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“Carte blanche à Yang Jiechang“

au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris

du 6 juillet au 24 octobre 2022

Musée Guimet


Interview de Martina Köppel-Yang, historienne de l’art et commissaire associée de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 5 juillet 2022, durée 17’03. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Martina Köppel-Yang, historienne de l’art et commissaire associée de l’exposition,


par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 5 juillet 2022, durée 17’03.
© FranceFineArt.

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Carte blanche ˆ Yang Jiechang
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©Anne-Fréderique Fer, présentation presse de l’exposition avec Yang Jiechang, le 5 juillet 2022.

Extrait du communiqué de presse :



Yang Jiechang (né en 1956), Le dernier arbre, 2011. Encre sur soie, collection de l’artiste. © Felicitas Yang.
Yang Jiechang (né en 1956), Le dernier arbre, 2011. Encre sur soie, collection de l’artiste. © Felicitas Yang.

Commissaires :

Sophie Makariou, présidente du MNAAG, commissaire générale

Martina Köppel-Yang, historienne de l’art, commissaire associée

Claire Bettinelli, chargée de production des expositions et des collections contemporaines




Pour sa nouvelle carte blanche contemporaine, le Musée national des arts asiatiques – Guimet invite l’artiste chinois Yang Jiechang. Reconnu pour sa maîtrise des arts traditionnels chinois, Yang Jiechang s’illustre dans une multitude de médias : peintures, arts graphiques, installations, vidéos, performances ou sculptures. Son art est imprégné de la calligraphie, de l’esthétique et de la pensée traditionnelles chinoises, qui sont intégrées à un contexte contemporain.

Présentée dans la rotonde du 4e étage, l’oeuvre Tale of the 11th Day (2011) est une peinture sur soie de 18 mètres de long marouflée sur toile, accompagnée d’un ensemble de onze vases en porcelaine, fruit d’une collaboration de quatre années avec la Manufacture de Sèvres. Tale of the 11th Day est une référence au Décaméron, le conte de dix jours, de Boccace (1348-1353). Imaginant le 11e jour, l’artiste représente un paysage primordial dessiné selon les modèles classiques de la dynastie Yuan (1279-1368). Le style de Yang Jiechang est austère, épuré et universel. Il donne à voir une vision allégorique du chef-d’oeuvre de la Renaissance italienne où les animaux et les humains se découvrent et s’accouplent : un Paradis où toutes les divisions – religieuses, ethniques, idéologiques ou politiques – sont apparemment effacés. Tale of the 11th Day est l’utopie d’un monde globalisé naturellement fondé sur l’égalité, le respect, l’amour et la compassion. Cependant, le paradis sensuel de Yang Jiechang est peint à une époque marquée par les conflits armés et les crises contemporaines. L’installation nous rappelle que l’harmonie des relations reste fondée sur des rapports de force, équilibre instable sans cesse redéfini.

Un parcours composé d’autres oeuvres de l’artiste, sélectionnées par Martina Köppel-Yang, est proposé dans les galeries chinoises du 1er étage, autour de la thématique du lettré contemporain. Inspiré de la sagesse taoïste ainsi que par la quête subjective de spiritualité du romantisme allemand, Yang Jiechang déploie dans son oeuvre une énergie vitale et cherche une esthétique brute, qui admet et utilise l’inachevé ainsi que les défauts techniques et esthétiques. Ses peintures monochromes noir sont des jeux d’équilibre entre lumière et ombre, entre le plein et le vide. Elles représentent une phase méditative d’introspection dans l’oeuvre de l’artiste. Loin de l’utopie édénique du 4e étage, le diptyque de calligraphie Oh my god / Oh Diu (2002-2022) n’évoque pas seulement la gravité du monde dans lequel nous évoluons, mais incite à l’action et à la prise de position. Créée en réaction des attentats du 11 septembre 2001, Yang évoque la sidération dans cette calligraphie épaisse, aux coulures angoissantes. Accompagnée de deux vidéos dans lesquelles l’artiste écrit et répète le titre de l’oeuvre, le visiteur est invité au recueillement.

Yang Jiechang (né en 1956 à Foshan en Chine), est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Guangzhou (Canton), où il enseigne à son tour pendant quelques années avant son départ pour l’Europe en 1988. Depuis, l’artiste vit et travaille entre Paris et Heidelberg, et a participé à de nombreuses expositions et biennales dans le monde entier. Il est représenté par la Galerie Jeanne Bucher Jaeger à Paris depuis 1989.