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“TempĂȘtes et naufrages”
de Vernet Ă  Courbet

au Musée de la Vie Romantique, Paris

Ă  rĂ©ouverture des musĂ©es et jusqu’à la fin de l’étĂ©

Musée de la Vie Romantique

PODCAST - Interview de Gaëlle Rio, directrice du musée de la Vie romantique et commissaire de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 1er avril 2021, durée 17'59". © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de GaĂ«lle Rio, directrice du musĂ©e de la Vie romantique et commissaire de l’exposition,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 1er avril 2021, durĂ©e 17’59, © FranceFineArt.


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© Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, visite de l’exposition avec GaĂ«lle Rio, le 1er avril 2021.

Ferdinand Victor Perrot, (1808-1841), Sauvetage d'un bateau de pĂȘche basbreton par le "Neptune", navire danois, sur les cĂŽtes de la Basse-Bretagne, 1835, huile sur toile, MusĂ©e des Beaux-Arts de Nantes, Nantes, France, N°75 © Alain Guillard / MusĂ©e d'arts de Nantes.
Ferdinand Victor Perrot, (1808-1841), Sauvetage d’un bateau de pĂȘche basbreton par le « Neptune », navire danois, sur les cĂŽtes de la Basse-Bretagne, 1835, huile sur toile, MusĂ©e des Beaux-Arts de Nantes, Nantes, France, N°75 © Alain Guillard / MusĂ©e d’arts de Nantes.
Joseph Vernet, (1714-1789), Le Naufrage, inv. 2019.1.18, DĂ©pĂŽt de l'État de 1898, transfert de propriĂ©tĂ© de l'État Ă  la ville de Troyes, 2019, huile sur toile, 76 x 101 cm, MusĂ©e des Beaux-Arts et d’ArchĂ©ologie, Troyes. Photo Carole Belle, Ville de Troyes.
Joseph Vernet, (1714-1789), Le Naufrage, inv. 2019.1.18, DĂ©pĂŽt de l’État de 1898, transfert de propriĂ©tĂ© de l’État Ă  la ville de Troyes, 2019, huile sur toile, 76 x 101 cm, MusĂ©e des Beaux-Arts et d’ArchĂ©ologie, Troyes. Photo Carole Belle, Ville de Troyes.
Paul Huet, (1803-1869), Brisants à la pointe de Granville (Manche), vers 1852, huile sur toile, 68 x 103 cm Musée du Louvre, département des peintures, Paris, France. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda.
Paul Huet, (1803-1869), Brisants à la pointe de Granville (Manche), vers 1852, huile sur toile, 68 x 103 cm Musée du Louvre, département des peintures, Paris, France. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda.
Pierre-Émile BerthĂ©lĂ©my, (1818-1894), Naufrage sur la cĂŽte bretonne, 1851, huile sur toile, 93,3 x 72 x 2,5 cm, MusĂ©e de Morlaix © MusĂ©e de Morlaix, MusĂ©e de France.
Pierre-Émile BerthĂ©lĂ©my, (1818-1894), Naufrage sur la cĂŽte bretonne, 1851, huile sur toile, 93,3 x 72 x 2,5 cm, MusĂ©e de Morlaix © MusĂ©e de Morlaix, MusĂ©e de France.
Louis-Philippe Crépin, (1772-1851), Sauvetage de la gabare l'Alouette, 1822, huile sur toile, 38.5 x 46 cm, Musée national de la Marine, Paris, France, N°64 © Musée national de la Marine / P. Dantec.
Louis-Philippe CrĂ©pin, (1772-1851), Sauvetage de la gabare l’Alouette, 1822, huile sur toile, 38.5 x 46 cm, MusĂ©e national de la Marine, Paris, France, N°64 © MusĂ©e national de la Marine / P. Dantec.
ThĂ©odore GĂ©ricault, (1791-1824), Le Radeau de la MĂ©duse (quatriĂšme esquisse dite esquisse Bessonneau), vers 1818 - 1819, huile sur toile, 37,5 x 51,5 x 2 cm, MusĂ©e des Beaux-Arts d’Angers, Angers, France.
ThĂ©odore GĂ©ricault, (1791-1824), Le Radeau de la MĂ©duse (quatriĂšme esquisse dite esquisse Bessonneau), vers 1818 – 1819, huile sur toile, 37,5 x 51,5 x 2 cm, MusĂ©e des Beaux-Arts d’Angers, Angers, France.
Pierre-Emile BerthĂ©lĂ©my (1818-1894), AprĂšs la TempĂȘte, huile sur toile, 128 x 210 cm, MusĂ©e des Beaux-Arts de Rouen © C. Lancien, C. Loisel / RĂ©union des MusĂ©es MĂ©tropolitains Rouen Normandie.
Pierre-Emile BerthĂ©lĂ©my (1818-1894), AprĂšs la TempĂȘte, huile sur toile, 128 x 210 cm, MusĂ©e des Beaux-Arts de Rouen © C. Lancien, C. Loisel / RĂ©union des MusĂ©es MĂ©tropolitains Rouen Normandie.
Louis Garneray, (1783 –1857), Le NaufragĂ©, vers 1800, huile sur toile, 82 x 100 cm, MusĂ©e des beaux-arts de Brest . © MusĂ©e des Beaux-Arts de Brest MĂ©tropole.
Louis Garneray, (1783 –1857), Le NaufragĂ©, vers 1800, huile sur toile, 82 x 100 cm, MusĂ©e des beaux-arts de Brest . © MusĂ©e des Beaux-Arts de Brest MĂ©tropole.
Ary Scheffer, (1795-1858), La TempĂȘte, vers 1820, huile sur toile, 35,5 x 51,5 cm. MusĂ©e de la Vie romantique, Paris. © MusĂ©e de la Vie romantique / Roger-Viollet.
Ary Scheffer, (1795-1858), La TempĂȘte, vers 1820, huile sur toile, 35,5 x 51,5 cm. MusĂ©e de la Vie romantique, Paris. © MusĂ©e de la Vie romantique / Roger-Viollet.
Victor Hugo, (1802-1885), Les Travailleurs de la mer : Naufrage, entre 1864 et 1866, dessin, 53,5 x 41,5 cm, BibliothĂšque nationale de France – Manuscrits, Paris. © BibliothĂšque nationale de France, Paris.
Victor Hugo, (1802-1885), Les Travailleurs de la mer : Naufrage, entre 1864 et 1866, dessin, 53,5 x 41,5 cm, BibliothĂšque nationale de France – Manuscrits, Paris. © BibliothĂšque nationale de France, Paris.

