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“Xinyi Cheng“ Seen through others

à Lafayette Anticipations – Fondation d’entreprise Galeries Lafayette, Paris

du 23 mars au 28 mai 2022

Lafayette Anticipations


Interview de Rebecca Lamarche-Vadel, directrice Lafayette Anticipations, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 21 mars 2022, durée 11’24.© FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Rebecca Lamarche-Vadel, directrice Lafayette Anticipations,


par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 21 mars 2022, durée 11’24.
© FranceFineArt. 

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Xinyi Cheng
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©Anne-Fréderique Fer, visite presse avec Xinyi Cheng, le 21 mars 2022.

Extrait du communiqué de presse :

 

Xinyi Cheng, Where do the noses go?, 2021. 60 × 73 cm. Courtesy de l'artiste, Antenna Space, Shangaï, et Balice Hertling, Paris / Courtesy of the artist; Antenna Space, Shanghai; and Balice Hertling, Paris. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, Where do the noses go?, 2021. 60 × 73 cm. Courtesy de l’artiste, Antenna Space, Shangaï, et Balice Hertling, Paris / Courtesy of the artist; Antenna Space, Shanghai; and Balice Hertling, Paris. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, The Smoker, 2021. 73 × 71 cm. Courtesy de l'artiste/ Courtesy of the artist. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, The Smoker, 2021. 73 × 71 cm. Courtesy de l’artiste/ Courtesy of the artist. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, Swimmers, 2021. 100 × 120 cm. Collection privée, Hong Kong / Private collection, Hong Kong. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, Swimmers, 2021. 100 × 120 cm. Collection privée, Hong Kong / Private collection, Hong Kong. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, Resolutions, 2020. 60 × 40 cm. Collection Pinault / Pinault Collection. Courtesy Balice Hertling, Paris. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, Resolutions, 2020. 60 × 40 cm. Collection Pinault / Pinault Collection. Courtesy Balice Hertling, Paris. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, Painting of Savva in the Light of a New Dawn, 2020. 73 × 60 cm. Collection privée, Pékin / Private collection, Beijing. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, Painting of Savva in the Light of a New Dawn, 2020. 73 × 60 cm. Collection privée, Pékin / Private collection, Beijing. © photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, Monroe, 2020.60 × 45 cm . Collection privée/Private Collection.© photo : Aurélien Mole.
Xinyi Cheng, Monroe, 2020.60 × 45 cm . Collection privée/Private Collection.© photo : Aurélien Mole.

Commissaire : Christina Li

Directrice Lafayette Anticipations : Rebecca Lamarche-Vadel




Xinyi Cheng s’inspire de ses rencontres pour capturer une infinité de sujets et de scènes. D’un petit chien appelé Monroe fixant un os sur un tapis rouge à un homme en boxer léopard au téléphone sur un canapé, ses œuvres s’intéressent à la complexité des émotions, des désirs et des rapports qui imprègnent la vie contemporaine. Elle utilise la lumière et la couleur pour exprimer l’intensité des sentiments, des rêveries et des présences qui font notre expérience quotidienne du monde. Dans une atmosphère souvent énigmatique faite de songes et de solitude, les personnages dépeints par l’artiste résonnent comme des hommages inattendus aux modernes — Picasso, Toulouse-Lautrec, Degas ou Caillebotte.

Pour la première grande exposition de Xinyi Cheng en France, on découvre une trentaine d’oeuvres de 2016 à 2021 déployées dans l’ensemble du bâtiment.

L’accrochage, original, invite à des rapprochements et des interprétations encore inédits entre les oeuvres.

L’exposition débute avec une série illustrant différentes situations domestiques et nocturnes. A l’étage, les oeuvres explorent notre relation métaphysique au monde à travers la représentation d’animaux et de forces naturelles. Sous l’immense verrière du dernier étage, les tableaux plus récents de Xinyi Cheng forment un ensemble de personnages – humains et chiens – représentés dans des espaces extérieurs. Au-delà d’une douceur trompeuse, ces nouvelles œuvres reflètent la réflexion de l’artiste sur la coexistence avec les autres, mais aussi sur ce que cela signifie d’être humain. À travers une utilisation scintillante de la couleur, Xinyi Cheng propose ses perspectives sur un monde déroutant, qui provoque autant d’images énigmatiques.




Catalogue – Xinyi Cheng, Seen through others

Auteur.rice.s : Kirsty Bell, Alvin Li, Christina Li, Mi You

Graphisme : Charles Villa

Cette première monographie de l’artiste est éditée par Lafayette Anticipations à l’occasion de l’exposition. Une série de textes de critiques d’art internationaux.ales interroge la pratique de l’artiste, son goût pour le portrait et les corps. Aux reproductions des œuvres s’ajoutent 5 photographies originales de Xinyi Cheng, au format carte postale, jetées au hasard dans l’ouvrage.


Extrait –
Christina Li, Nous sommes des gestes

Comment l’intimité s’incarne-t-elle et s’établit-elle entre les corps ? Les manifestations de l’intimité constituent l’une des pierres d’angle de la peinture de Xinyi Cheng. Ses premiers tableaux représentaient souvent des scènes sociales nocturnes où de jeunes fêtards ivres ou de futurs amants tentent de faire connaissance et flirtent en mangeant, en buvant ou en fumant des cigarettes (For a Light II, 2020). Apparemment en quête de désirs terrestres dans des vies cosmopolites vécues à toute allure, ces personnages restent imperturbables au milieu des interactions et des distractions qui les entourent. Ils vivent ces moments fugaces de proximité en dégageant une impression de solitude, puis reprennent le fil de leurs pensées une fois l’instant passé.

Dans des tableaux comme Tango Class (2017) et Where Do the Noses Go (2021), Xinyi Cheng resserre son cadre autour de moments de contact intimes et privés : on voit que les personnages les plus proches de nous dérivent dans leurs pensées. Ici, ce qui ressemble à un échange tendre entre deux personnes propose pourtant une lecture nuancée de l’intimité – une lecture liée à l’individualité. Malgré le potentiel romantique de ces situations, l’homme qui danse joue contre joue avec un autre et la jeune fille à lunettes échangeant un baiser ont tous deux disparu dans leurs réalités subjectives.




Biographie 
Xinyi Cheng est née en 1989 à Wuhan en Chine. Elle vit et travaille actuellement à Paris.

Xinyi Cheng a étudié à l’Académie des arts et du design de l’université de Tsinghua, au Maryland Institute College of Art. De 2016 à 2017, elle a participé à la résidence de la Rijksakademie aux Pays-Bas, et en 2019, elle a été lauréate du Baloise Art Prize d’Art Basel. Son travail a fait l’objet d’une importante exposition personnelle à la Hamburger Bahnhof, Berlin (2020), elle a également participé à de récentes expositions collectives, entre autres, à la Renaissance Society, Chicago (2021) ; à la 13e Biennale de Shanghai à la Power Station of Art, Shanghai (2021) ; à la Bourse de Commerce, Paris (2021) ; au Palais de Tokyo, Paris (2020) et au Musée Frans Hals, Haarlem, Pays-Bas (2018).