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“Musées dessinés – Christelle Téa“

au musée Cognacq-Jay, Paris

du 9 septembre 2021 au 2 janvier 2022

Musée Cognacq-Jay


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MusŽes dessinŽs - Christelle TŽa
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©Anne-Fréderique Fer, visite de l’exposition avec Annick Lemoine, le 16 septembre 2021.

Interview de Annick Lemoine, directrice du musée Cognacq-Jay et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 septembre 2021, durée 24’07. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Annick Lemoine, directrice du musée Cognacq-Jay et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 septembre 2021, durée 24’07.
© FranceFineArt.

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Extrait du communiqué de presse :


Christelle Téa, Lit à la Polonaise, Musée Cognacq-Jay, Paris, 5.VIII.2019. Encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, Lit à la Polonaise, Musée Cognacq-Jay, Paris, 5.VIII.2019. Encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, L’Escalier, Petit Palais, 6.XI.2019. Encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, L’Escalier, Petit Palais, 6.XI.2019. Encre de Chine sur papier, 65 x 50 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, Le Salon Boucher, Musée Cognacq-Jay, Paris, 15.X.2019. Encre de Chine sur papier, 50 x 65 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, Le Salon Boucher, Musée Cognacq-Jay, Paris, 15.X.2019. Encre de Chine sur papier, 50 x 65 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, La réserve des moules, Musée Bourdelle, Paris, 22.XI.2019. Encre de Chine sur papier, 50 x 65 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, La réserve des moules, Musée Bourdelle, Paris, 22.XI.2019. Encre de Chine sur papier, 50 x 65 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, Réserve du Palais Galliera, rue Servan, Paris, 11.XII.2019. Encre de Chine sur papier 50 x 65 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, Réserve du Palais Galliera, rue Servan, Paris, 11.XII.2019. Encre de Chine sur papier 50 x 65 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, Les Catacombes, Paris, 29.XI.2019. Encre de Chine sur papier, 50 x 65 cm. © Christelle Téa.
Christelle Téa, Les Catacombes, Paris, 29.XI.2019. Encre de Chine sur papier, 50 x 65 cm. © Christelle Téa.

commissariat de l’exposition :

Annick Lemoine, Directrice du musée Cognacq-Jay

Sixtine de Saint-Léger, Attachée de conservation au musée Cognacq-Jay




Du 9 septembre 2021 au 2 janvier 2022, le musée Cognacq-Jay présente l’exposition « Musées dessinés », qui rassemble un corpus d’une soixantaine de dessins réalisés sur le vif par Christelle Téa dans les quatorze musées et sites de la Ville de Paris.

Au cours d’une saison, la jeune artiste, diplômée des Beaux-Arts de Paris, s’est plongée dans le quotidien du musée Cognacq-Jay pour le croquer de son trait minutieux. D’un dessin à l’autre, elle écrit un récit intime du musée où se mêlent portraits de lieux, portraits d’oeuvres et portraits de vie.

Sans esquisse préparatoire ni repentir, Christelle Téa saisit à l’encre de Chine l’atmosphère des lieux qu’elle dessine. En même temps qu’elle en fige les décors, elle révèle une myriade de détails, tantôt historiques, tantôt contemporains, qui vibrent et s’animent sous les yeux du spectateur.

Le temps d’un automne, l’artiste a habité de sa présence discrète et élégante les salles et les coulisses du musée dont elle offre différents points de vue : des perspectives d’ensemble sur les period rooms aux plans rapprochés sur certains chefs-d’oeuvre, en passant par des instantanés commentés des activités culturelles du musée sous forme de bande dessinée.

En regard de cette découverte privilégiée, une sélection de onze dessins ouvre une fenêtre sur chacun des autres musées de la Ville de Paris : ici l’atmosphère feutrée de l’atelier-musée de Zadkine, là les majestueux espaces intérieurs du Petit Palais. Chemin faisant, Christelle Téa dessine une carte personnelle et originale des institutions culturelles de Paris Musées.

Présentée dans les salons du premier étage et en accès libre, cette exposition invite la pratique artistique contemporaine à tisser des liens avec les collections XVIIIe du musée Cognacq-Jay.