Extrait du communiquĂ© de presse :



Commissariat :
Gaëlle Rio, directrice, musée de la Vie romantique





Le musĂ©e de la Vie romantique invite Ă  dĂ©couvrir une thĂ©matique emblĂ©matique et fascinante de la premiĂšre moitiĂ© du XIXe siĂšcle et l’une des plus puissantes sources d’inspiration de l’univers romantique : les tempĂȘtes et naufrages. Cette exposition souhaite ouvrir la programmation du musĂ©e au-delĂ  de ses collections centrĂ©es sur la vie parisienne des salons en explorant la diversitĂ© picturale du romantisme et en mettant en lumiĂšre ce nouveau regard portĂ© sur la nature et les paysages maritimes comme reflet de l’ñme romantique.


À travers une sĂ©lection d’une soixantaine d’oeuvres – peintures, dessins, estampes, manuscrits – de plus de trente artistes des XVIIIe et XIXe siĂšcles, cette exposition embarque le visiteur dans un rĂ©cit vivant et illustrĂ© de la tempĂȘte maritime, depuis le dĂ©chaĂźnement des Ă©lĂ©ments jusqu’aux consĂ©quences souvent dramatiques du naufrage et de la perte avant le retour au calme en mer et sur terre.



La mer, par sa dĂ©mesure et sa violence, fait Ă©cho aux tourments intĂ©rieurs des artistes qui s’emparent des motifs de coups de vent, de nuages menaçants, de vagues se brisant sur des rĂ©cifs, de navires en perdition et de personnages en danger afin de crĂ©er des mises en scĂšne sublimes et dramatiques. Ce vĂ©ritable spectacle des Ă©lĂ©ments dĂ©chaĂźnĂ©s dĂ©voile aussi toute une palette de sentiments exacerbĂ©s comme la terreur, le courage ou l’admiration devant la force et la beautĂ© de la nature.



