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“Le théâtre des expositions”

au Palais des Beaux-Arts, Paris

du 3 mars 2021 au 2 janvier 2022

Beaux-Arts de Paris

PODCAST - Interview de Alice Narcy, commissaire de l’exposition "Abes Fabes Kartoflyabes", par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 11 mars 2021, durée 10’50. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Alice Narcy, commissaire de l’exposition « Abes Fabes Kartoflyabes »,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 11 mars 2021, durée 10’50.
© FranceFineArt.

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© Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, visite du premier acte « Le théâtre des expositions », le 11 mars 2021. Dans l’ordre d’apparition : Abes Fabes Kartoflyabes, Ă€ la recherche de toujours, Des feux comme des aurores, Eaux d’artifice, et, Mon chien mon avenir.


Affiche Abes Fabes Kartoflyabes, exposition du 3 mars au 4 avril 2021. Commissariat : Alice Narcy, commissaire résidente filière « Métiers de l'exposition ».
Affiche Abes Fabes Kartoflyabes, exposition du 3 mars au 4 avril 2021. Commissariat : Alice Narcy, commissaire rĂ©sidente filière « MĂ©tiers de l’exposition ».
Affiche Crû, exposition du 9 juin au 18 juillet 2021. Sur une idée de Lila Torquéo, commissaire résidente filière « Artistes & Métiers de l'exposition », dévelopée et réalisée avec Thibault Hiss et Raphaël Guillet, étudiants de la filière.
Affiche CrĂ», exposition du 9 juin au 18 juillet 2021. Sur une idĂ©e de Lila TorquĂ©o, commissaire rĂ©sidente filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition », dĂ©velopĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Thibault Hiss et RaphaĂ«l Guillet, Ă©tudiants de la filière.
Affiche Des feux comme des aurores, exposition du 3 mars au 4 avril 2021. Commissariat : Esteban Neveu Ponce, commissaire résident filière « Métiers de l'exposition ».
Affiche Des feux comme des aurores, exposition du 3 mars au 4 avril 2021. Commissariat : Esteban Neveu Ponce, commissaire rĂ©sident filière « MĂ©tiers de l’exposition ».
Affiche L'eau et les rêves, exposition du 9 juin au 18 juillet 2021. Sur une idée d'Emmanuelle Brugerolles, conservatrice des dessins aux Beaux-Arts de Paris, développée et réalisée avec Océane Pilastre, étudiante de la filière « Artistes & Métiers de l'exposition ».
Affiche L’eau et les rĂŞves, exposition du 9 juin au 18 juillet 2021. Sur une idĂ©e d’Emmanuelle Brugerolles, conservatrice des dessins aux Beaux-Arts de Paris, dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec OcĂ©ane Pilastre, Ă©tudiante de la filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition ».
Affiche Eaux d’artifice, exposition du 3 au 28 mars 2021. Commissariat : Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits et imprimés, avec Victoire Mangez (filière « Métiers de l'exposition ») et Juliette Green, diplômée 2020 des Beaux-Arts de Paris.
Affiche Eaux d’artifice, exposition du 3 au 28 mars 2021. Commissariat : Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits et imprimĂ©s, avec Victoire Mangez (filière « MĂ©tiers de l’exposition ») et Juliette Green, diplĂ´mĂ©e 2020 des Beaux-Arts de Paris.
Affiche La Pelure du Héros moderne , exposition du 8 décembre au 2 janvier 2022. Sur une idée d'Alice Thomine-Berrada, conservatrice des sculptures et peintures aux Beaux-Arts de Paris, développée et réalisée avec Anna Oarda, Daniel Galicia et Soraya Abdelhouaret, étudiants de la filière « Artistes & Métiers de l'exposition ».
Affiche La Pelure du HĂ©ros moderne , exposition du 8 dĂ©cembre au 2 janvier 2022. Sur une idĂ©e d’Alice Thomine-Berrada, conservatrice des sculptures et peintures aux Beaux-Arts de Paris, dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Anna Oarda, Daniel Galicia et Soraya Abdelhouaret, Ă©tudiants de la filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition ».
Affiche Mon chien mon avenir, exposition du 3 au 28 mars 2021. Commissariat : Marie Grihon, commissaire résidente filière « Métiers de l'exposition ».
Affiche Mon chien mon avenir, exposition du 3 au 28 mars 2021. Commissariat : Marie Grihon, commissaire rĂ©sidente filière « MĂ©tiers de l’exposition ».
Affiche Une moraine d'objets, exposition du 14 avril au 16 mai 2021. Commissariat : Yannick Langlois, doctorant, laboratoire SACRe.
Affiche Une moraine d’objets, exposition du 14 avril au 16 mai 2021. Commissariat : Yannick Langlois, doctorant, laboratoire SACRe.

