Partage


“Christo et Jeanne-Claude” Paris !

au Centre Pompidou, Paris

du 1er juillet au 19 octobre 2020

Centre Pompidou

PODCAST - Interview de Henry John Drewal, professeur Evjue-Bascom d’histoire de l’art et d’études afro-américaines
à l’université du Wisconsin, Madison, et membre du comité scientifique de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 18 novembre 2019, durée 8'18". © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Sophie Duplaix, conservatrice en chef des Collections contemporaines au MusĂ©e national d’art moderne, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 25 juin 2020, durée 24’04. © FranceFineArt.


previous arrow
next arrow
previous arrownext arrow
Slider

© Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, visite de l’exposition avec Sophie Duplaix, commissaire de l’exposition, le 25 juin 2020.


Christo dans le couloir menant à son atelier, 14, rue de Saint-Senoch, Paris, 17e arr., 1962. © Christo 1962. © Enzo Sellerio - Olivia et Antonio Sellerio ayants-droit de Enzo Sellerio.
Christo dans le couloir menant Ă  son atelier, 14, rue de Saint-Senoch, Paris, 17e arr., 1962. © Christo 1962. © Enzo Sellerio – Olivia et Antonio Sellerio ayants-droit de Enzo Sellerio.
Jeanne-Claude devant Mur d’assemblage présenté à la Galerie J, Paris, juin 1962. © Christo 1962. © Raymond de Seynes.
Jeanne-Claude devant Mur d’assemblage prĂ©sentĂ© Ă  la Galerie J, Paris, juin 1962. © Christo 1962. © Raymond de Seynes.

extrait du communiquĂ© de presse :

Commissaire : Sophie Duplaix, conservatrice en chef des Collections contemporaines au MusĂ©e national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris

Chargée de recherche : Marion Guibert, attachée de conservation au Centre Pompidou



Intitulée « Christo et Jeanne-Claude. Paris ! » et présentée dans la Galerie 2 du Centre Pompidou, cette exposition majeure consacrée à Christo et Jeanne-Claude retrace leur période parisienne, entre 1958 et 1964, ainsi que l’histoire du projet The Pont-Neuf Wrapped [Le Pont-Neuf empaqueté], Paris, 1975-1985. Elle se présente comme une avant-première au projet L’Arc de Triomphe, Wrapped (Project for Paris, Place de l’Étoile – Charles De Gaulle), visible du 18 septembre au 3 octobre 2021.


Ces sept années passées dans la capitale sont essentielles pour l’évolution du travail de Christo. Il s’affranchit de la surface du tableau, empaquette les objets du quotidien et élabore des oeuvres temporaires dans l’espace public. Il commence également à donner une dimension monumentale à ses oeuvres en concevant différents projets pour la ville. La première partie de l’exposition présente environ 80 oeuvres créées de 1958, année où Christo et Jeanne-Claude se rencontrent, jusqu’à 1964, date à laquelle les artistes s’installent définitivement à New York. La deuxième partie, The Pont-Neuf Wrapped Documentation Exhibition [Le Pont-Neuf empaqueté, exposition-dossier], rend compte de toutes les étapes du projet menant à la réalisation de l’oeuvre monumentale The Pont-Neuf Wrapped, Paris, 1975-1985, avec la présentation d’environ 300 pièces, incluant des dessins et collages originaux, une maquette, des photographies, des documents d’archives, des études et des éléments d’ingénierie issus du projet réalisé.


L’exposition intègre également la projection du film d’Albert et David Maysles, Christo in Paris (1990), qui retrace les dix années consacrées par Christo et Jeanne-Claude au projet The Pont-Neuf Wrapped et évoque la biographie de ce couple exceptionnel, dont le travail commun a fait naître des oeuvres parmi les plus spectaculaires de l’histoire de l’art des 20e et 21e siècles.