GrĂące Ă  une scĂ©nographie originale, le parcours s’organise en trois parties: Aux sources de la reprĂ©sentation de la tempĂȘte – Le spectacle de la tempĂȘte en pleine mer, au coeur du romantisme – AprĂšs la tempĂȘte : Ă©paves et naufragĂ©s. Au cĂŽtĂ© de tableaux et dessins de Joseph Vernet, ThĂ©odore GĂ©ricault, ThĂ©odore Gudin, EugĂšne Isabey, EugĂšne Boudin ou Gustave Courbet, rĂ©sonnent les Ă©crits tempĂ©tueux de Denis Diderot, Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Alphonse de Lamartine, Victor Hugo et Jules Michelet ainsi que les crĂ©ations musicales de Ludwig van Beethoven, Franz Liszt ou Richard Wagner.



En Ă©cho aux oeuvres prĂ©sentĂ©es, une sĂ©lection de textes littĂ©raires avec la voix de Guillaume Gallienne de la ComĂ©die-Française et une bande sonore conçue par la MĂ©diathĂšque musicale de Paris viennent complĂ©ter le parcours. Cette exposition s’accompagne Ă©galement d’une riche programmation culturelle, d’animations et de dispositifs de mĂ©diation comme un voyage olfactif contĂ©, un parcours de visite pour les enfants, des visites guidĂ©es et des ateliers thĂ©matiques qui inviteront le public du musĂ©e de la Vie romantique Ă  explorer cet imaginaire de la tempĂȘte Ă  la fois effrayant et sublime.


Pour accompagner l’exposition TempĂȘtes et naufrages. De Vernet Ă  Courbet, un catalogue est publiĂ© aux Ă©ditions Paris MusĂ©es.






Parcours de l’exposition



PrĂ©sentĂ©e dans les deux ateliers, l’exposition TempĂȘtes et naufrages. De Vernet Ă  Courbet, embarque le visiteur dans un rĂ©cit vivant et illustrĂ© de la tempĂȘte maritime, et invite Ă  dĂ©couvrir une soixantaine d’oeuvres – peintures, dessins, estampes, manuscrits – de plus de trente artistes des XVIIIe et XIXe siĂšcle.

Le parcours s’organise en trois parties correspondant aux trois espaces du musĂ©e dĂ©volus aux expositions temporaires : Aux sources de la reprĂ©sentation de la tempĂȘte – Le spectacle de la tempĂȘte en pleine mer – AprĂšs la tempĂȘte : Ă©paves et naufragĂ©s.





1. AUX SOURCES DE LA REPRÉSENTATION DE LA TEMPÊTE

C’est Ă  partir du XVIIIe siĂšcle que les tempĂȘtes et les naufrages deviennent l’un des sujets incontournables des peintures de marine. Alors que les voyages et le commerce maritime se dĂ©veloppent et que les conditions de navigation s’amĂ©liorent, la mer en furie fournit un Ă©lĂ©ment de dĂ©cor, prĂ©texte Ă  un rĂ©pertoire des Ă©motions, et satisfait l’engouement croissant pour les catastrophes naturelles. Les artistes s’inspirent avant tout des rĂ©cits bibliques pour reprĂ©senter l’impuissance de l’homme face Ă  la violence de la nature. Les compositions de Paul Rubens, de Jean-Jacques Monanteuil et de John Martin, vĂ©ritables mises en scĂšne dramatiques de la colĂšre et du chĂątiment divin, associent la curiositĂ© scientifique Ă  la mĂ©ditation sur la fragilitĂ© humaine.


Dans la lignĂ©e d’Adrien Manglard, c’est avec Joseph Vernet, peintre de marines du roi Louis XV, que les scĂšnes de tempĂȘtes et d’orages deviennent un genre Ă  part entiĂšre. À partir d’une observation prĂ©cise de la nature, Vernet recompose un naufrage idĂ©al, selon une mise en scĂšne thĂ©Ăątrale, appuyĂ©e sur une gestuelle outrĂ©e et une atmosphĂšre apocalyptique. Jean Pillement et Philippe Jacques de Loutherbourg figurent eux aussi, dans des compositions imaginaires, l’homme confrontĂ© Ă  une nature impĂ©tueuse. Leurs oeuvres annoncent le goĂ»t du sublime dans l’esthĂ©tique romantique des premiĂšres dĂ©cennies du XIXe siĂšcle.


