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“Soulages et le musée national d’art moderne“

au Centre Pompidou, Paris

du 11 décembre 2019 au 9 mars 2020

Centre Pompidou.fr

Interview de Camille Morando, responsable de la documentation des œuvres pour
les collections modernes du Musée national d’art moderne et commissaire de l'exposition,

PODCAST Interview de Camille Morando, responsable de la documentation des œuvres pour
les collections modernes du Musée national d’art moderne et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 9 décembre 2019, durée 13’31 ».  © FranceFineArt.

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©Anne-Fréderique Fer, présentation presse de l’exposition par Camille Morando, le 9 décembre 2019.

Pierre Soulages, Peinture 162 x 130 cm, 29 juin 1956, 1956. Huile sur toile, 162 x 130 cm. Legs Pierrette Bloch en 2018. © Adagp, Paris. © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. RMN-GP.
Pierre Soulages, Peinture 162 x 130 cm, 29 juin 1956, 1956. Huile sur toile, 162 x 130 cm. Legs Pierrette Bloch en 2018. © Adagp, Paris. © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. RMN-GP.
Pierre Soulages, Peinture 202 x 453 cm, 29 juin 1979, 1979. Huile sur toile, 202 x 453 cm. Achat en 1980. © Adagp, Paris. © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. RMN-GP.
Pierre Soulages, Peinture 202 x 453 cm, 29 juin 1979, 1979. Huile sur toile, 202 x 453 cm. Achat en 1980. © Adagp, Paris. © Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. RMN-GP.

Extrait du communiqué de presse :

Commissaire :
Camille Morando, Responsable de la documentation des oeuvres pour les collections modernes, Musée national d’art moderne

À l’occasion des 100 ans de Pierre Soulages, le Centre Pompidou célèbre, au coeur de ses collections les liens profonds et fidèles qui unissent l’artiste au musée national d’art moderne. Après une première oeuvre acquise par les collections nationales dès 1951, le musée national d’art moderne (alors situé au Palais de Tokyo) lui consacre une première exposition personnelle en 1967. S’ensuivent trois monographies organisées par le Centre Pompidou (à Paris en 1979 et 2009, et à la Fondation Pierre Gianadda en 2018) ; construite sur la longévité, l’échange et le dialogue, la relation que le Centre Pompidou a tissée avec Pierre Soulages est exceptionnelle comme en témoignent les vingt-cinq oeuvres conservées dans sa collection. Couvrant les années 1948-2002, cette collection constituée grâce au don généreux de l’artiste, au legs de son amie Pierrette Bloch et à différentes acquisitions, est aujourd’hui la plus importante en France, après le musée Soulages à Rodez.

À travers une sélection de quatorze oeuvres datées de 1948 à 2002 (neuf peintures, une encre sur papier, une eau-forte, deux brous de noix et une lithographie), de photographies, de documents manuscrits et imprimés, l’exposition montre comment Pierre Soulages est devenu l’une des figures majeures de la seconde moitié du 20e siècle et du début du 21e siècle en renouvelant profondément le langage de l’abstraction de l’après-guerre. L’ensemble des sept oeuvres provenant du legs de Pierrette Bloch est présenté pour la première fois au Centre Pompidou. Le don extrêmement généreux de l’artiste suisse Pierrette Bloch (1928-2017), amie de Soulages depuis 1949, comprend essentiellement des oeuvres datées des années 1950, témoignant des débuts de leur amitié et de leurs échanges.

Dès la fin de l’année 1946, Soulages rompt définitivement avec la représentation figurative, tout en remettant en cause l’abstraction historique comme celle de Malevitch ou de Mondrian. Soulages choisit très jeune la couleur qui porte en elle toutes les autres : le noir. Il y reste très attaché, si bien qu’elle participe de son identité artistique. Majeure dans son art, elle se décline, selon les outils avec lesquels elle est appliquée, en surfaces lisses ou accidentées, qui révèlent une lumière multiple et insoupçonnée. Fort de son attachement à l’art des origines et à l’art roman, Soulages élabore sa création en dehors de tout groupe stylistique, selon une démarche solitaire et libre. Ses très nombreuses expositions et publications, dont les multiples entretiens, témoignent d’une oeuvre forgée dans la fidélité tout en restant ouverte à l’inattendu.

Le musée Soulages à Rodez, inauguré le 30 mai 2014 dans sa ville natale, marque l’apogée de cette aventure artistique, vécue aux côtés de sa femme Colette, la complice la plus fidèle de son oeuvre.

Sa production picturale est imposante (plus de mille six cents toiles) et s’accompagne d’autres créations, restreintes par leur nombre, mais diverses dans leurs techniques : peintures sur papier ; gravures, sérigraphies et lithographies ; bronzes ; goudrons sur verre et les célèbres vitraux pour l’abbatiale Sainte-Foy de Conques.

Le Centre Pompidou conserve vingt-cinq oeuvres dans sa collection, couvrant, comme l’exposition, les années 1948-2002, ce qui en fait la deuxième en France, après le musée Soulages à Rodez.

Dans le cadre des 100 ans de Pierre Soulages, le Musée du Louvre rend également hommage à l’artiste peintre en présentant, du 11 décembre 2019 au 9 mars 2020, une exposition au Salon Carré.