🔊 “Umbrales, Javier Silva Meinel” Une poétique de l’image, à la Maison de l’Amérique Latine, du 23 avril au 25 juillet 2026
Â
“Umbrales, Javier Silva Meinel”
Une poétique de l’image
à la Maison de l’Amérique Latine, Paris
du 23 avril au 25 juillet 2026

PODCAST –Â Entretien avec
Alejandro Leon Cannock,
chercheur, enseignant et artiste visuel, et commissaire de l’exposition,
par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 20 avril 2026, durĂ©e 29’34,
© FranceFineArt.
Extrait du communiqué de presse :

Javier Silva Meinel, Tren Cusco – Puno, 1984 © Javier Silva Meinel / Galerie Younique.

Javier Silva Meinel, Qorilazo montado, 1996 © Javier Silva Meinel / Galerie Younique.

Javier Silva Meinel, Horacio, 2002 © Javier Silva Meinel / Galerie Younique.

Javier Silva Meinel, El pelicano, 1993 © Javier Silva Meinel / Galerie Younique.
Commissariat :
Alejandro LeĂłn Cannock, chercheur, enseignant et artiste visuel
En 2026, dans le cadre de son programme d’expositions, la Maison de l’Amérique latine à Paris renoue avec la photographie, en dédiant une exposition à une figure majeure de cette discipline en Amérique latine : le Péruvien Javier Silva Meinel.
Sous l’intitulé d’ « Umbrales, Javier Silva Meinel. Une poétique de l’image » (umbrales, seuils en français), cet événement à caractère rétrospectif est placé sous le commissariat d’Alejandro León Cannock, en association avec la Galerie Younique.
Du 23 avril au 25 juillet 2026, la Maison de l’Amérique latine montrera pour la première fois en France, non moins d’une centaine d’images mêlant photographies argentiques, tirages digitaux contrecollés sur aluminium, boîtes de lumière
rétroéclairées et quelques wallpapers.
Javier Silva Meinel (né à Lima en 1949), est l’un des photographes péruviens les plus importants de sa génération, voire, de l’histoire de la photographie latino-américaine. Avec un univers merveilleux, cocasse et étrange, les visions du photographe prennent source au Pérou et s’offrent au regardeur.
Comme un voyage du jour vers la nuit, Ă la fois physique et spirituel, Ă travers l’ensemble du territoire pĂ©ruvien, Silva Meinel Ă la manière d’un Irving Penn ou d’un MartĂn Chambi, recrĂ©e le studio en chemin ; et prend du temps avec ses sujets, dĂ©veloppant avec eux une complicitĂ© inĂ©dite. Abordant ses thĂ©matiques de prĂ©dilection (masques, passages, artificios, animaux, Ă©trangetĂ©s, encantados), l’artiste ne cesse de rechercher des Ă©piphanies, qui invitent Ă franchir le seuil du connu pour pĂ©nĂ©trer dans les profondeurs qui constituent l’inconscient du rĂ©el : un intermezzo. Un lieu de transit et de transformation, comme un passage qui relie l’ici et lĂ -bas, le visible avec l’invisible, le rĂ©el avec le surrĂ©el.
En cette époque d’essentialisation de la représentation de l’autre, l’oeuvre de Silva Meinel rappelle que d’autres figures du photographe sont possibles : peut-être est-il, avant tout, un tisserand de liens, d’histoires, de relations, d’imaginaires.
Un livre-catalogue bilingue (français / espagnol) avec les contributions de spécialistes de la photographie contemporaine et notamment le commissaire de l’exposition Alejandro León Cannock et la Conservatrice en chef du Département de Photographie de la BnF Héloïse Conesa ; sera publié à l’occasion de l’exposition chez HD.
« Le recours constant au (re)cadrage dans l’image, dès lors, avec la toile, n’est pour Silva Meinel ni un dĂ©cor, ni une question esthĂ©tique, ni un Ă©lĂ©ment lui permettant de souligner la narration de l’image et la puissance symbolique du portrait, mais plutĂ´t un geste mĂ©ta-photographique, c’est-Ă -dire un geste philosophique critique par lequel le photographe mobilise la photographie non pas pour traiter d’un thème dĂ©terminĂ© ni pour exprimer un affect singulier, mais pour produire un commentaire sur le processus photographique lui-mĂŞme : les opĂ©rations, les formes et les logique Ă travers lesquelles le monde y est rendu visible. Ainsi, Silva Meinel engage la photographie dans un mouvement rĂ©flexif : il ne s’agit plus de reprĂ©senter quelque chose, mais d’interroger les conditions de possibilitĂ© de la reprĂ©sentation photographique en tant que telle, en en dĂ©voilant ses prĂ©supposĂ©s et ses rĂ©gimes de visibilitĂ© » Alejandro LeĂłn Cannock, Commissaire de l’exposition (extrait du livre-catalogue)
Javier Silva Meinel
Javier Silva Meinel est nĂ© en 1949 Ă Lima, oĂą il vit et travaille actuellement. Il est reprĂ©sentĂ© par la Galerie Younique. Javier Silva Meinel est l’une des figures majeures de la photographie pĂ©ruvienne et latino-amĂ©ricaine. Son oeuvre dialogue avec les plus importants photographes de sa gĂ©nĂ©ration, tels que Graciela Iturbide, Juan Carlos Alom, Paz Errázuriz ou Fernell Franco. Il dĂ©cide de se dĂ©dier Ă la photographie au mitan des annĂ©es 1970. Il s’est ensuite associĂ© au mouvement qui s’est constituĂ© autour de la dĂ©sormais lĂ©gendaire FotogalerĂa Secuencia, fondĂ©e Ă Lima par Fernando La Rosa en 1977. Depuis plus de quarante ans, il parcourt le PĂ©rou et construit une oeuvre en noir et blanc d’une grande intensitĂ©, oĂą portraits, paysages et rituels interrogent les liens entre l’humain, le territoire et le sacrĂ©. Travaillant le format carrĂ© argentique comme un espace Ă©quilibrĂ© gĂ©omĂ©triquement, il transforme la rĂ©alitĂ© en une matière spirituelle. Nourrie par la cosmovision andine et une intimitĂ© complice avec les sujets qu’il photographie, son oeuvre pleine d’étrangetĂ© dĂ©passe le visible pour ouvrir un seuil vers l’invisible. Les photographies de Javier Silva Meinel font partie de nombreuses collections institutionnelles telles que le Museo de Arte de Lima (Mali), le Museo de Arte Contemporáneo (MAC) de Lima, le Museum of Fine Arts de Houston, le Brooklyn Museum, le Phoenix Museum, le MusĂ©e du Quai Branly – Jacques Chirac, la BnF ainsi que de nombreuses collections privĂ©es au PĂ©rou, aux États-Unis et en Europe.

Javier Silva Meinel, Convento de lanchas, 2002 © Javier Silva Meinel / Galerie Younique.

Javier Silva Meinel, BrujerĂa, 1995 © Javier Silva Meinel / Galerie Younique.
























