincent VOILLAT.
Vincent VOILLAT, La collection (le soin), 2018. Pierres trouvées, gravées à l’acide, dimensions variables. Crédit photographique, droits réservés. ©Vincent VOILLAT.
Esther MICHAUD, Hors sol #1 #2 #3, 2021. Acier, bois, miroir, résine, acrylique, composants éléctroniques, 125x125x105 cm. Crédit photographique, droits réservés. ©Esther MICHAUD.
Esther MICHAUD, Hors sol #1 #2 #3, 2021. Acier, bois, miroir, résine, acrylique, composants éléctroniques, 125x125x105 cm. Crédit photographique, droits réservés. ©Esther MICHAUD.
Marie-Luce NADAL, Eolorium 2, 2017. Verre, acier inoxydable, impression 3D, unité de refroidissement, eau déminéralisée (150L), essence de nuage pure, 60x60x250 cm. Crédit photographique, droits réservés. ©Marie-Luce NADAL.
Marie-Luce NADAL, Eolorium 2, 2017. Verre, acier inoxydable, impression 3D, unité de refroidissement, eau déminéralisée (150L), essence de nuage pure, 60x60x250 cm. Crédit photographique, droits réservés. ©Marie-Luce NADAL.
Marie-Luce NADAL, Cloud studies 06.01.20/16H12. Encre noir photosensible sur aluminium, 64x90 cm. Crédit photographique, Marie-Luce Nadal. ©Marie-Luce NADAL.
Marie-Luce NADAL, Cloud studies 06.01.20/16H12. Encre noir photosensible sur aluminium, 64×90 cm. Crédit photographique, Marie-Luce Nadal. ©Marie-Luce NADAL.
Julia GAULT, Au bord de, 2016. Terre vivante, dimensions variables. Crédit photographique, droits réservés. ©Julia GAULT.
Julia GAULT, Au bord de, 2016. Terre vivante, dimensions variables. Crédit photographique, droits réservés. ©Julia GAULT.

Commissariat : Daniel Purroy, directeur artistique de la Galerie municipale Jean-Collet




Cycle d’expositions, La Construction du Champ avec Julia Gault, Esther Michaud, Marie-Luce Nadal & Vincent Voillat


La Construction du champ –
Cycle d’expositions

Avec le cycle LA CONSTRUCTION DU CHAMP, la Galerie municipale Jean-Collet se développe comme un lieu d’exposition, de rencontre et de travail. C’est en partant de l’art qu’elle souhaite participer à un monde en transformation, réactivant au profit de tous.tes l’énergie portée par les artistes. Considérant les oeuvres d’art comme des #TRANSMISSIONS, les expositions sont élaborées comme des mises en #RELATION entre les oeuvres, les artistes et les visiteurs.

Dans cette interaction, les énergies en circulation permettent d’entrevoir et de saisir une plasticité actualisée. C’est là que se place l’artiste en réarticulant dans sa pratique les formes et les matières. C’est aussi là que chacun.e est invité.e à ranimer cette relation dans un lieu générateur d’énergies où la matière d’un monde en commun se recompose.


La Matière du Monde – Volet #2

Après #1 LE CHANTIER (2021), le cycle se poursuit avec un second volet qui se déroule cette année au fil des saisons en trois temps : saisir, agencer et réintégrer.

Pour participer au monde, il faut le voir comme une forme en perpétuel façonnage (natura naturans) plutôt que comme une entité figée et aboutie. Démocrite, penseur précurseur de l’atome (Ve siècle av JC), envisageait ce premier constituant de la matière comme des rhysmos. Ce terme grec selon Heinz Wismann décrit le mouvement de l’écriture. Cette analogie entre atomes et lignes en cours d’écriture nous place au lieu premier de l’écriture de ce monde, à l’endroit de sa politique et de sa poétique.

Nuages, minéraux, terre, végétaux… dans cette exposition collective, les œuvres réactivent ce qui compose le monde. Mis à l’observation, il est ici inventorié par un acte de séparation et d’essentialisation de ses éléments. 

Extraite de son environnement naturel, la matière est déplacée dans l’espace de la Galerie. Cette (ex)position renouvelle notre regard sur ce qu’est La Matière du Monde.

La mise en relation de l’ensemble de ces approches plastiques fonctionne comme un répertoire terrestre à l’intérêt inépuisable. Cette réactualisation opérée par les artistes nous permet de retrouver la plasticité nécessaire à tous rapports avec la vie, à cet échange et lien avec le monde que nous constituons et qui nous constitue, que nous habitons et qui nous habite.