extrait du communiqué de presse :


commissariat : Le Théâtre des Expositions est dĂ©veloppĂ© et rĂ©alisĂ© par les deux premières promotions de la filière Artistes & MĂ©tiers de l’exposition




Promotion 2019/2020 : Lina Benzerti, Brune Doummar, Milana Dzhabrailova, Sarah Konté, Corentin Leber, Chongyan Liu, Victoire Mangez, Bram Niesz, Yannis Ouaked, Violette Wood, Kenza Zizi.

Commissaires en résidence 2019/2020 : Simona Dvořáková, Marie Grihon, César Kaci, Alice Narcy, Esteban Neveu Ponce.

Promotion 2020/2021 : Soraya Abdelhouaret, Paul-Emile Bertonèche, Yucegul Cirak, Andreas Fevrier, Daniel Galicia, Alexandre Gras, Raphael Guillet, Thibault Hiss, Hélène Janicot, Elladj Lincy, Anna Oarda, Céleste Philippot, Océane Pilastre, Libo Wei.

Commissaires en résidence 2020/2021 : Noam Alon, Antoine Duchenet, Lou Ferrand, Céline Furet, Juliette Hage, Lila Torqueo.



Pour la première fois, le programme du Palais des Beaux-arts est entièrement conçu, dĂ©veloppĂ© et mis en oeuvre par les 25 Ă©tudiants de la filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition » et les 11 jeunes commissaires en rĂ©sidence aux Beaux-Arts de Paris. Ensemble, ils ont imaginĂ© 24 expositions, prĂ©sentĂ©es sans interruption, entre mars et dĂ©cembre, dans un ensemble de salles amĂ©nagĂ©es pour l’occasion. Chacune Ă  leur manière ces expositions traversent le temps en confrontant les oeuvres patrimoniales des collections de l’École Ă  celles, contemporaines, des professeurs et des Ă©tudiants. Ce joyeux laboratoire, dĂ©sordonnĂ© et expĂ©rimental met en jeu le principe mĂŞme d’exposition avec des formes encore inqualifiables, parfois dĂ©routantes.

De mars 2021 à janvier 2022, les chefs-d’oeuvre des collections des Beaux-Arts de Paris et les créations des jeunes artistes de l’École et de leurs professeurs sont réunis dans une succession ininterrompue d’expositions. Cette pièce composite voit cohabiter des propositions entièrement finalisées et d’autres encore en cours de montage voire d’élaboration. Elle est écrite par les étudiants des deux premières promotions de la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » des Beaux-Arts de Paris*, accompagnés par de jeunes commissaires en résidence et guidés par les

conservateurs, théoriciens, professeurs et équipes de l’École. Le Théâtre des expositions sera rendu vivant par un programme de performances, concerts, lectures, projections, visites à deux voix, interventions sonores ou transmissions radiophoniques qui traduisent, selon différentes modalités, cet intérêt pour l’exposition comme potentiel narratif.

* Créée en 2019, la filière « Artistes & Métiers de l’exposition » permet à des étudiants de 3e et 4e année de se former à la production, à la régie, à la scénographie, à la médiation et à tous les métiers relatifs à la présentation et à la diffusion de l’art. Dans le cadre de cette formation, une résidence est proposée à de jeunes commissaires qui peuvent pendant un an travailler au sein des Beaux-Arts de Paris. La filière « Artistes & Métiers de l’exposition » des Beaux-Arts de Paris est conçue en partenariat avec le Palais de Tokyo.



Présentations des expositions


Ă€ la recherche de toujours / du 3 au 28 mars 2021

Cette exposition rĂ©unit le travail d’artistes Ă©tudiants aux Beaux-Arts de Paris et d’artistes invitĂ©s pour explorer les influences esthĂ©tiques et idĂ©ologiques du Moyen-Ă‚ge sur le monde contemporain. L’exposition prend la forme d’un plateau de jeux parsemĂ© de dragons, d’églises, d’armures ou de plantes magiques. RĂ©inventer des mythes modernes, s’imaginer une utopie prĂ©-capitaliste, prĂ©-patriarchale ou encore post-effondrement de l’Empire Romain, repenser les techniques de production, voici quelques pistes qui motivent artistes, designers et philosophes Ă  s’emparer de l’univers fantastique du Moyen- Ă‚ge de nos jours. Dans tous ces thèmes, l’exposition s’intĂ©resse plus prĂ©cisĂ©ment Ă  l’utilisation de la fiction par le jeu : jeux-vidĂ©os, jeux de rĂ´les, dĂ©cors et costumes, table de jeu Warhammer et costume de cosplay. [Performances sonores, concerts et prĂ©sence d’objets dĂ©rivĂ©s en vente Ă  la librairie participent Ă  l’ensemble du projet.]

Commissariat : CĂ©sar Kaci, commissaire rĂ©sident filière « MĂ©tiers de l’exposition » et Violette Wood (commissaire assistante, Ă©tudiante de la filière). Équipe de Production : Liu Chongyan, Sarah KontĂ©, Marie Grihon, Yannis Ouaked, Kenza Zizi (Ă©tudiants filière)


Eaux d’artifice / du 3 au 28 mars 2021

ÉlĂ©ment de purification qui accueille l’enfant dans la communautĂ© des vivants via le baptĂŞme aussi bien qu’arme du châtiment divin durant le dĂ©luge, l’eau possède dès les premiers textes chrĂ©tiens une image double. Elle conserve cette ambiguĂŻtĂ© au fil des siècles, passant d’un Ă©lĂ©ment rare de première nĂ©cessitĂ© Ă  l’époque mĂ©diĂ©vale et ses puits Ă  une composante ornementale des fĂ©Ă©ries du siècle de Louis XIV. Eaux d’artifice, qui emprunte son titre au film de Kenneth Anger, explore – Ă  travers une sĂ©lection de livres imprimĂ©s de la collection des Beaux-Arts de Paris et d’un dessin, spĂ©cialement conçu par les deux co-commissaires Victoire Mangez et Juliette Green – cette mĂ©tamorphose de l’eau en ornement : de la mince ressource cachĂ©e du puits au bassin Ă©largi de la fontaine, des enluminures mĂ©diĂ©vales aux Grandes Eaux de Versailles. 

Commissariat : Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits et imprimĂ©s, avec Victoire Mangez (filière « MĂ©tiers de l’exposition ») et Juliette Green, diplĂ´mĂ©e 2020 des Beaux-Arts de Paris


