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“Le Paris de Dufy” 

au Musée de Montmartre, Paris

du printemps Ă  septembre 2021

Musée de Montmartre

PODCAST - Interview de Saskia Ooms, responsable de la conservation du Musée de Montmartre et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 10 mars 2021, durée 18’49. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Saskia Ooms, responsable de la conservation du MusĂ©e de Montmartre et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 10 mars 2021, durée 18’49, © FranceFineArt.


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©Anne-Frédérique Fer, présentation presse, le 10 mars 2021.

Raoul Dufy, 30 ans ou la vie en rose, titre attribué : 1901, 30 ans ou la vie en rose . Huile sur toile, dim. 98 cm x 128 cm. Paris, Musée d’art Moderne de Paris, donation de Mme Mathilde Amos, 1955. © Adagp, Paris 2021.
Raoul Dufy, 30 ans ou la vie en rose, titre attribué : 1901. Huile sur toile, dim. 98 cm x 128 cm. Paris, Musée d’art Moderne de Paris, donation de Mme Mathilde Amos, 1955. © Adagp, Paris 2021.
Raoul Dufy, L’Atelier de l’impasse Guelma, 1935-1952. Huile sur toile, dim. 89 cm x 117 cm. Paris, Musée National d'Art moderne, Centre Georges Pompidou, legs de Mme Raoul Dufy, 1963. © Adagp, Paris 2021.
Raoul Dufy, L’Atelier de l’impasse Guelma, 1935-1952. Huile sur toile, dim. 89 cm x 117 cm. Paris, MusĂ©e National d’Art moderne, Centre Georges Pompidou, legs de Mme Raoul Dufy, 1963. © Adagp, Paris 2021.

Extrait du communiquĂ© de presse :

Commissariat :

Didier Schulmann, Ancien Conservateur au MusĂ©e national d’art moderne/CCI – Centre Pompidou, Paris 

Saskia Ooms, Responsable de la conservation du MusĂ©e de Montmartre 

ScĂ©nographie, Atelier Maciej Fiszer 



La mĂ©moire collective retient de Raoul Dufy (1877-1953) la dextĂ©ritĂ© de son trait, l’équilibre de ses compositions, son talent de coloriste, son sens de la synthèse et sa monumentale FĂ©e ElectricitĂ© ; et sous la plume des critiques, pour caractĂ©riser son oeuvre, les mots de charme, distinction, lĂ©gèretĂ©, Ă©lĂ©gance, fraĂ®cheur se sont imposĂ©s Ă  la sensibilitĂ© commune. 

L’exposition « Le Paris de Dufy » que présente le Musée de Montmartre a pour ambition de montrer et d’étudier le choix de la thématique de Paris comme motif dans l’oeuvre de l’artiste : un sujet qui, malgré les nombreuses expositions dédiées à Raoul Dufy, n’a jamais été traité jusqu’à aujourd’hui.

OrganisĂ©e avec la participation exceptionnelle du Centre Pompidou, en partenariat avec le Mobilier national et les manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie, l’exposition rĂ©unit près de deux-cents oeuvres et documents de Raoul Dufy (peintures, dessins, aquarelles, lithographies, cĂ©ramiques, tapisseries, mobilier, objets et photographies), reprĂ©sentatives du Paris qui a inspirĂ© l’artiste : Montmartre, ses ateliers parisiens, ses monuments les plus emblĂ©matiques – la tour Eiffel, le PanthĂ©on, les Invalides, l’OpĂ©ra, les soirĂ©es mondaines, la Seine, les balades en canotage sur la Marne et les promenades au Bois de Boulogne…

Elle se veut aussi ĂŞtre un hommage Ă  celui qui occupa l’un des ateliers du 12 rue Cortot -oĂą se situe aujourd’hui le MusĂ©e de Montmartre- et qui Ă  partir de 1911, s’installe au 5 impasse Guelma : lieu qui vit naĂ®tre un grand nombre de chefs-d’oeuvre dont certains figurent dans l’exposition et qui fut durant toute la vie du peintre son point d’attache. 

Les oeuvres exposĂ©es, datĂ©es de 1898 Ă  1953, ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es parmi les collections du MNAM, Centre Pompidou et des musĂ©es dĂ©positaires -Château-MusĂ©e Grimaldi-Cagnes sur mer, MusĂ©e d’Art moderne AndrĂ© Malraux â€“ MuMa, Le Havre, MusĂ©e National de la CĂ©ramique-Sèvres, MusĂ©e des Tissus-Lyon, MusĂ©e des Beaux-Arts de Bordeaux, MusĂ©e d’Arts de Nantes, MusĂ©e des Beaux-Arts Jules ChĂ©ret- Nice ; le MusĂ©e d’art Moderne de Paris, Palais Galliera, MusĂ©e de la Mode de Paris, MusĂ©e Calvet-Avignon, le MusĂ©e de Grenoble, le MusĂ©e Calvet d’Avignon. A celles-ci s’ajoutent, les prĂŞts prĂ©cieux de mobiliers consentis par Le Mobilier national et les manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie. Des prĂŞts d’importantes collections privĂ©es et de galeries couronnent l’ensemble.

