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“Charles Camoin“ un fauve en liberté

au Musée de Montmartre, Paris

du 11 mars au 11 septembre 2022

Musée de Montmartre


Interview de Assia Quesnel, historienne de l’art et responsable des archives Camoin,
et de Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre, commissaires de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 mars 2022, durée 27’49. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Assia Quesnel, historienne de l’art et responsable des archives Camoin,
et de Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre, commissaires de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 8 mars 2022, durée 27’49.
© FranceFineArt.

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Charles Camoin
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©Anne-Fréderique Fer, visite de l’exposition en finalisation de montage, le 8 mars 2022.

Extrait du communiqué de presse :

 

Charles CAMOIN, (1879-1965), Portrait d’Albert Marquet, vers 1904-1905. Huile sur toile, 92 x 72,5 cm. Musée national d'art moderne/Centre de création industrielle, Centre Pompidou, Paris. ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965), Portrait d’Albert Marquet, vers 1904-1905. Huile sur toile, 92 x 72,5 cm. Musée national d’art moderne/Centre de création industrielle, Centre Pompidou, Paris. ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965), Port de Cassis, 1904. Huile sur toile, 33 x 41 cm. Collection particulière © Archives Camoin (Jean-Louis Losi) ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965), Port de Cassis, 1904. Huile sur toile, 33 x 41 cm. Collection particulière © Archives Camoin (Jean-Louis Losi) ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965). Maisons à Montmartre, vers 1908. Huile sur carton, 19 x 27 cm. Courtesy Galerie de la Présidence, Paris. ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965). Maisons à Montmartre, vers 1908. Huile sur carton, 19 x 27 cm. Courtesy Galerie de la Présidence, Paris. ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965), La Mère de l'artiste sur le divan, 1897. Huile sur toile, 45 x 65 cm. Musée d'Art Moderne de Paris. © Paris Musées, musée d’Art moderne, Dist. RMN-Grand Palais / image ville de Paris. ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965), La Mère de l’artiste sur le divan, 1897. Huile sur toile, 45 x 65 cm. Musée d’Art Moderne de Paris. © Paris Musées, musée d’Art moderne, Dist. RMN-Grand Palais / image ville de Paris. ADAGP, Paris 2022.

Commissariat :

Assia Quesnel, historienne de l’art et responsable des archives Camoin
Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre
Conseil scientifique : Claudine Grammont, docteure en histoire de l’art




Le Musée de Montmartre consacre une importante exposition à Charles Camoin (Marseille 1879-Paris 1965), figure méconnue du fauvisme. Sous le titre Charles Camoin, un fauve en liberté, l’exposition propose une redécouverte de son oeuvre et réunit une centaine de peintures et dessins, dont certains inédits ou rarement montrés, et ce à l’emplacement même de l’un de ses ateliers, le 12 rue Cortot qu’il occupa en 1908.

À la fois chronologique et thématique, le parcours retrace la trajectoire artistique de Camoin, souvent qualifié de « fauve méditerranéen ». L’accrochage explore plusieurs épisodes de sa vie qui ont permis de l’inscrire, à partir de ses liens avec Paris et la bohème montmartroise, dans le cercle de l’avant-garde internationale : d’abord sa formation parisienne à l’École des Beaux-Arts – où il se lie avec Matisse, Marquet et Manguin – et son affiliation au fauvisme ; puis sa période expressionniste, à la fois marquée par sa relation avec la peintre Émilie Charmy, la destruction de l’ensemble des toiles de son atelier en 1914 et sa mobilisation durant la Première Guerre mondiale ; enfin, ses années de maturité où il poursuit ses recherches sur le nu féminin et le paysage.

Regarder l’oeuvre de Charles Camoin, c’est suivre au plus près une quête artistique ayant pour principaux cadres non seulement le Sud de la France et les rives de la Méditerranée – d’où il est originaire – mais aussi Paris et Montmartre – où il a vécu toute sa vie. 

La découverte de la lumière méridionale a constitué pour ses camarades un facteur décisif dans l’élaboration du fauvisme, le « vaillant Marseillais, Carlos Camoin » comme le surnommait Cézanne, de cultiver toute sa vie durant cet émerveillement. À rebours, c’est en allant vers le Nord qu’il a rejoint le fauvisme et où il a sans doute apporté sa culture méditerranéenne.

Car, si le peintre revendique son indépendance artistique et opte pour une approche sensualiste et hédoniste toute personnelle, son oeuvre partage avec celle de ses camarades des spécificités communes : l’affranchissement de l’imitation du réel, la recherche d’une expression intuitive, la simplification des formes, l’autonomisation relative de la couleur, ou encore l’apparence d’improvisation rapide.

Ses tableaux demeurent toujours une construction fondée sur l’harmonie colorée : son but est celui d’une expressivité plastique, une forme de réalisme lyrique, laquelle se place dans la perspective du fauvisme.

Le corpus exposé est notamment composé de prêts accordés par le Musée national d’Art Moderne (Centre Pompidou), le Musée d’Art moderne de Paris, les musées des Beaux-Arts de Draguignan, Grenoble, Lyon, Reims, le Musée d’Art moderne André Malraux (Le Havre), le musée Granet (Aix-en-Provence), le musée de l’Annonciade (Saint-Tropez) ainsi que par des collectionneurs particuliers français et européens. Il rassemble des oeuvres de 1897 (La Mère de l’artiste sur le divan) pour la plus ancienne à 1963 (Les Grandes Baigneuses) pour la plus récente couvrant ainsi toutes les périodes de création de l’artiste.

On retiendra parmi les oeuvres inédites ou rarement montrées :  La Péniche sur la Seine, vers 1902, coll. Schröder ; Maisons à Montmartre, vers 1908, coll. part., courtesy Galerie de la Présidence ; Deux Pins dans les calanques de Piana, Corse, 1910, coll. part. ; Fleurs et fruits sur un plateau, 1910, coll. Wolfram Greifenberg (dernière exposition en 1971) ; Autoportrait au chevalet, 1956, coll. part. (dernière exposition en 1961 à New York) ; La Croisée des chemins à Ramatuelle, vers 1957, coll. part. (dernière exposition en 1961 à New York).

Charles CAMOIN, (1879-1965), La Croisée des chemins à Ramatuelle, vers 1957. Huile sur toile, 60 x 92 cm, collection particulière. © Archives Camoin (© Jean-Louis Losi). ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965), La Croisée des chemins à Ramatuelle, vers 1957. Huile sur toile, 60 x 92 cm, collection particulière. © Archives Camoin (© Jean-Louis Losi). ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965). Deux Pins dans les calanques de Piana, Corse, 1910. Huile sur toile, 65 x 81 cm. Collection particulière. ADAGP, Paris 2022.
Charles CAMOIN, (1879-1965). Deux Pins dans les calanques de Piana, Corse, 1910. Huile sur toile, 65 x 81 cm. Collection particulière. ADAGP, Paris 2022.



Catalogue, Co-édition Musée de Montmartre & In Fine Editions