Les peintres romantiques de la fin du XVIIIe siĂšcle s’inspirent de cĂ©lĂšbres rĂ©cits littĂ©raires de tempĂȘtes et de naufrages qui rĂ©sonnent avec le monde intĂ©rieur tumultueux de leurs hĂ©ros. Louis Boulanger traduit en peinture la tragĂ©die Le Roi Lear de William Shakespeare dans laquelle le hĂ©ros Ă  la dĂ©rive, accompagnĂ© de son fou, s’avance dans la lande et apostrophe le ciel. Un des plus cĂ©lĂšbres rĂ©cits dramatiques de tempĂȘte est celui dĂ©crit par le Havrais Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre en 1788, dans sa pastorale Paul et Virginie. L’auteur s’inspire du naufrage du Saint-GĂ©ran, survenu au mois d’aoĂ»t 1744 au large de l’üle de France (actuelle Ăźle Maurice), pour imaginer la tragique disparition en mer de son hĂ©roĂŻne.


VĂ©ritable succĂšs littĂ©raire, ce rĂ©cit d’une passion mariant la vertu, le sublime et le funĂšbre engendre une iconographie abondante durant tout le XIXe siĂšcle.


Parmi les poĂštes des tempĂȘtes, Victor Hugo occupe une place Ă  part. Ses premiers voyages entrepris sur les cĂŽtes de la Manche et de la mer du Nord, suivis de vingt annĂ©es d’exil Ă  Jersey puis Guernesey, exercent une influence notable sur sa pensĂ©e et son oeuvre. En 1864, il entreprend l’écriture de son grand roman maritime, Les Travailleurs de la mer, dans lequel il raconte le naufrage du bateau Ă  vapeur La Durande. L’art graphique vient relayer l’Ɠuvre littĂ©raire, tĂ©moignant de l’envoĂ»tement terrifiant et sublime des bords de mer Ă©prouvĂ© par l’artiste.





2. LE SPECTACLE DE LA TEMPÊTE EN PLEINE MER

À la diffĂ©rence de Joseph Vernet et ses Ă©mules, qui peignaient des naufrages depuis la cĂŽte, les artistes romantiques, Ă©pris de drame, nous transportent en pleine mer. Ils reprĂ©sentent cette « mer spectacle », selon la formule de l’historien des sensibilitĂ©s Alain Corbin, qui procure toute une gamme d’émotions et avant tout le plaisir d’avoir peur Ă  la regarder dĂ©chaĂźnĂ©e. Joseph Mallord William Turner, le peintre de la marine ThĂ©odore Gudin ainsi que Paul Huet, considĂ©rĂ© comme le grand rĂ©novateur du paysage romantique, excellent Ă  figurer de terribles tempĂȘtes maritimes, dĂ©nuĂ©es de prĂ©sence humaine et destinĂ©es Ă  un public avide d’intempĂ©ries.


Les tableaux de Johan Barthold Jongkind et d’EugĂšne Boudin, inscrits pourtant dans la filiation de ThĂ©odore Gudin et d’EugĂšne Isabey, annoncent les prĂ©mices de l’impressionnisme par leur exĂ©cution plus libre et plus abstraite des formes, de la couleur et de la lumiĂšre. Gustave Courbet rompt quant Ă  lui radicalement avec cette connotation romantique de la tempĂȘte, incompatible avec ses exigences naturalistes. Il donne une vision puissante et inquiĂ©tante de la mer orageuse, traduisant la sauvagerie et l’archaĂŻsme des forces naturelles.


Au cĂŽtĂ© de ces paysages quasi irrĂ©els cĂ©lĂ©brant la toute-puissance de la nature, ThĂ©odore GĂ©ricault, EugĂšne Isabey ou Louis Garneray s’inspirent de faits divers Ă  sensation pour leurs scĂšnes de naufrages contemporains dans lesquelles les mĂąts brisĂ©s, les navires fracassĂ©s et les rescapĂ©s dĂ©sorientĂ©s participent de cette dramaturgie romantique de la catastrophe.




3. APRÈS LA TEMPÊTE : ÉPAVES ET NAUFRAGÉS

Les artistes n’imaginent pas figurer une tempĂȘte sans navire en dĂ©tresse et sans naufrage, et les oeuvres d’EugĂšne Isabey et Pierre-Émile BerthĂ©lĂ©my rappellent que la tempĂȘte est source de profits pour certaines populations du littoral, contrebandiers ou naufrageurs, dont les pratiques illicites sĂ©duisent les romantiques. En rĂ©action Ă  ces usages, le mouvement humanitaire qui naