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“Taysir Batniji”
Quelques bribes arrachées au vide qui se creuse

au MAC VAL, musĂ©e d’art contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine

du 6 mars au 22 août 2021

MAC VAL

PODCAST - Interview de Taysir Batniji, par Anne-Frédérique Fer, à Vitry-sur-Seine, le 1er mars 2021, durée 26’27. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Taysir Batniji,

par Anne-Frédérique Fer, à Vitry-sur-Seine, le 1er mars 2021, durée 26’27.
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© Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, visite de l’exposition avec Frank Lamy et Julien Blanpied, les commissaires, et Taysir Batniji, le 1er mars 2021.


Taysir Batniji, Absence, 1998. Ruban adhésif kraft, pierre, 263,4 x 125 cm. Photographie © Taysir Batniji.  Courtesy de l'artiste et des galeries Sfeir-Semler (Hambourg/Beyrouth) et Éric Dupont (Paris).
Taysir Batniji, Absence, 1998. Ruban adhĂ©sif kraft, pierre, 263,4 x 125 cm. Photographie © Taysir Batniji. Courtesy de l’artiste et des galeries Sfeir-Semler (Hambourg/Beyrouth) et Éric Dupont (Paris).
Taysir Batniji, Sans titre, 1998. Valise, sable, dimensions variables. Photographie ©Taysir Batniji. Courtesy de l'artiste et des galeries Sfeir-Semler (Hambourg/Beyrouth) et Éric Dupont (Paris).
Taysir Batniji, Sans titre, 1998. Valise, sable, dimensions variables. Photographie ©Taysir Batniji. Courtesy de l’artiste et des galeries Sfeir-Semler (Hambourg/Beyrouth) et Éric Dupont (Paris).
Taysir Batniji, Suspended Time, 2006. Sable, verre, 10 x 27 cm.  Photographie © Taysir Batniji.  Courtesy de l'artiste.
Taysir Batniji, Suspended Time, 2006. Sable, verre, 10 x 27 cm. Photographie © Taysir Batniji. Courtesy de l’artiste.
Taysir Batniji, À géographie variable, 2012. Gravure laser, 42 cure-dents, 6,5 x 9 cm, cadre 19 x 22 cm. Photographie © Taysir Batniji. Courtesy de l'artiste.
Taysir Batniji, Ă€ gĂ©ographie variable, 2012. Gravure laser, 42 cure-dents, 6,5 x 9 cm, cadre 19 x 22 cm. Photographie © Taysir Batniji. Courtesy de l’artiste.
Taysir Batniji, Undefined #3, 2020.  Photomaton, impression couleur sur papier, 11,6 x 8,8 cm.  Reproduction Taysir Batniji.  Courtesy de l'artiste et des galeries Sfeir-Semler (Hambourg/Beyrouth) et Éric Dupont (Paris).
Taysir Batniji, Undefined #3, 2020. Photomaton, impression couleur sur papier, 11,6 x 8,8 cm. Reproduction Taysir Batniji. Courtesy de l’artiste et des galeries Sfeir-Semler (Hambourg/Beyrouth) et Éric Dupont (Paris).
Taysir Batniji, Frontière, 1998. Acrylique sur papier, 224 x 119 cm. Photographie © Taysir Batniji. Courtesy de l'artiste.
Taysir Batniji, Frontière, 1998. Acrylique sur papier, 224 x 119 cm. Photographie © Taysir Batniji. Courtesy de l’artiste.

extrait du communiqué de presse :





Commissaires :

Commissariat : Julien Blanpied et Frank Lamy




Le MAC VAL propose la première exposition monographique muséale de Taysir Batniji réunissant une sélection de plus de cinquante oeuvres produites ces vingt-cinq dernières années. Cette rétrospective met en lumière les résonnances entre chaque pièce, pensées dans un dialogue permanent avec l’histoire de l’art, la réalité historique, géographique et politique, depuis le point de vue singulier et intime de l’artiste.




Après un diplôme obtenu à l’université nationale An-Najah de Naplouse, un passage aux Beaux-Arts de Bourges (1995-1997), la pratique picturale des débuts de Taysir Batniji évolue rapidement vers des objets plus conceptuels, la photographie et la vidéo s’imposent doucement. Ne privilégiant aucun support, son travail tisse des liens entre l’espace intime et public. Il mène une réflexion sur les questions d’identité, de déplacement, de souvenir, d’attachement, de disparition, d’absence, de frontière, d’exil, de trace…




Son histoire personnelle, croisĂ©e avec l’actualitĂ©, Ă©claire les situations d’entre-deux culturel et gĂ©ographique. Si son oeuvre donne souvent Ă  voir une perception poĂ©tique de la rĂ©alitĂ©, Taysir Batniji, avec subtilitĂ© et humilitĂ©, n’a de cesse de pointer la difficultĂ© de construire son identitĂ© autour d’une fĂŞlure, aussi intime qu’universelle…




Un catalogue publiĂ© par le  MAC VAL musĂ©e d’art contemporain du Val-de-Marne, accompagne l’exposition.




« Écrire : essayer méticuleusement de retenir quelque chose, de faire survivre quelque chose : arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser, quelque part, un sillon, une trace, une marque ou quelques signes ».
Georges Perec,Espèces d’espaces, Paris, Galilée, 1974




Le MAC VAL organise la première exposition monographique muséale de Taysir Batniji. Parcourant près de 25 ans de créations, cette exposition propose de réunir quelques bribes de cet oeuvre foisonnant et d’en dérouler les fils multiples. Plus connu pour son activité photographique, Taysir Batniji pratique un art protéiforme humble et à échelle humaine.




Taysir Batniji fait évoluer rapidement sa pratique picturale des débuts vers des objets plus conceptuels, la photographie et la vidéo. Des objets conceptuels et néanmoins intimes s’imposent doucement.




Ne privilégiant aucun support, il rend sensible l’entre-deux culturel et géographique dont il a hérité, naviguant entre Moyen-Orient et Occident, sphère intime et espace public, zone poétique et territoire politique.




Chacune de ses pierres assemblées permet à Taysir Batniji une définition en mouvement de sa propre identité, l’affirmation de son existence au monde envers et contre tout. Comme si la meilleure manière d’évoquer les désastres du monde ne pouvait se faire qu’à l’aune de soi, de sa propre situation. Comme si, il (se) donnait en permanence des preuves de son existence. Pour mieux résister.




L’oeuvre de Taysir Batniji se focalise sur la trace, la mémoire d’une forme, un geste, le souvenir d’une traversée, l’absence d’un être cher, l’arrachement à une terre, la disparition d’une image… En dialogue permanent avec l’histoire de l’art, situées, ses oeuvres se reprennent et se répondent à travers le temps.




L’exposition assemble peintures, dessins, photographies, vidéos, installations, performances (de 1997 à 2021) en un vaste autoportrait. Elle propose une réflexion en acte autour de l’identité. Paraphrasant Georges Perec, le titre de l’exposition nous entraîne dans un espace mélancolique où l’arrachement et le déplacement sont moteurs.




Julien Blanpied et Frank Lamy