Partage


“Formes du transfert“
2010-2020 : 10 années de Résidences d’artistes dans les manufactures de la maison Hermès

aux Magasins généraux, Pantin

du 15 janvier au 13 mars 2022

Fondation Hermès
Magasins généraux


Interview de Gaël Charbau, commissaire de l’exposition,
par Anne-Frédérique Fer, à Pantin, le 14 janvier 2022, durée 13’10. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Gaël Charbau, commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Pantin, le 14 janvier 2022, durée 13’10.
© FranceFineArt.

son à insérer (click sur remplacer et changer à partir d’un url)

previous arrow
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
17-DSC_3778
Formes du transfert
19-DSC_3832
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
next arrow
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
17-DSC_3778
Formes du transfert
19-DSC_3832
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
Formes du transfert
previous arrow
next arrow
©Anne-Fréderique Fer, présentation presse, le 14 janvier 2022.

Extrait du communiqué de presse :



Sébastien Gouju, Contre-jour, 2019. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Sébastien Gouju, Contre-jour, 2019. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Oliver Beer, Silence is Golden, 2013. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Oliver Beer, Silence is Golden, 2013. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Marine Class, Reliefs de table, 2012. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Marine Class, Reliefs de table, 2012. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Marie-Anne Franqueville, Presque innocente, 2013. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Marie-Anne Franqueville, Presque innocente, 2013. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Lucia Bru, (movidas), 2017. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Lucia Bru, (movidas), 2017. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Jennifer Vinegar Avery, Pupa, Poubelle et les Bêtes, 2014. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Jennifer Vinegar Avery, Pupa, Poubelle et les Bêtes, 2014. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Io Burgard, Que vogue la galère, 2015. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Io Burgard, Que vogue la galère, 2015. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Félix Pinquier, Station, 2013. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Félix Pinquier, Station, 2013. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Emmanuel Régent, Himmelsturz, 2018. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Emmanuel Régent, Himmelsturz, 2018. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.

Commissariat : Gaël Charbau





La Fondation d’entreprise Hermès présente l’exposition collective « Formes du transfert » qui réunit les plasticiens ayant participé, entre 2010 et 2020, à son programme de Résidences d’artistes au sein des manufactures de la maison Hermès. Elle se décline en trois volets entre décembre 2021 et avril 2022, à l’Atelier Hermès (Séoul) du 10 décembre 2021 au 30 janvier 2022, au Forum (Tokyo) du 17 décembre 2021 au 3 avril 2022 et aux Magasins généraux (Pantin) du 15 janvier au 13 mars 2022.


« Créer signifie interroger notre rapport au monde, en modifiant notre relation au temps, à l’espace et aux autres. Depuis 2010, la Fondation d’entreprise Hermès invite des plasticiens en résidence au sein des manufactures de la maison Hermès, de manière à faire converger l’art et l’artisanat au service de la création. Cette ambition aboutit à la conception de pièces inédites grâce à l’intervention de savoir-faire d’exception, dans la perspective de les partager avec le public. Réunir aujourd’hui ces oeuvres dans le cadre d’une exposition collective en trois volets, entre la Corée, le Japon et la France, témoigne du foisonnement créatif au coeur des Résidences d’artistes de la Fondation d’entreprise Hermès. Ce programme est emblématique de son action, qui vise à accompagner les artistes vers l’émergence de nouvelles formes : dans la production comme dans le déplacement des pratiques. Les Résidences d’artistes représentent un levier essentiel en matière de création, qui repose sur la rencontre entre artistes et artisans et sur celle, plus audacieuse, entre le monde de l’art et celui de l’entreprise. Au moment de célébrer une décennie de production artistique dans un contexte manufacturier et à l’appui de matériaux peu communs dans la création contemporaine, la Fondation d’entreprise Hermès se réjouit de cette exposition rétrospective qui marque un jalon dans une histoire destinée à évoluer vers de nouvelles perspectives. »

Laurent Pejoux, directeur de la Fondation d’entreprise Hermès





L’exposition
« Formes du transfert »

Depuis 2010, la Fondation d’entreprise Hermès invite, grâce à son programme de Résidences d’artistes, des plasticiens à vivre une aventure en immersion dans l’univers des manufactures de la maison Hermès. Chaque année s’ouvre ainsi à eux un monde de matériaux d’exception, de technicités savantes, de manipulations invisibles, souvent peu connues du grand public. Les premiers jours de ces résidences, dans les métiers de la soie, de la maroquinerie, de la cristallerie ou de l’argenterie, sont généralement marqués par l’émerveillement : pour les artistes, souvent impressionnés, comment trouver une place dans de tels lieux, comment y faire une oeuvre ? Ils ne sont pas invités à imaginer un quelconque projet avant cette période de découverte des savoir-faire, pour que l’inspiration puisse venir librement. Ils entrent ainsi dans la période de résidence sans a priori et sans demande particulière.