Christo et Jeanne-Claude, The Pont-Neuf Wrapped (Project for Paris), 1981 [Le Pont-Neuf empaqueté (Projet pour Paris)]. Mine graphite, pastel, fusain, crayon gras, crayon de couleur, photocopies et colle sur papier contrecollé sur carton / Diptyque : 38 × 165 cm et 106,6 × 165 cm. Collection de l’artiste. © Christo 1981
Photo © Philippe Migeat.
Christo et Jeanne-Claude, The Pont-Neuf Wrapped (Project for Paris), 1981 [Le Pont-Neuf empaquetĂ© (Projet pour Paris)]. Mine graphite, pastel, fusain, crayon gras, crayon de couleur, photocopies et colle sur papier contrecollĂ© sur carton / Diptyque : 38 Ă— 165 cm et 106,6 Ă— 165 cm. Collection de l’artiste. © Christo 1981
Photo © Philippe Migeat.
Christo et Jeanne-Claude, The Pont-Neuf Wrapped, Paris, 1975-1985 [Le Pont-Neuf empaqueté, Paris, 1975-1985]. © Christo 1985. Photo © Wolfang Volz.
Christo et Jeanne-Claude, The Pont-Neuf Wrapped, Paris, 1975-1985 [Le Pont-Neuf empaquetĂ©, Paris, 1975-1985]. © Christo 1985. Photo © Wolfang Volz.
Christo et Jeanne-Claude, The Pont-Neuf Wrapped, Paris, 1975-1985 [Le Pont-Neuf empaqueté, Paris, 1975-1985]. © Christo 1985. Photo © Wolfang Volz.
Christo et Jeanne-Claude, Purple Store Front, 1964 [Devanture de magasin rose]. Bois, Plexiglas, métal, peinture émaillée, tissu, papier, lumière électrique, 235 × 220 × 35,5 cm. Collection de l’artiste. © Christo 1964. Photo © Wolfang Volz.
Christo et Jeanne-Claude, Portrait empaqueté de Jeanne-Claude, 1963. Polyéthylène, cordeau, huile sur toile signée Javacheff, montés sur panneau de bois peint, 78,5 × 51,1 × 5,1 cm. Collection Museum of Contemporary Art San Diego; Gift of David C. Copley Foundation, 2013.50. © Christo 1963 Photo © Christian Baur, Basel
Christo et Jeanne-Claude, Portrait empaqueté de Jeanne-Claude, 1963. Polyéthylène, cordeau, huile sur toile signée Javacheff, montés sur panneau de bois peint, 78,5 × 51,1 × 5,1 cm. Collection Museum of Contemporary Art San Diego; Gift of David C. Copley Foundation, 2013.50. © Christo 1963
Photo. © Christian Baur, Basel
Christo et Jeanne-Claude, Empaquetage, 1962. Tissu, polyéthylène, ficelle et divers objets sur panneau, 83 × 62 × 25 cm. Collection de l’artiste. © Centre Pompidou. © Christo 1962. Photo © Philippe Migeat.
Christo et Jeanne-Claude, Empaquetage, 1962. Tissu, polyéthylène, ficelle et divers objets sur panneau, 83 × 62 × 25 cm. Collection de l’artiste. © Centre Pompidou. © Christo 1962. Photo © Philippe Migeat.
Christo et Jeanne-Claude, Barils de pétrole empaquetés, 1958-1959. Dix-huit barils, tissu, fil d’acier, peinture, laque, sable. Barils empaquetés : 62 × 36,5 cm (x 2) ; 64 × 36,5 cm (x 1) et 60 × 38 cm (x 1). Collection de l’artiste. © Christo 1958. Photo © Eeva-Inkeri.
Christo et Jeanne-Claude, Barils de pétrole empaquetés, 1958-1959. Dix-huit barils, tissu, fil d’acier, peinture, laque, sable. Barils empaquetés : 62 × 36,5 cm (x 2) ; 64 × 36,5 cm (x 1) et 60 × 38 cm (x 1). Collection de l’artiste. © Christo 1958. Photo © Eeva-Inkeri.