Le catalogue [édité par In Fine éditions d’art] qui réunit les essais des commissaires Didier Schulmann et Saskia Ooms, de Sophie Krebs, conservatrice générale du patrimoine et responsable des collections du Musée d’Art moderne de Paris, de Romy Golan, professeure de l’histoire de l’art du XXème siècle au Graduate Center of the City University of New York ainsi qu’un entretien inédit avec Fanny Guillon-Laffaille, experte de l’oeuvre de Raoul Dufy et auteure du catalogue raisonné, enrichit nos connaissances sur cette thématique, qui rappelons-le, est pour la première fois étudiée.

Raoul Dufy (Le Havre 1877- Forcalquier 1953)

Raoul Dufy est nĂ© le 3 juin 1877 au Havre. Il est le deuxième des neuf enfants de LĂ©on-Marius Dufy et de Marie-EugĂ©nie Lemonnier. Son père est comptable, musicien, maĂ®tre de la chapelle Saint-Joseph. Il transmettra son amour de la musique Ă  plusieurs de ses fils, Raoul jouera du piano et de l’orgue. En 1891, alors âgĂ© de quatorze ans, le jeune Raoul qui dessine dĂ©jĂ  beaucoup, est contraint d’aider financièrement sa famille ; il travaille au port du Havre pour une maison d’importation de cafĂ©s brĂ©siliens et y passe cinq ans : « J’ai passĂ© ma vie sur le pont des navires : c’est une formation idĂ©ale pour un peintre. Â» confiera-t-il quelques annĂ©es plus tard.



Octobre 1899, Raoul Dufy quitte le Havre pour Paris 

Après avoir obtenu une bourse de la ville du Havre oĂą il a commencĂ© son apprentissage du dessin en suivant les cours du soir de Charles Lhuillier Ă  l’Ecole municipale des Beaux-Arts, Raoul Dufy dĂ©cide, pour perfectionner sa formation, de quitter sa ville natale pour Paris. Il s’inscrit alors Ă  l’Ecole nationale SupĂ©rieure des Beaux-Arts, est admis dans l’atelier de LĂ©on Bonnat oĂą il y retrouve son camarade Émile-Othon Friesz (Le Havre, 1879 – Paris, 1949) qui y travaille dĂ©jĂ  depuis deux ans. 

Dans la foulĂ©e de son arrivĂ©e, Dufy loge dans des ateliers successifs, passant très alternativement de la rive droite Ă  la rive gauche : 9, rue Campagne- Première en 1899 puis Ă  Montmartre au 12, rue Cortot avec Othon Friesz ; ensemble, ils vont occuper un atelier situĂ© au premier Ă©tage de l’aile droite (actuel emplacement du musĂ©e). 

Paris captive le jeune havrais qui, crayons et carnet de dessins en poche, passe beaucoup de temps à arpenter ses rues et ses différents quartiers. Pour se rendre à l’Ecole des Beaux-Arts, Raoul emprunte souvent la rue Laffitte où au 16, le marchand Durand-Ruel expose les impressionnistes, un peu plus loin au 37, il découvre Gauguin, Cézanne chez Ambroise Vollard. Il visite les musées, se rend régulièrement au Louvre, observe et se promène dans les jardins, croque les scènes de la vie quotidienne, dessine les monuments emblématiques, des vues de Paris depuis Montmartre ou d’autres points de vue… Peint à la manière impressionniste, il réalise des portraits et autoportraits ainsi que de nombreux paysages. Ce n’est donc pas un hasard si Didier Schulmann choisi l’expression flâneur en lévitation comme titre de son essai publié dans le catalogue de l’exposition.



Paris, au fil des rencontres… 

« Mais de Paris ce n’est pas qu’une vision monumentale et urbaine qui le passionne. C’est tout ce milieu parisien unique qui permet à un peintre de rencontrer tous les acteurs de la scène artistique et littéraire »précise Sophie Krebs dans son essai Dufy et Paris La naissance du décoratif

Assez rapidement, il fait la connaissance de la marchande de tableaux Berthe Weill qui sera la première à lui acheter en 1902 un pastel La rue de Norvins. Elle le convie par la suite à participer à ses expositions collectives dans sa galerie-brocante du 25 avenue Victor-Massé à Montmartre. Et c’est en 1903 que Raoul Dufy participe pour la première fois au Salon des Indépendants où il présente des plages normandes et des vues de Montmartre. Le peintre renouvellera son expérience en 1904 et montrera six peintures dont trois vues de Paris.

