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“Rachel Rose”

Ă€ Lafayette Anticipations – Fondation d’entreprise Galeries Lafayette, Paris

du 13 mars au 10 mai 2020 (prolongée jusqu’au 13 septembre 2020)

Lafayette Anticipations.com

Ă€ partir du 25 mai, la Fondation d’entreprise Galeries Lafayette – Lafayette Anticipations pourra Ă  nouveau ouvrir ses portes et accueillir ses visiteurs.

PODCAST –  Interview de Rebecca Lamarche-Vadel, directrice dĂ©lĂ©guĂ©e de Lafayette Anticipations et co-commissaire de l’exposition

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 12 mars 2020, durĂ©e 14’35. © FranceFineArt.

Interview de Rebecca Lamarche-Vadel,
directrice dĂ©lĂ©guĂ©e de Lafayette Anticipations et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 12 mars 2020, durĂ©e 14’35 ». © FranceFineArt.

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©Anne-Fréderique Fer, présentation presse, le 12 mars 2020.

Rachel Rose, Lake Valley, 2016. Vidéo © Rachel Rose. Courtesy de l’artiste, Galerie Pilar Corrias Londres et entreprise Gavin Brown’s, New York / Rome.
Rachel RoseLake Valley, 2016. Vidéo © Rachel Rose. Courtesy de l’artiste, Galerie Pilar Corrias Londres et entreprise Gavin Brown’s, New York / Rome.
Rachel Rose, Wil-o-Wisp, 2018. Vidéo © Rachel Rose. Courtesy de l’artiste, Pilar Corrias Gallery, Londres et Gavin Brown’s enterprise, New York / Rome.
Rachel RoseWil-o-Wisp, 2018. Vidéo © Rachel Rose. Courtesy de l’artiste, Pilar Corrias Gallery, Londres et Gavin Brown’s enterprise, New York / Rome.
Rachel Rose, Second Born, 2019. Pierre et verre. Courtesy of Pilar Corrias Gallery, London. Photo: Andrea Rossetti.
Rachel RoseSecond Born, 2019. Pierre et verre. Courtesy of Pilar Corrias Gallery, London. Photo: Andrea Rossetti.

Extrait du communiqué de presse :

Commissaires :
Rebecca Lamarche-Vadel, Directrice déléguée
Anna Colin, Curatrice associée


Ă€ travers cinq installations vidĂ©o et un ensemble de sculptures, Rachel Rose, pour sa première grande exposition en France, explore la mĂ©tamorphose des corps et des Ă©tats au cours d’une vie. L’artiste s’interroge sur ce qui fait de nous des ĂŞtres humains et sur les moyens que nous mettons en place pour modifier, amĂ©liorer voire Ă©chapper Ă  notre condition.

Pour chacun de ses films, Rachel Rose effectue des recherches approfondies en amont de leur production. Qu’elle étudie l’histoire de la littérature pour enfant ou interviewe un astronaute, les formes et figures culturelles qui constituent la base de ses investigations sont souvent représentatives de questions plus existentielles. À ce titre, elle explore continuellement les évolutions de notre rapport à l’environnement naturel, et comment il a façonné de nouveaux modes de narration et de systèmes de croyance. Du surnaturel à l’avenir du corps humain, l’oeuvre de Rachel Rose révèle des points de convergence tout au long de l’Histoire.

L’exposition invite Ă  un voyage labyrinthique qui remonte d’abord le temps depuis la naissance vers l’enfance puis le prolonge jusqu’à l’au-delĂ . Le parcours s’ouvre sur les Borns, une nouvelle sĂ©rie de sculptures en forme d’oeuf Ă©voquant la reproduction. ComposĂ©es de verre et de minĂ©raux, elles sont en rĂ©alitĂ© formĂ©es d’une seule et mĂŞme matière – le sable â€“ capturĂ©e dans deux Ă©tats et deux moments diffĂ©rents : le verre est fait de sable, et le sable de roche pulvĂ©risĂ©e. Sujet rĂ©current de l’exposition, l’oeuf apparaĂ®t aussi dans Lake Valley (2016), Autoscopic Egg (2017) et Wil-o-Wisp (2018).

Au cours des installations qui suivent, le public navigue entre Sitting Feeding Sleeping (2013), oeuvre tournĂ©e dans un laboratoire de cryogĂ©nie en Arizona et diffĂ©rents zoos Ă  travers les États-Unis oĂą la rĂ©alitĂ© rejoint la science-fiction, le film d’animation Lake Valley, un conte pour enfant sur les thèmes de la solitude et de l’abandon, ou encore Wil-o-Wisp (2018), fiction historique se dĂ©roulant dans l’Angleterre rurale du dix-septième siècle. Ă€ travers Autoscopic Egg, l’artiste s’intĂ©resse Ă  l’expĂ©rience extracorporelle qui consiste Ă  projeter hors de soi la vision de son propre corps. Pour la dernière installation vidĂ©o, Everything and More (2015), Rachel Rose a interviewĂ© l’astronaute David Wolf sur son expĂ©rience de marche dans l’espace et les nouvelles perceptions qu’il a dĂ©couvertes lors de son retour sur Terre.

Les oeuvres de Rachel Rose nous immergent dans des états d’être intermédiaires entre fiction et réalité. Le parcours de l’exposition, développé pour Lafayette Anticipations, amplifie cette impression d’immersion en influant sur l’expérience physique et psychologique du public. Surfaces à effet moiré, dos d’écrans aux formes fantomatiques et tunnels absorbants sont autant de stratégies qui provoquent un sentiment de désorientation, d’hallucination et d’étrangeté.

Imaginés comme un ensemble, les œuvres et le dispositif scénographique poursuivent les préoccupations de l’artiste sur les relations entre les mondes animés, inanimés, humains et posthumains, à l’heure de bouleversements environnementaux et spirituels radicaux.