Mon chien mon avenir / du 3 au 28 mars 2021

Le chien dont il est question ici est une mĂ©taphore de l’art du point de vue de l’artiste : « son » art, « sa » production, « sa » pratique artistique – ce truc qui dĂ©mange et qui suit l’artiste lorsqu’il se retourne ; on lui jette un os, ça ne lui suffit pas, elle en demande plus. Il faut alors l’apprivoiser, lui parler, la soigner, jouer avec elle, pour que peut-ĂŞtre elle nous rĂ©ponde. On ne sait plus qui du chien ou du maĂ®tre, de l’artiste ou de sa production, appartient Ă  l’autre. Consciente de l’incertitude du futur, mais avec la certitude qu’il y en a un, l’exposition propose ici des gestes vagabonds, des images sous le manteau, des formes par strates. Elles ont Ă©tĂ© obtenues par des actions simples : abĂ®mer, dĂ©sosser, rassembler, trouer, griffer. Le chien se balade : voici des feuilles qui vous saluent, un tas d’os qui s’animent, un bar plein de trous et qui ne reste jamais sur sa soif, des assemblages de fils et de plastiques qui jonchent le sol de l’atelier, des tournesols aux cĹ“urs bĂ©ants, un chien tracĂ© au briquet qui se mord la queue… [Des projets d’expĂ©rimentations sonores accompagnent l’exposition.]

Commissariat : Marie Grihon, commissaire rĂ©sidente filière « MĂ©tiers de l’exposition »


Des feux comme des aurores / du 3 mars au 4 avril 2021

Cette exposition rĂ©unit des artistes dont le travail – et plus spĂ©cifiquement sa conception (mentale, formelle) – semble ĂŞtre animĂ© par une logique commune : le mouvement perpĂ©tuel, la mutation constante des corps, l’indĂ©termination de la forme et le dĂ©sir d’accomplissement vouĂ© par la matière en celle-ci. Les Ĺ“uvres prĂ©sentĂ©es, toutes pleines de force et d’un Ă©lan contenu, sont des formes vivantes, vibrantes, animĂ©es d’un souffle, une prĂ©sence, et posent un regard assumĂ© sur leurs origines et leur devenir. [Des visites guidĂ©es de l’exposition sont proposĂ©es.]

Commissariat : Esteban Neveu Ponce, commissaire rĂ©sident filière « MĂ©tiers de l’exposition »


Abes Fabes Kartoflyabes / du 3 mars au 4 avril 2021

Le titre de cette exposition est une formule magique utilisĂ©e par les crĂ©atures de la mythologie nordique pour faire subir aux humains une rĂ©duction d’échelle. Elle est empruntĂ©e au «Merveilleux Voyage de Nils Holgersson Ă  travers la Suède» Ă©crit en 1906 par Selma Lagerlöf, un ouvrage d’abord destinĂ© Ă  la pĂ©dagogie qui raconte l’épopĂ©e initiatique de Nils Ă  travers diverses contrĂ©es suĂ©doises. Les contes traditionnels du pays y sont narrĂ©s au fil des paysages qu’il traverse. Voyage sans fin InspirĂ©e par cette traversĂ©e, cette exposition s’intĂ©resse aux pouvoirs qui animent, forment et construisent le paysage. Le regard s’implique et comprend les mĂ©canismes oubliĂ©s, perçoit des dĂ©tails imperceptibles et des rĂ©alitĂ©s invisibles Ă  l’œil nu. Tuilage d’horizons silencieux, non sans Ă©chos Ă  cette langue primitive, celle de la spatialitĂ© : orientations, vues, perspectives, persĂ©es, plans, maquettes, mesures et alignements. De paysages en paysages, les territoires, visibles et invisibles sont visitĂ©s et prospectĂ©s. Ici, il s’agit de prendre de la distance, de se laisser guider par la topographie, de choisir son mirador, son promontoire et sa longue vue.  Les artistes rĂ©unis dans l’exposition utilisent plusieurs techniques photographiques. Une chambre claire pour dessiner ; des Ă©quations mathĂ©matiques modĂ©lisent l’érosion et sont transcrites Ă  la gomme bichromatĂ©e ; le cyanotype pour une nature fantasmĂ©e, l’impermanence d’une Ă©toile filante figĂ©e dans un typon, une journĂ©e Ă  la ferme filmĂ©e Ă  hauteur de dinde, les tirages flottent ou sont soudĂ©s aux murs… Nous sommes face aux hĂ©ritier.e.s des explorateur.ices. [Des projets d’expĂ©rimentations sonores accompagnent l’exposition.]