En 1905, la visite du Salon des IndĂ©pendants est un choc pour Dufy ! Il y dĂ©couvre l’oeuvre d’Henri Matisse « Luxe, calme et voluptĂ© Â». SĂ©duit, il adopte alors radicalement le style fauve. Mais le fauvisme n’est qu’une Ă©tape vers la dĂ©couverte de son style personnel, il s’en dĂ©tachera en 1907… Comme tous les peintres de sa gĂ©nĂ©ration, il est marquĂ© par la grande rĂ©trospective que consacre le Salon d’Automne Ă  Paul CĂ©zanne(1839-1906), disparu l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente en 1906. Dufy prend alors conscience de l’importance de la gĂ©omĂ©trie des formes. En 1908, un voyage Ă  l’Estaque avec Braque fait Ă©voluer ses recherches picturales : il simplifie alors les formes, structure l’espace et adouci ses couleurs. Assez rapidement, il se dĂ©barrasse des contraintes cubistes pour se laisser aller au plaisir de la libertĂ© du trait, lui permettant ainsi de dĂ©velopper son sens de la courbe, de l’arabesque ainsi que la force de suggestion d’une forme Ă  peine esquissĂ©e… Ces deux pĂ©riodes stylistiques ne produisent aucune oeuvre en lien avec les oeuvres parisiennes. 

En 1909, Dufy fait la connaissance du cĂ©lèbre couturier Paul Poiret (1879-1944) et lors d’un diner que ce dernier donne, rencontre Guillaume Apollinaire (1880-1918). A la demande du poète, Raoul Dufy grave trente bois destinĂ©s Ă  illustrer le recueil « Le Bestiaire ou Cortège d’OrphĂ©e Â». Cette collaboration fructueuse incite Apollinaire Ă  introduire Raoul Dufy dans les cercles littĂ©raires parisiens. Quelques mois après, Paul Poiret, fascinĂ© par les bois gravĂ©s de l’artiste, lui propose de transposer ces motifs sur textile. L’intĂ©rĂŞt de Dufy pour les arts dĂ©coratifs commence Ă  s’affirmer. 

Au Salon des IndĂ©pendants de 1910, il prĂ©sente cinq peintures dont trois « Jardins » inspirĂ©s de ses visites au Jardin des Plantes. Et c’est en 1911, qu’il s’installe avec sa jeune Ă©pouse EugĂ©nie-Émilienne Brisson au 5, impasse Guelma, Ă  Montmartre. Cette mĂŞme annĂ©e, il crĂ©Ă© avec Paul Poiret, une entreprise d’impression de tissus au 141, boulevard de Clichy, dĂ©nommĂ©e La petite Usine. Mais c’est surtout Ă  partir de 1912, en signant un contrat avec la firme de soieries lyonnaise Bianchini-FĂ©rier, que Raoul Dufy exprime pleinement son talent de crĂ©ateur de tissus et de dĂ©corateur. Il y Ă©panouira Ă  la fois la stylisation ornementale de ses sujets : monuments, fleurs, animaux, personnages, et son penchant pour la couleur. 

En août 1914, quelques mois après son retour d’un second voyage en Allemagne où il visite Berlin, Cologne, Düsseldorf et où il rencontre le marchand et publiciste d’art Herwarth Walden, la Première Guerre mondiale est déclarée. Pour avoir déclaré un rhumatisme articulaire aigu, il ne pourra pas être envoyé au Front. Son engagement patriotique se traduit alors à travers la diffusion de gravures de propagande issues de sa propre entreprise, Iconographie Raoul Dufy, créée en 1915. La qualité et la variété des séries qu’il fait sortir des presses d’Épinal lui valent, en janvier 1917, d’être mis à la disposition du musée de la Guerre. En février 1918, Dufy devient le conservateur adjoint, chargé de la bibliothèque. Il a la charge des documents bibliographiques et iconographiques, dont des photographies, comportant des vues aériennes qui, on le suppose, auront une influence sur son travail de peintre.



1919 : Dufy devient subitement Dufy 

En 1919, sa peinture acquiert un dynamisme nouveau, il se concentre sur trois domaines : la fluiditĂ©, la couleur et le mouvement. L’originalitĂ© du vĂ©ritable « style Dufy » que l’artiste met en place et auquel il restera fidèle tient dans la dissociation de la forme et de la couleur. La forme, donnĂ©e par le dessin tracĂ© au crayon, Ă  l’encre de Chine, au pinceau fin, voire grattĂ©e directement dans un Ă -plat de couleur, structure la scène et lui apporte la vie. La couleur, Ă©talĂ©e tantĂ´t en larges Ă -plats, tantĂ´t en zĂ©brures nerveuses et rapides, dĂ©bordant largement pour crĂ©er une ambiance faite de tons purs et rayonnants. Cette mĂŞme annĂ©e, il signe un premier contrat avec les galeristes Bernheim-Jeune et Vildrac, il y exposera jusqu’en 1932. 