Parcours de l’exposition



Les années parisiennes 1958 – 1964


Christo (Christo Vladimirov Javacheff) et Jeanne-Claude (Jeanne-Claude Marie Denat) sont nés tous deux le 13 juin 1935, respectivement à Gabrovo (Bulgarie) et à Casablanca (Maroc). Christo fuit la Bulgarie communiste pour se rendre à Prague en 1956. Il parvient à s’échapper du bloc soviétique en 1957 en passant dans un premier temps par Vienne, puis par Genève, pour finalement s’établir en mars 1958 à Paris, où il rencontre Jeanne-Claude à l’âge de 23 ans. Malgré sa formation classique à l’Académie des Beaux-Arts de Sofia, Christo développe son propre langage artistique durant ces années parisiennes, en travaillant la surface, les textures, l’empaquetage d’objets et l’appropriation sculpturale de l’espace. Par la suite, il commence avec Jeanne-Claude à développer les projets temporaires monumentaux pour lesquels ils sont désormais célèbres.

Ă€ son arrivĂ©e Ă  Paris, afin de gagner sa vie, Christo rĂ©alise des portraits Ă  l’huile sur toile de familles de la haute sociĂ©tĂ©, signant la plupart de ces oeuvres de son vrai nom, « Javacheff Â». Dans la chambre de bonne qui lui sert d’atelier, il commence Ă  crĂ©er ce qu’il appelle son Inventaire – un ensemble de boĂ®tes en mĂ©tal, de bouteilles, de caisses et plus tard de barils, empaquetĂ©s dans du tissu rigidifiĂ© par de la laque et ficelĂ©s, qu’il signe de son nom d’artiste, « Christo ». Christo s’intĂ©resse alors particulièrement au travail de la surface : « Il ne s’agissait pas tant de crĂ©er un objet, mais plutĂ´t la texture de l’objet lui-mĂŞme Â» dit-il. Les Surfaces d’Empaquetage rĂ©sultent de ces expĂ©riences rĂ©alisĂ©es avec du papier, parfois du tissu, auquel Christo donne un aspect accidentĂ© par des froissages et des plis qu’il rigidifie avec de la laque, la peinture venant rehausser les reliefs.

Dans la continuitĂ© de ces recherches, il crĂ©Ă© la sĂ©rie des « Cratères Â». Peu connue et prĂ©sentĂ©e ici pour la première fois, elle se caractĂ©rise par une forte matĂ©rialitĂ© : le sable et la poussière mĂŞlĂ©s Ă  la peinture et Ă  la colle crĂ©ent un paysage lunaire qui envahit la surface de l’oeuvre en mĂ©nageant aspĂ©ritĂ©s et crevasses. Les Cratères rĂ©alisĂ©s par Christo peuvent ĂŞtre considĂ©rĂ©s comme une rĂ©ponse au travail matiĂ©riste de Jean Dubuffet des annĂ©es 1950. La plupart des Empaquetages caractĂ©ristiques de Christo sont rĂ©alisĂ©s entre 1958 et le dĂ©but des annĂ©es 1960, Ă  partir d’objets du quotidien. Le tissu, dans un premier temps froissĂ© et laquĂ©, puis laissĂ© Ă  l’état brut, simplement attachĂ© avec des cordes et des ficelles, fait aussi place par la suite au polyĂ©thylène. La transparence et la rigiditĂ© sculpturale de ce film plastique en feront un matĂ©riau de prĂ©dilection pour l’empaquetage de statues et de modèles vivants.

Les premières oeuvres de Christo dans l’espace public sont des structures temporaires, faites de colonnes ou d’accumulations de barils. La plupart de ces oeuvres sont rĂ©alisĂ©es dans l’atelier dont l’artiste dispose Ă©galement Ă  Gentilly, en banlieue parisienne. « Je trouvais que les barils de pĂ©trole ressemblaient dĂ©jĂ  Ă  des sculptures Â», dit-il, « Les taches d’huile, les couleurs dĂ©lavĂ©es, la rouille, les bosses – Je les trouvais fascinants, très beaux, car ils faisaient “vrais”. Â»