Commissariat : Alice Narcy, commissaire rĂ©sidente filière « MĂ©tiers de l’exposition »

Ă€ partir d’avril 2021, la suite du programme des expositions 




Au train oĂą vont les choses – du 14 au 25 avril

Commissariat : Corentin Leber, Ă©tudiant filière « MĂ©tiers de l’exposition »

Au train où vont les choses est une exposition proposant une rencontre inédite entre modélisme et art contemporain au travers d’une maquette ferroviaire de grande envergure. Au coeur de plus de 65 mètres carrés de maquette se déploie un voyage entre paysage miniature et oeuvres d’artistes issus des Beaux-Arts de Paris. Voyagez entre villes, banlieues, campagnes, bords de forêt, ou de mer habités par des oeuvres.

Liste des artistes : Théo Audoire, Katia Benhaïm, Thomas Buswell, Nina Childress, Claude Closky, Margaux Cuisin, Gabriel Day, Louise-Margot Decombas, Jules Goliath, Raphael Maman, Baptiste Perotin, Nicolas Quiriconi, Eva Gabrielle Sarfati, Les Passionnés du Train Elancourt



Une moraine d’objets – du 14 avril au 16 mai

Commissariat : Yannick Langlois, doctorant, laboratoire SACRe

Le concours des têtes d’expressions a représenté au sein des Beaux-Arts de Paris un exercice où la technique artistique reflétait la capacité des artistes à transmettre l’émotion. Jalousie, fierté, colère etc. ont ainsi été proposées aux aspirants artistes comme moyen de transcender les contingences de la matière, là où un sourcil appuyé ou un regard penseur pouvait insuffler au bloc inerte de glaise ou aux couleurs étalées sur la toile un semblant de vie. Les oeuvres présentées témoignent d’une absence, celle de l’humeur qu’elles sont censées convoquer. Issues des collections de l’École, elles sont une galerie amputée de figures désolidarisées. Ces portraits, ces visages qui se dessinent dans la soustraction s’adressent finalement à notre faculté d’occuper les vides, de recomposer le corps tout entier par la somme de ses fragments. Ce projet proposer une réflexion autour de la rémanence des choses, des images de surfaces et des illusions d’optiques. Qu’ils s’attachent à travailler à partir des technologies militaires, des techniques traditionnelles de la peinture ou autour de la matérialité phénoménologique de la sculpture, les artistes présentés mettent en tension réalité physique et projections hypothétiques.

Artistes : Jean-Charles Bureau, Florentine Charon et Victoire Thierrée, artistes en résidence aux Beaux-Arts de Paris



Time is out of Joint – du 14 avril au 23 mai

Commissariat : Simona Dvořáková, commissaire rĂ©sidente filière « MĂ©tiers de l’exposition »

