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“Jazz Power !”
Jazz Magazine, vingt ans d’avant-garde (1954-1974)

à Croisière,
Les Rencontres de la photographie d’Arles – 52e édition

du 4 juillet au 26 septembre 2021

Les Rencontre de la photographie d’Arles
Jazz Magazine

PODCAST : Interview de Éva Gravayat, co-commissaire de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Arles, le 8 juillet 2021, durée 20'03". © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Clara Bastid et de Marie Robert, lauréates 2019 de la Bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles, et commissaires de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Arles, le 8 juillet 2021, durée 17’05.
© FranceFineArt.

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Jazz Power
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©Anne-Fréderique Fer, visite de l’exposition avec Clara Bastid et Marie Robert, le 8 juillet 2021.

Couverture Jazz Power, l’aventure Jazz Magazine, 1954‑197 de Clara Bastid, Marie Robert 4, aux éditions delpire & co, 2021.
Couverture Jazz Power, l’aventure Jazz Magazine, 1954‑1974 de Clara Bastid, Marie Robert 4, aux éditions delpire & co, 2021.
Giuseppe Pino, Roy Ayers, Montreux (Suisse), vers 1969. Archives Jazz Magazine.
Giuseppe Pino, Roy Ayers, Montreux (Suisse), vers 1969. Archives Jazz Magazine.
Jean-Marie Périer, Femme de profil. Publiée dans Jazz Magazine n°190, juillet 1971. Archives Jazz Magazine.
Jean-Marie Périer, Femme de profil. Publiée dans Jazz Magazine n°190, juillet 1971. Archives Jazz Magazine.
Newport Jazz Festival – Kenny Dorahm, JAZZ MAGAZINE N°145 et N°147. © delpire & co / Jazz Magazine.
Newport Jazz Festival – Kenny Dorahm, JAZZ MAGAZINE N°145 et N°147. © delpire & co / Jazz Magazine.
Double page, JAZZ MAGAZINE N°119. © delpire & co / Jazz Magazine.
Double page, JAZZ MAGAZINE N°119. © delpire & co / Jazz Magazine.
Pharoah Sanders, JAZZ MAGAZINE N°152. © delpire & co / Jazz Magazine.
Pharoah Sanders, JAZZ MAGAZINE N°152. © delpire & co / Jazz Magazine.

Extrait du communiqué de presse :





Commissaires de l’exposition :
Clara Bastid et Marie Robert, lauréates de la Bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles, assistées de Jade Jollivet.




“Nous mettrons les musiciens de jazz dans une situation où l’on plaçait, dans d’autres magazines comme Match, les vedettes de cinéma.” Daniel Filipacchi (1956)


À l’époque des lois de ségrégation raciale aux États-Unis, en vigueur jusqu’en 1964, et du difficile processus de décolonisation entamé par la France, rarissimes sont les publications de la presse hexagonale qui mettent en couverture des Afro-Américains. Aussi le ton est-il donné dès le premier numéro de Jazz Magazine en décembre 1954. D’emblée, la jeune équipe de la revue se fait l’apôtre des emprunts musicaux et des échanges culturels, témoignant ardemment des luttes pour les droits civiques en Amérique, comme des discriminations subies par les Afro-Américains des deux côtés de l’Atlantique. Le mensuel devient rapidement le terrain d’expérimentation et de prise de position des deux rédacteurs en chef, Frank Ténot et Daniel Filipacchi, amis fougueux et ambitieux fascinés par le jazz et la contre-culture afro-américaine. Entourés de passionnés, ils participent activement à la construction des « légendes » en France. Le temps de deux décennies, ils légitiment le jazz comme pratique culturelle, le consacrent et en révèlent la dimension éminemment politique.

Clara Bastid & Marie Robert





Jazz power ! L’aventure Jazz Magazine (1954-1974)
nous fait parcourir en images les 20 premières années de cette revue française qui oeuvra à faire découvrir le jazz en France, à faire évoluer la représentation des jazz.wo.men noir.e.s et plus largement celle de la communauté africaineaméricaine.

À l’époque des lois de ségrégation raciale aux Etats-Unis (en vigueur jusqu’en 1964) et du difficile processus de décolonisation entamé par la France, rarissimes sont les publications de la presse hexagonale qui mettent en couverture des Afro-Américains comme le fait Jazz Magazine avec Billie Holiday, Abbey Lincoln, Mahalia Jackson, Thelonious Monk, Dizzie Gillespie ou John Coltrane…

D’emblée, la jeune équipe de la revue, fondée en 1954 par Nicole et Eddie Barclay, se fait l’apôtre des emprunts musicaux et des échanges culturels, témoignant ardemment des luttes pour les droits civiques en Amérique, comme des discriminations subies par les Afro-Américain.e.s des deux côtés de l’Atlantique.

Le mensuel devient rapidement le terrain d’expérimentation et de prise de position des deux rédacteurs en chef, dès 1956, Frank Ténot et Daniel Filipacchi. Entourés de passionnés, ils participent activement à la construction des « légendes » en France, entre sacralisation et humanisation, entre mise à distance des stars et révélation contrôlée des coulisses de ce club très exclusif qu’est le jazz.

Ce faisant, ils inventent de nouvelles formes d’écriture journalistique, prescrivent des manières de vivre le jazz et façonnent l’amateur idéal. En deux décennies, ils légitiment le jazz en France comme pratique culturelle, en révèlent sa dimension éminemment politique, qu’ils diffusent auprès d’un public français jeune, hédoniste et avide de modernité américaine.

Les contributeurs de la revue sont nombreux, et en particulier les photographes. Français, italiens, allemands ou américains, tels Horace, Jean-Pierre Leloir, Herman Leonard, Guy Le Querrec, Jean-Marie Périer, Giuseppe Pino, ou encore la jeune photographe Val Wilmer. Ils alimentent tous les mois le magazine, se rendant aux festivals, accompagnant les interviews, organisant des prises de vues… À partir de 1962, les mises en pages graphiques associant photographies, typographies et titres-jeux de mots deviennent sous la direction artistique d’Andréa Bureau la marque de fabrique de la revue, qui célébra ses 20 ans d’existence en 1974.





Publication :
Jazz Power, l’aventure Jazz Magazine, 19541974. Textes de Clara Bastid, Marie Robert et de Bernard Loupias,delpire & co, 2021.
https://delpireandco.com/jazz-power-laventure-jazz-magazine-1954-1974/

Conçu pour proposer une expérience rythmée, le livre associe doubles pages percutantes au format original du magazine, images d’archives, extraits de textes et couvertures mythiques, restituant ainsi la richesse et l’énergie de ces années. Un premier volume regroupe les plus belles doubles-pages du magazine, qui, pliées, s’entrechoquent dans un jeu de correspondances improvisées. Un cahier central, encarté, rassemble une série de reproductions recto/verso des tirages de photographies de presse de l’époque, utilisées pour réaliser les mises en page du magazine, ainsi que deux textes :

-Clara Bastid et Marie Robert, les autrices du livre, ont pu accéder aux archives du magazine et ont rencontré les journalistes et photographes, pour révéler l’esprit de ces années. Pour ce travail, elles sont lauréates de la bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles.
-Bernard Loupias, journaliste musical, a croisé Jazz Mag a de nombreuses reprises au cours de sa carrière. Dans son essai Jazz is my Religion, il revient sur cette initiation qui démarra en 1960, où, adolescent, il écoute pour la première fois cette musique qui changera sa vie.