L’instantané au coeur d’une narration –
Extrait de l’entretien de Christelle Téa avec Annick Lemoine et Sixtine de Saint-Léger, tiré du catalogue de l’exposition aux éditions Paris Musées

« En général, je commence tôt. Une séance de dessin dure toute une journée. Ma pratique s’apparente à celle d’un pianiste. Je m’entraîne tous les jours, comme celui-ci fait ses gammes. Je dessine comme je respire. Pendant six, huit, dix heures, je trace sans interruption, sans croquis préalable, sans esquisse préparatoire, sans repentir, presque sans lever la plume. Du sujet au papier, mon oeil fait de multiples allers-retours, à partir desquels le dessin prend forme. Quand je commence à travailler, j’ignore quelle sera la composition d’ensemble : comme la photographie argentique, le résultat n’apparaît qu’au tirage. Dessiner sur le motif me permet de capter l’atmosphère d’un lieu et d’enregistrer son quotidien. Parfois, un même dessin cristallise plusieurs moments. Je m’explique : lorsque je saisis une conférence, un concert, ou bien lorsque je croque une visite guidée au musée Cognacq-Jay, je traduis l’intervention dans sa durée. Le dessin est à la fois un instantané et une narration. Si la conférence dure une heure, mon dessin sera exécuté dans le même temps. Il doit être achevé précisément à la fin de la prise de parole. A l’instar d’un cliché photographique, je fige dans mon dessin les décors, avec l’ambition d’en restituer tous les détails, tantôt historiques, tantôt contemporains. Je pars toujours d’un détail : les formes organiques complexes m’interpellent le plus souvent. A partir d’un détail assez chargé, la composition se déploie comme un lierre. Les traits vont de proche en proche et se développent peu à peu pour composer le dessin dans son ensemble. »

L’exposition


Le musée comme motif

A l’invitation du musée Cognacq-Jay, Christelle Téa s’est plongée, le temps d’une saison, dans le quotidien des quatorze musées de la Ville de Paris. Elle brosse sur le vif, à l’encre de Chine et à main levée, un portrait poétique du monde singulier des musées. Les salles, les oeuvres, les activités, les coulisses, les échappées depuis les fenêtres, tout est soumis à la plume minutieuse de Christelle Téa. Elle scrute les vitrines, suit les visites guidées, pénètre dans les réserves, se fascine pour les petits objets de luxe du XVIIIe siècle de la collection Cognacq-Jay. Dans le foisonnement des motifs, l’entrelacs des lignes, l’infini des détails, elle fait surgir l’essence de ce qu’elle perçoit. D’un dessin à l’autre, s’écrit un récit intime des lieux visités. Chaque image est une vision, mais aussi une invitation au voyage intérieur, chaque dessin un appel à la redécouverte des musées en suivant comme à plaisir les arabesques enjouées de la dessinatrice.


Paris, d’un musée à l’autre

Carte blanche a été donnée à l’artiste Christelle Téa pour réaliser une série de « portraits » de chacun des quatorze établissements de Paris Musées. Au moment de leur réalisation, plusieurs institutions étaient encore en travaux, dans le cadre de l’ambitieuse campagne de rénovation et d’embellissement des musées et sites patrimoniaux municipaux. Christelle Téa s’est alors intéressée aux façades historiques des institutions temporairement fermés, avant de se faire inviter dans le saint des saints des musées : les réserves d’oeuvres. Depuis mars 2020, date initiale d’ouverture de l’exposition, les lieux ont désormais pu ouvrir leurs portes : la Crypte archéologique de l’Ile de la Cité, le musée Cernuschi, consacré aux arts asiatiques, le palais Galliera, dédié à la mode, mais également dans le Marais, la Maison de Victor Hugo et le musée Carnavalet. Du salon Boucher du musée Cognacq-Jay aux réserves de plâtres du musée Bourdelle, Christelle Téa nous invite à une flânerie artistique dans les musées de Paris.


Une artiste à l’oeuvre

En exclusivité, l’exposition présente, dans un accrochage resserré, 20 autoportraits de l’artiste qui met ainsi en scène sa collection personnelle de bibis, ces petits chapeaux féminins. Réhaussés à l’aquarelle, ces portraits amènent une touche coloré à son travail essentiellement monochrome. Dans la dernière salle de l’exposition, une vidéo retrace la saison passée par Christelle Téa dans les musées parisiens et ses séances de travail dans les recoins cachés des réserves ou au milieu des visiteurs.