Tirant son titre de l’acte I du Hamlet de Shakespeare, Time is out of joint est une allĂ©gorie expĂ©rimentale autour d’un dispositif dĂ©multipliĂ© entre le potentiel expressif de la scène, une exposition Ă©volutive, et des perceptions partagĂ©es. ArticulĂ©e autour des genres de politique-fiction, entre fiction spĂ©culative et pouvoir physique et historique des lieux, elle est Ă©difiĂ©e sur la relation entre le corps et l’espace. Les gestes corporels, spatiaux et sonores se dĂ©ploient comme une partition composĂ©e de paramètres numĂ©riques, les mouvements sont prescrits tout autant que fortuits. Ce territoire « fantomatique » devient habitĂ© par l’évidence de la prĂ©sence physique – les oeuvres conçues en rĂ©sonance les unes avec les autres ainsi qu’avec l’espace-mĂŞme – et les images fugitives du rĂ©el dĂ©laissĂ©es dans un temps dĂ©traquĂ©. La circulation et la fluiditĂ© entre les corps, les vestiges technologiques, les assemblages readymade et le public oscillent entre une « sobriĂ©tĂ© romantique » et un « baroque contemporain ». L’accumulation des pièces exposĂ©es, jouĂ©es et manipulĂ©es augmente progressivement, du vide – vacarme aux moments de pause – jusqu’Ă  l’envahissement de la matière imperceptible qui traverse le corps figĂ© dans un nouveau genre lyrique. Les spectateurs peuvent entrer, passer, halluciner, penser, oublier, ou rĂŞver … et parfois, par leur simple prĂ©sence, ils y incarnent l’expression plastique de cette Ă©tude relationnelle et la façon dont le corps humain en fait l’expĂ©rience.

Artistes présentés : Flora Bouteille, Aurélia Declercq, Katya Ev, Tania Gheerbrant, Claire Isorni, Prosper Legault, Vincent Rioux, Grégoire Rousseau, Tanguy Roussel, Victor Villafagne, Thomas Teurlai



Tout me trouble Ă  la surface – du 14 avril au 16 mai

Sur une idĂ©e de Kathy Alliou, cheffe du dĂ©partement du dĂ©veloppement scientifique et culturel, avec Anne-Marie Garcia, responsable des collections, dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Daniel Galicia et Paul-Emile Bertonèche, Ă©tudiants de la filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition » : exposition d’ElĂ©onore False suite Ă  sa rĂ©sidence aux collections dans le cadre du post-diplĂ´me ARP/La Seine, autour du fonds de photographies scientifiques du XIXe siècle.



Libidorinthe – du 14 avril au 30 mai

Sur une idĂ©e de Noam Alon, commissaire rĂ©sident filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition », dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Paul-Emile Bertonèche, Ă©tudiant de la filière : afin de permettre Ă  chacun·e de composer sa propre pensĂ©e depuis le modèle psychosexuel de Freud, l’exposition sous forme de labyrinthe donne forme au schĂ©ma linĂ©aire des pulsions libidinales de l’enfant, soulignant ainsi ses sĂ©parations trop dĂ©cisives, et invitant les spectateurs Ă  dĂ©couvrir des stades de dĂ©veloppement qu’ils « ne sont pas censĂ©s » expĂ©rimenter.



Time Capsule 2045 – du 19 au 30 mai

Sur une idĂ©e de Art by Translation (Maud Jacquin et SĂ©bastien Pluot), avec les Ă©tudiants de l’atelier Julien Sirjacq : des oeuvres qui fonctionnent comme des « capsules de temps » sont mis en regard de pièces sonores imaginant le monde de 2045, dont certaines seront performĂ©es en live lors de soirĂ©es Ă©vĂ©nements.



CrĂ» – du 9 juin au 18 juillet

Sur une idĂ©e de Lila TorquĂ©o, commissaire rĂ©sidente filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition », dĂ©velopĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Thibault Hiss et RaphaĂ«l Guillet, Ă©tudiants de la filière : remake, pastiche, collection ou postproduction, les artistes prĂ©sentĂ©s s’inscrivent dans une culture de l’usage et de l’appropriation de matières premières pour interroger nos standards et relations sociales.



L’eau et les rĂŞves – du 9 juin au 18 juillet

Sur une idĂ©e d’Emmanuelle Brugerolles, conservatrice des dessins aux Beaux-Arts de Paris, dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec OcĂ©ane Pilastre, Ă©tudiante de la filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition » : Ă  partir d’une sĂ©lection de dessins d’Ă©tablissement de bains issus de la collection de l’École, les Ă©tudiants du laboratoire Matière/Espace ont conçu un ensemble d’oeuvres comme des fragments d’architecture et d’environnements songĂ©s, qui interrogent les rapports entre hommes et matière, oeuvre et lieu.