Poursuivant inlassablement ses recherches sur la lumière et la couleur, Raoul Dufy effectue, en 1922, un long voyage en Italie où il fait la connaissance du critique Pierre Courthion qui lui consacrera une monographie en 1929. Il rencontre, quelques temps après, le céramiste catalan Josep Llorens i Artigas(1892-1980), qui lui permet d’ouvrir un nouveau champ artistique. Il s’imposera quelque temps plus tard comme un exceptionnel décorateur de céramique.



1923 : Paris et ses monuments inspirent Dufy 

Raoul Dufy est sollicitĂ© en 1923 pour rĂ©aliser une sĂ©rie de cartons de tapisseries sur le thème de Paris et de ses monuments. Ils serviront Ă  des garnitures de sièges, Ă  un paravent et seront exĂ©cutĂ©s par la manufacture nationale de Beauvais. En 1925, il peint Paris Ă  vol d’oiseau pour une tenture pour Poiret dont il reprend et adapte le concept pour le paravent commandĂ© par l’Etat et rĂ©alisĂ© en 1933. 

Cette composition inventĂ©e par un Dufy en lĂ©vitation au-dessus du paysage urbain parisien renoue avec un genre passĂ© de mode : les panoramas. Christian Zervos Ă©voquera cette conception originale dans SĂ©lection. Chronique de la vie artistique « Le voici s’amusant Ă  prendre Paris comme sujet de son oeuvre. Paris est reprĂ©sentĂ© Ă  vol d’oiseau ; des maisons serrĂ©es les unes contre les autres comme dans les anciennes reprĂ©sentations des villes qui ornent les relations de voyage. Par endroits se dĂ©tachent les monuments de la capitale. Pour en donner l’aspect principal, Dufy les a tournĂ©s tous vers le spectateur. L’effet en est des plus heureux Â». 

L’annĂ©e suivante, en 1926, il rĂ©Ă©dite en hommage Ă  son ami Guillaume Apollinaire dĂ©cĂ©dĂ© en 1918 Le poète assassinĂ©. Ce sont des monuments emblĂ©matiques parisiens comme La Basilique du SacrĂ© Coeur, le PanthĂ©on… qu’il choisit comme dĂ©cor des 36 lithographies. 

En 1934, Marie Cuttoli, cĂ©lèbre mĂ©cène de la tapisserie moderne, qui souhaitait par une collaboration avec des artistes contemporains renouveler la tapisserie d’Aubusson, propose Ă  Raoul Dufy de crĂ©er de nouveaux cartons de tapisseries sur le thème de Paris. Les deux tapisseries rĂ©alisĂ©es respectivement en 1934 et 1937 par les lissiers de l’atelier AndrĂ© Delarbre sont prĂ©sentes dans l’exposition et pour la première fois rĂ©unies ! 

En 1936, son talent d’artiste dĂ©corateur Ă©tant largement reconnu, plusieurs commandes de dĂ©cors lui sont faites. Il exĂ©cute La Seine, de Paris Ă  la mer pour parer le mur de l’hĂ©micycle du bar-fumoir du théâtre du Palais de Chaillot. Et c’est en 1937, qu’il rĂ©alise pour le pavillon de l’ElectricitĂ© Ă  l’Exposition internationale des arts et des techniques La FĂ©e ElectricitĂ©. Cette mĂŞme annĂ©e, il est invitĂ© Ă  ĂŞtre membre du jury du prix Carnegie, et se rend pour la première fois aux États-Unis, Ă  Pittsburg en Pennsylvanie. 

A partir de 1938, la couleur et la lumière occupent une place prĂ©pondĂ©rante dans son oeuvre, sublimant les scènes de cargos, d’ateliers et d’hommages aux musiciens qui caractĂ©risent Ă  cette Ă©poque sa production. Comme le dit si bien le cĂ©lèbre critique d’art et fondateur du MusĂ©e national d’Art moderne de Paris Jean Cassou(1897-1986), « Coloriste unique, l’un des plus merveilleux de tous les temps, il sait de ses Ă©tonnants bleus, verts, jaunes et violets, emplir une toile, la saturer, en faire une explosion d’intensitĂ©.« 

De la lumineuse et juvénile Vue de Paris depuis Montmartre de 1902 (p. suivante) à la crépusculaire pochade de 1952 pour la brochure touristique de Thérèse Bonney (p16), c’est bien un Paris vu d’en haut, et ses monuments vus de face, qui traversent toute l’oeuvre de Dufy, sur quelque support qu’il les inscrive.


Pour accompagner l’exposition, un catalogue coédité par le Musée de Montmartre et les Editions In Finé est publié.