En rĂ©action Ă  l’édification du Mur de Berlin en 1961, Christo et Jeanne-Claude imaginent de barrer une des rues les plus Ă©troites de Paris avec un mur constituĂ© de 89 barils. ÉrigĂ© dans la nuit du 27 juin 1962, le Mur provisoire de tonneaux mĂ©talliques – Le Rideau de fer, rue Visconti, Paris, 1961-1962, consitue leur deuxième intervention dans l’espace public. Dès 1961, Christo et Jeanne-Claude envisagent pour la première fois d’empaqueter un bâtiment public (salle de concert, salle de confĂ©rence, prison, parlement…). Ă€ cette Ă©poque, Christo, qui habite non loin de l’Arc de triomphe, rĂ©alise diffĂ©rentes Ă©tudes de ce monument dont le photomontage Édifice public empaquetĂ© (Projet pour l’Arc de triomphe, Paris), 1962-1963. Ce projet doit finalement voir le jour Ă  l’automne 2020.



Christo in Paris

Un film d’Albert et David Maysles – 1990

Les frères Albert et David Maysles (1926-2015 et 1931-1987) ont accompagné Christo et Jeanne-Claude à partir des années 1970 pour filmer sans concession toutes les étapes de l’élaboration de nombre de leurs projets. Leur cinéma “direct”, qui leur a valu une place majeure dans l’histoire du document filmé, a permis d’immortaliser les instants les plus spectaculaires comme les plus triviaux du déroulement des projets. Une de leurs oeuvres majeures, Christo in Paris, est présentée ici, au coeur de l’exposition.

Achevé en 1990, le film retrace l’aventure de l’empaquetage du Pont-Neuf depuis ses débuts, en y mêlant le récit biographique de Christo et Jeanne-Claude, qui permet au spectateur d’entrer dans la vie de ce couple exceptionnel à qui l’on doit des réalisations hors normes. Prenant la forme d’allers-retours entre une bataille sans relâche pour l’accomplissement du projet et la résurgence des souvenirs de jeunesse des artistes, le film peut être visionné à n’importe quel moment de sa projection.



Le Pont-Neuf empaqueté, Paris, 1975 – 1985

Exposition-dossier

La seconde partie de l’exposition dévoile l’histoire du projet urbain majeur imaginé par Christo et Jeanne-Claude pour Paris, dès 1975. The Pont-Neuf Wrapped Documentation Exhibition [Le Pont-Neuf empaqueté, exposition-dossier] est un ensemble de 337 pièces, incluant 36 dessins et collages originaux, une maquette, des documents d’archives, des éléments d’ingénierie issus du projet réalisé et environ 200 photographies de Wolfgang Volz, qui travaille aux côtés des artistes depuis une quarantaine d’années. Le principe de l’exposition-dossier, constitué pour chaque projet majeur de Christo et Jeanne-Claude, est de préserver la mémoire des oeuvres temporaires, de faire comprendre leur ampleur et leur complexité, en retraçant l’histoire du projet, des prémices à sa réalisation.

Dès 1975, Christo et Jeanne-Claude conçoivent l’idée d’empaqueter le Pont-Neuf avec de la toile polyamide de couleur grès doré, qui recouvrirait les côtés et les voûtes des douze arches du pont, ses parapets, ses bordures et ses trottoirs (le public doit pouvoir marcher sur la toile), ses quarante-quatre lampadaires, ainsi que les parois verticales du terre-plein de la pointe occidentale de l’Île de la Cité et l’esplanade du Vert-Galant. OEuvre temporaire, en prise avec le réel, cette transformation souligne les qualités architecturales du pont et renouvelle notre rapport à l’appréhension de ses volumes et à la déambulation.

« Depuis plus de quatre siècles, le Pont-Neuf a Ă©tĂ© le sujet de centaines d’oeuvres », explique Christo, « Une fois empaquetĂ© pour deux semaines, il est devenu une oeuvre d’art Ă  part entière ». S’inscrivant dans la lignĂ©e de Jacques Callot, Turner, Renoir, BrassaĂŻ, Pissaro, Picasso et Marquet, Christo et Jeanne-Claude Ă©crivent un nouveau chapitre de l’histoire du pont parisien. 