Supersonique – du 16 juin au 18 juillet

Dans le cadre de la Chaire « Supersonique : exposer, monter, habiter le son », en partenariat avec l’Ircam, exposition dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Juliette Hage et CĂ©line Furet, commissaires rĂ©sidentes filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition », Soraya Abdelhouaret et Yucegul Cirak, Ă©tudiantes de la filière : crĂ©ation collective d’Ă©tudiants des Beaux-Arts de Paris et de compositeurs de l’Ircam suite Ă  un atelier de partage des mĂ©thodes et des outils pour composer l’espace sonore, visuel et sensible.



Smells like Teen Spirit – du 20 octobre au 21 novembre

Sur une idĂ©e de CĂ©line Furet, commissaire rĂ©sidente filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition » : lorsque fictions et rĂ©alitĂ©s se mĂŞlent, souvenirs d’une adolescence dont les Ă©mois ont imprĂ©gnĂ© les pratiques des artistes prĂ©sentĂ©s.



Fait divers – du 20 octobre au 21 novembre

Sur une idĂ©e d’Antoine Duchenet, commissaire rĂ©sident filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition » : aucune thĂ©matique, aucune direction ne règle la sĂ©lection des oeuvres, le fait divers se dĂ©finit par la nĂ©gative, par ce qu’il exclut, il procède d’un classement de l’inclassable.



Écoute voir – du 20 octobre au 28 novembre

Sur une idĂ©e de Guitemie Maldonado, dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec CĂ©line Furet, commissaire rĂ©sidente filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition », accompagnĂ©e de Yucegul Cirak, Andreas Fevrier, HĂ©lène Janicot, CĂ©leste Philippot et OcĂ©ane Pilastre, Ă©tudiants de la filière : il est toujours surprenant de se faire interpeller par un tableau oĂą l’auteur a fait figurer un Ă©noncĂ© – que le tableau s’y raconte lui-mĂŞme ou se fasse l’Ă©cho de la prose du monde, c’est bien toujours Ă  nous qu’il s’adresse, et ne permet pas l’esquive.



Aura de procuration – du 20 octobre au 28 novembre

Sur une idĂ©e de Thierry Leviez, responsable des expositions aux Beaux-Arts de Paris, dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Antoine Duchenet, commissaire rĂ©sident filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition », Soraya Abdelhouaret, Paul-Emile Bertonèche, Alexandre Gras, Elladj Lincy, Anna Oarda, OcĂ©ane Pilastre et CĂ©leste Philppot, Ă©tudiants de la filière : dans Art and Agency, l’anthropologue Alfred Gell analyse le pouvoir de fascination de l’objet d’art, en saisissant l’ensemble des interactions sociales qui prĂ©sident Ă  son Ă©mergence. Or ce pouvoir de fascination peut se trouver augmentĂ© par un certain nombre de dispositifs et d’appareils, matĂ©riels (architectures, exergues, protections…) ou insaisissables (rumeurs, critiques, interdits, cĂ©rĂ©moniaux…), qui opèrent toujours une mise Ă  distance. Aura de Procuration expose ces appareils et dispositifs, et pose la question de cette distanciation.



Pendant que d’autres Ă©crasent des nuits encore moites – du 20 octobre au 28 novembre

Sur une idĂ©e de Juliette Hage, commissaire rĂ©sidente filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition » : Tout est possible une fois la nuit tombĂ©e, elle est Ă  la fois un moment et un lieu : un temps prĂ©cis qui n’existe qu’à rebours du jour, mais aussi un endroit, celui d’un ailleurs hĂ©tĂ©rotopique oĂą règnent la clandestinitĂ©, les alliances souterraines et les hors-la-loi. C’est la nuit que les choses peuvent commencer.