Daniel Purroy, Directeur artistique





Les artistes 



JULIA GAULT

Julia Gault définit son travail comme une recherche sur la précarité de la posture verticale, se tenir soi-même debout ou la possibilité d’intervenir sur les conditions de cette verticalité dans l’espace. Défi de la pesanteur terrestre, à la fois physique et psychologique, cette démarche ne cherche pas tant à construire qu’à s’interroger sur les conditions de réalisation de l’improbable. (…) La splendeur de l’élévation est son inspiration, en ce que les montagnes elles mêmes, n’échappant pas à l’érosion, manifestent avec le temps leur propre fragilité. Cette observation qu’elle décline dans ses sculptures de briques, de verre ou d’éléments prélevés dans la nature prend d’ailleurs souvent pour point de départ le paysage et l’environnement naturel. (…) Le propos même de ses sculptures, vidéos et installations se construit souvent sur ce principe de construction et de fragilité, d’ascendance et de dépense d’énergie et d’opposition des forces. Manifestant le désir de faire l’expérience de ses propres oeuvres, l’artiste se confronte souvent physiquement à ses sculptures, essayant d’aller au bout de ses propres limites et acceptant que leur format soit lié à ses limites corporelles personnelles, construisant une sorte de modulor de l’effort. (…) La tentative d’ascension de ses sculptures et la fragilité qui les affecte, représentent la métaphore sensible d’une élévation spirituelle prisonnière de son incarnation. Sisyphe pourrait être son mentor. Extraits choisis, texte de Matthieu Lelièvre



ESTHER MICHAUD

Marie-Luce Nadal mène une recherche consistant à interpréter et construire des paysages artificiels à partir de l’observation de l’environnement et de sa perception par les hommes. La dynamique, les flux et leurs interactions, les mouvements à l’oeuvre dans l’univers sont au coeur de ses interrogations. Comment capturer l’aérien, posséder l’insaisissable ? Elle s’intéresse à un élément par nature vaporeux, le nuage, qui dépasse les frontières et transcende les systèmes érigés par l’homme (territoires, nations, cultures, etc.). La Fabrique de nuages est un système inventé par la chercheuse, lui permettant, au gré de ses voyages, de capturer les nuages et de les réduire à des extraits, afin de les rendre reproductibles, à volonté. Entre production industrielle et rêve utopique, Marie-Luce Nadal développe un projet qui tente de réaliser le rêve prométhéen de l’Homme; maîtriser les éléments et les rendre siens. Extrait choisi, texte de Rebecca Lamarche Vadel



MARIE-LUCE NADAL

Marie-Luce Nadal mène une recherche consistant à interpréter et construire des paysages artificiels à partir de l’observation de l’environnement et de sa perception par les hommes. La dynamique, les flux et leurs interactions, les mouvements à l’oeuvre dans l’univers sont au coeur de ses interrogations. Comment capturer l’aérien, posséder l’insaisissable ? Elle s’intéresse à un élément par nature vaporeux, le nuage, qui dépasse les frontières et transcende les systèmes érigés par l’homme (territoires, nations, cultures, etc.). La Fabrique de nuages est un système inventé par la chercheuse, lui permettant, au gré de ses voyages, de capturer les nuages et de les réduire à des extraits, afin de les rendre reproductibles, à volonté. Entre production industrielle et rêve utopique, Marie-Luce Nadal développe un projet qui tente de réaliser le rêve prométhéen de l’Homme; maîtriser les éléments et les rendre siens. Extrait choisi, texte de Rebecca Lamarche Vadel



VINCENT VOILLAT

Il explore les liens qui s’opèrent entre un territoire (réel ou virtuel), les flux qui le traversent, ses habitants et leurs mémoires. Il étudie le rapport entre le paysage et sa perception. Sa démarche se fonde sur le prélèvement : extractions géologiques de roches, études des strates, études de végétaux… Il emprunte aussi les matériaux de ses oeuvres à la culture populaire. Il décèle dans le paysage choisi pour ses interventions la trace des corps et en révèle l’empreinte, la persistance et leurs impressions sur la mémoire du lieu. Il réinvente par l’association, la juxtaposition ou la réinterprétation, un territoire conceptuel dont les récits et la performance permettent de produire les liens qui unissent ces formes.