🔊 “Juliette Agnel” La lenteur des règnes, à la galerie Clémentine de la Féronnière, du 15 janvier au 7 mars 2026
Â
“Juliette Agnel” La lenteur des règnes
à la galerie Clémentine de la Féronnière, Paris
du 27 janvier au 5 avril 2026
Galerie Clémentine de la Féronnière

PODCAST –Â Entretien avec
Juliette Agnel,Â
par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 27 janvier 2026, durĂ©e 28’50,
© FranceFineArt.
Extrait du communiqué de presse :

Juliette Agnel, Série Dahomey Spirit. Tirage fine art sur papier Hahnemühle Metallic. 40 x 53 cm. Edition de 3.© Juliette Agnel / Courtesy Galerie Clémentine de la Féronnière.

Juliette Agnel, Série Dahomey Spirit. Tirage fine art sur papier Hahnemühle Metallic. 40 x 53 cm. Edition de 3.© Juliette Agnel / Courtesy Galerie Clémentine de la Féronnière.
L’exposition présente le travail de la photographe Juliette Agnel, dont la pratique explore la frontière entre visible et invisible. À travers ses images, elle interroge les forces qui traversent la matière — minérale, végétale ou cosmique — et en révèle une dimension sensible. L’artiste ne cherche pas à reproduire le réel, mais à dévoiler ce qui l’habite : énergies, mémoires et présences discrètes.
Des nécropoles soudanaises au Groenland, en passant par la Martinique, Juliette Agnel saisit la puissance géologique et végétale des paysages et la manière dont l’humain s’y inscrit.
Les séries présentées — Fôret-Ancêtres, Dahomey Spirit, Grotte de glace, La Main de l’enfant — ainsi qu’une série inédite, dont de nouvelles images issues d’une collection minéralogique, prolongent cette exploration en montrant comment la matière conserve les traces du temps.
En réunissant ces ensembles, l’exposition révèle la cohérence d’une démarche qui questionne notre place dans le vivant. Juliette Agnel nous invite à ralentir, à écouter les vibrations du monde et à reconnaître, dans les formes les plus modestes comme dans les paysages les plus vastes, la présence d’un invisible qui traverse la terre et le cosmos.
À cette occasion Maison CF publie, avec le soutien de Van Cleef & Arpels, le livre d’artiste Roches, qui s’inscrit dans la suite de Juliette Agnel, Silex (éd. Maison CF, 2022). Ce livre en forme de leporello a été publié à la suite de l’exposition de Juliette Agnel, « La susceptibilité des Roches », organisée par Photo Days, du 6 au 30 novembre 2025, en parallèle de l’exposition « Rêveries de pierres, poésie et minéraux de Roger Caillois » du 6 novembre 2025 au 29 mars 2026, à L’École des Arts Joailliers, Hôtel Merci-Argenteau, 16 bis, boulevard Montmartre, 75009 Paris.

Juliette Agnel, La susceptibilité des roches. Tirage fine art sur papier Hahnemühle Metallic. 70 x 56 cm, Edition de 3. © Juliette Agnel / Courtesy Galerie Clémentine de la Féronnière.

Juliette Agnel, Série Fôret-Ancêtres. Tirage fine art sur papier baryté. 160 x 120 cm. Edition de 3. © Juliette Agnel / Courtesy Galerie Clémentine de la Féronnière.

Juliette Agnel, Grotte de glace, 2024. Tirage fine art sur papier Hahnemühle ultrasmooth. 90 x 60 cm. Edition de 3. © Juliette Agnel / Courtesy Galerie Clémentine de la Féronnière.
Biographie
Née en 1973, Juliette Agnel a fait des études d’arts plastiques et d’ethno-esthétique à l’université Paris 1-Panthéon Sorbonne et aux Beaux-Arts de Paris. Dans les années 1990, elle suit les cours de l’africaniste Jean-Louis Paudrat, se passionne pour Marcel Griaule et Michel Leiris ainsi que pour les expéditions en Chine de Victor Segalen qui lui donnent le goût du voyage. Une rencontre avec le réalisateur et ethnologue Jean Rouch l’amène sur les routes de l’Afrique pendant plus de dix ans.
Deux séries photographiques, Laps, fondé sur l’usage du film Super 8 puis Les Éblouis, pour laquelle elle fabrique une camera obscura numérique afin de réaliser un ensemble de portraits, la conduisent à appréhender le flou et l’aléatoire comme possibles traductions de la mémoire des hommes.
Une nuit de 2016, en Espagne, la sensation d’être immergĂ©e dans le ciel Ă©toilĂ© du dĂ©sert des Bardenas rĂ©active en elle une expĂ©rience fondatrice vĂ©cue dans les plateaux du pays Dogon quelques annĂ©es auparavant : celle du lien indĂ©fectible de l’homme Ă la nature. En dĂ©coule la sĂ©rie des Nocturnes fabriquĂ©es en deux temps – de nuit, l’observation et la photographie des Ă©toiles et de jour, celles du paysage dĂ©sertique – et exposĂ©es dans des caissons lumineux notamment lors des Rencontres d’Arles et de la FIAC en 2017. Le travail rĂ©alisĂ© devient le point de dĂ©part d’autres sĂ©ries telles que La lune noire et La grande montagne.
Par la suite, des ruines des nécropoles soudanaises aux monts d’Arrée en passant par le Groenland, la photographe voyageuse capte le rapport de l’humain à la puissance géologique ou végétale des paysages. Sa série La main de l’enfant consacrée aux grottes préhistoriques d’Arcy-sur-Cure a été exposée aux Rencontres d’Arles à l’été 2023. La meme année le prix Nièpce Gens d’images est attribué à Juliette Agnel.
L’art chez Juliette Agnel tient à cette relation du réel à l’invisible, à un absolu qui nous dépasse et nous pousse à interroger les fondements de notre humanité. Pour elle, il s’agit de poursuivre inlassablement la même quête en observant ces forces qui nous entourent mais que nous ne voyons pas : « saisir ce qui nous unit en profondeur, en rappelant que le petit corps d’Homme est un fragment signifiant du cosmos ».