Points . – du 1er dĂ©cembre au 2 janvier 2022

Sur une idĂ©e d’Alexandre Leducq, conservateur des manuscrits aux Beaux-Arts de Paris, dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Daniel Galicia et Paul-Emile Bertonèche, Ă©tudiants de la filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition » : pensĂ©e depuis les patrons de broderie conservĂ©s dans les collections de l’École, l’exposition tente de saisir le point . comme valeur narrative et performative, comme un Ă©vĂ©nement, une continuitĂ© dans la discontinuitĂ©, la trame et le point sont le dĂ©part d’une histoire collective.



La Pelure du HĂ©ros moderne – du 8 dĂ©cembre au 2 janvier 2022

Sur une idĂ©e d’Alice Thomine-Berrada, conservatrice des sculptures et peintures aux Beaux-Arts de Paris, dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Anna Oarda, Daniel Galicia et Soraya Abdelhouaret, Ă©tudiants de la filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition » : lorsque Baudelaire cherche dans son cĂ©lèbre compte-rendu du Salon de 1846 Ă  saisir ce qui caractĂ©rise la modernitĂ©, il confère Ă  l’habit le rĂ´le dĂ©terminant de « pelure du hĂ©ros moderne ». Cette formule percutante donne son titre Ă  l’exposition et annonce l’importance que le (re)vĂŞtement acquiert au XXe siècle dans la rĂ©novation des pratiques artistiques fondĂ©e sur l’exploration des frontières entre les arts visuels et les arts vivants.



RĂ©pliques Japonismes 2020 – du 8 dĂ©cembre au 2 janvier 2022

Sur une idĂ©e de ClĂ©lia Zernik, professeure de philosophie de l’art aux Beaux-Arts de Paris, et Anne-Marie Garcia, responsable des collections : au sens théâtral, une rĂ©plique est tout Ă  la fois une appropriation, une actualisation et une riposte. Une quinzaine d’Ă©tudiants jouent au jeu de la rĂ©plique et apportent leur rĂ©ponse contemporaine aux chefs-d’oeuvres des collections japonaises de l’École, ajoutant quelques tirades Ă  l’Histoire du japonisme dont elle a Ă©tĂ© le théâtre.



Titre Ă  venir– du 8 dĂ©cembre au 2 janvier 2022

Sur une idĂ©e de Lou Ferrand et Lila TorquĂ©o, commissaires rĂ©sidentes filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition », exposition dĂ©veloppĂ©e et rĂ©alisĂ©e avec Daniel Galicia, Soraya Abdelhouaret, Soleil Ren et Libo Wei, dans le cadre de la Chaire « Troubles, dissidences et esthĂ©tiques », en partenariat avec la maison Thom Browne : alors que les images de science-fiction ne se sont jamais autant entremĂŞlĂ©es Ă  celles qui illustrent notre quotidien, l’exposition emprunte aux codes du genre pour mieux les distordre et en faire un outil dialogique et philosophique permettant de repenser nos modes d’existence. Une programmation discursive et performative accompagnera l’exposition.



Du site au milieu de vie – dates Ă  venir

Sur une idĂ©e d’Estelle Zhong Mengual, dans le cadre de la Chaire « Habiter le paysage : l’art Ă  la rencontre du vivant » en partenariat avec la Maison Dior Parfums, avec la participation de CĂ©leste Philippot et HĂ©lène Janicot, Ă©tudiantes de la filière « Artistes & MĂ©tiers de l’exposition » : Peut-on dĂ©passer l’idĂ©e de nature en tant que dĂ©cor ? Comment faire Ă©merger ce tissage vivant dans lequel nous nous insĂ©rons inconsciemment, dont nous dĂ©pendons collectivement? Comment l’oeuvre d’art, de sa conception Ă  sa rĂ©ception, peut-elle rĂ©vĂ©ler l’importance de ces modes d’existence que l’on ne sait plus voir ?