C’est au fil de ces jours d’observation, à mesure que la complicité et les repères s’installent, qu’émergent pour eux les premières intuitions artistiques. Et pour les artisans, c’est l’occasion de découvrir une approche qui bouscule les méthodes habituelles de travail : il est arrivé à plusieurs reprises, en accord avec les équipes, que les artistes conçoivent leurs oeuvres au milieu des ateliers, transformant ainsi l’espace de toute une communauté. Ce surgissement de l’art au sein des manufactures n’est pas une anecdote : nombreux sont les artisans qui, après plusieurs années, racontent avec précision les histoires que cette rencontre a provoquées chez eux et la façon dont a évolué leur compréhension de l’univers de ces créateurs.


En 2013, dans l’exposition « Condensation » présentée au Palais de Tokyo à Paris, il s’agissait de mettre en évidence cette alchimie commune qui réunit artistes et artisans autour de la transformation de la matière. En 2018-2019, « Les Mains sans sommeil » proposait au public français et japonais d’entrer dans la relation de dialogue intime qui se noue entre des artisans passeurs de gestes et des artistes inventeurs de formes. Avec cette nouvelle exposition intitulée « Formes du transfert » qui se déploie à Séoul, Tokyo et Pantin, la Fondation d’entreprise Hermès présente l’approche la plus complète de ces dix années d’expériences.


Le titre est à lire dans les deux sens, puisque, dans cet échange fécond, il est tout autant question du transfert de ces objets artistiques en dehors des espaces culturels habituels que des « formes » concrètes que prend ce partage. Il s’agit aussi de prolonger l’emprunt à un terme issu du champ de la psychanalyse, entamé avec « Condensation » : le transfert, c’est un mécanisme qui actualise, dans le présent d’une rencontre, un désir généralement enfoui dans l’enfance. C’est de toutes ces complexes interactions dont il est question à l’endroit où l’univers artistique se mêle à l’univers artisanal. Car, en effet, pourquoi passer un temps aussi considérable à finaliser une forme si la raison n’est pas que ce mouvement est lié à quelque chose d’indiciblement ancré en nous ? Quelque chose qui passe par tous les gestes, tous les regards, mais aussi toutes les expériences « ratées » qu’il faut dépasser et qui font de ces résidences des moments d’une grande intensité et d’une rare humilité.


Ce qui en devient si précieux, ce n’est pas tant l’objet final que le temps de sa conception. Dans un présent que l’on dit pressé et que l’on veut efficace, ce temps lent du passage des savoirs, ce temps de l’échange, ce temps du transfert, prend une tout autre valeur. « Formes du transfert » propose ainsi un regard rétrospectif sur ces dix premières années du programme. Au Forum à Tokyo, l’exposition se formule par l’invitation de trois résidents et de trois parrains à mettre en tension leurs oeuvres afin de présenter cette autre dimension de l’accompagnement, celle de la complicité nouée entre le mentor et l’artiste qu’il accompagne. Dans l’espace de l’Atelier Hermès à Séoul, l’exposition se concentre sur les métiers de la maroquinerie pour montrer la variété des approches artistiques que permet cette matière fascinante qu’est le cuir. On retrouvera, enfin, aux Magasins généraux à Pantin, toute la richesse du programme, dans un accrochage où la scénographie redistribuera les projets au gré de leurs résonances et de leurs ordonnances communes.

Gaël Charbau





Les Résidences d’artistes

Attentive à agir en amont dans le soutien à la création contemporaine, la Fondation d’entreprise Hermès a mis en place en 2010 des cycles de Résidences d’artistes au sein des manufactures de la maison Hermès. Aux côtés des artisans qui les initient à leurs gestes et savoir-faire, les plasticiens sont invités à concevoir des pièces originales dans des matières d’exception – soie, argent, cristal ou encore cuir. Véritables cartes blanches, ces résidences visent à stimuler l’imaginaire des artistes en leur permettant d’expérimenter de nouvelles modalités de production. Issues d’un dialogue fructueux entre art et artisanat, les œuvres sont réalisées en double exemplaire : le premier devient la propriété de l’artiste tandis que le second est conservé par la Fondation, disponible pour les présentations auprès du public. Chaque résidence fait l’objet d’une publication dédiée, Les Cahiers de résidence, coéditée avec Actes Sud.

Clarissa Baumann, Cuillère, 2015. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Clarissa Baumann, Cuillère, 2015. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Célia Gondol, Observables d’Apeiron, 2016. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Célia Gondol, Observables d’Apeiron, 2016. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Bérengère Hénin, Le Buffet – La Fin de la fête, 2020. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.
Bérengère Hénin, Le Buffet – La Fin de la fête, 2020. © Tadzio / Fondation d’entreprise Hermès.