À l’instar de toutes les oeuvres temporaires de Christo et Jeanne-Claude, The Pont-Neuf Wrapped, Paris, 1975-1985 [Le Pont-Neuf empaqueté, Paris, 1975-1985] a été présenté pendant une durée très brève du 22 septembre au 6 octobre 1985. Ce projet a nécessité un dispositif technique et humain colossal, sans compter les dix années de négociation auprès des politiques et des riverains. Les artistes financent leurs réalisations monumentales exclusivement grâce à la vente des collages, dessins préparatoires, maquettes réalisés par Christo dans le cadre des projets et à la vente d’oeuvres des années 1950 et 1960. Les artistes n’ont jamais bénéficié de financement public ou privé.

« Tous nos projets temporaires ont un caractère nomade, transitoire, ils sont en perpétuel mouvement », précise Christo, « Ces oeuvres ne sont visibles qu’une fois dans une vie mais restent gravées dans les mémoires. Cet aspect est essentiel dans notre démarche et rappelle un principe résolument humain : rien ne dure éternellement et c’est là toute la beauté de la vie ».

L’Arc de triomphe empaqueté

du 18 septembre au 3 octobre 2021

Christo, en étroite collaboration avec le Centre des monuments nationaux (CMN) et le Centre Pompidou, créera une oeuvre temporaire à Paris intitulée L’Arc de triomphe empaqueté (Projet pour Paris, Place de l’Étoile-Charles de Gaulle). Compte tenu de la pandémie du Covid-19, Christo, le Centre des monuments nationaux et le Centre Pompidou ont, d’un commun accord, décidé le report d’une année de L’Arc de Triomphe empaqueté, initialement prévu à l’automne 2020. Cette oeuvre sera donc visible pendant 16 jours, du samedi 18 septembre au dimanche 3 octobre 2021. Elle nécessitera 25 000 mètres carrés de tissu recyclable en polypropylène argent bleuté et 7 000 mètres de corde rouge.

L’Arc de triomphe empaqueté sera entièrement autofinancé par Christo grâce à la vente de ses études préparatoires, dessins, collages du projet ainsi que des maquettes, oeuvres des années cinquante-soixante et des lithographies originales dédiés à d’autres sujets. Il ne bénéficiera d’aucun financement public ou privé.

En 1961, trois ans après leur rencontre à Paris, Christo et Jeanne-Claude commencent à concevoir et réaliser des oeuvres temporaires pour l’espace public. Christo fait, en 1962-63, un photomontage avec l’Arc de triomphe empaqueté, vu depuis l’avenue Foch, puis, en 1989, un collage, avant de reprendre et développer ce projet à partir de 2017. Près de 60 ans plus tard, ce projet se concrétise enfin. Le Centre des monuments nationaux, qui assure au nom de l’État la conservation et l’ouverture au public de l’Arc de triomphe, se félicite de la réalisation d’un projet qui témoigne de son engagement en faveur de la création contemporaine et de la mise en valeur de l’un des monuments les plus emblématiques de Paris et de France.

La Flamme de la Nation devant la tombe du Soldat Inconnu, sous l’Arc de triomphe, continuera à brûler pendant l’installation et toute la période où l’oeuvre sera visible. Associations, bénévoles et volontaires attachés aux valeurs de la République continueront à s’y relayer pour assurer la continuité du souvenir et de la mémoire et assurer les cérémonies quotidiennes du ravivage de la Flamme et les hommages au Soldat Inconnu dans la solennité requise. L’Arc de triomphe, y compris sa terrasse, restera accessible pendant la durée du projet. Le Centre des monuments nationaux précisera prochainement les modalités de cet accès.

« Trente-cinq ans après que Jeanne-Claude et moi avons emballé le Pont-Neuf, je suis impatient de travailler à nouveau à Paris pour réaliser notre projet pour l’Arc de triomphe », déclare Christo.



Un catalogue, sous la direction de Sophie Duplaix et aux editions du Centre Pompidou, présentant des documents inédits et dévoilant le processus créatif à l’origine de la carrière de l’artiste, accompagne l’exposition.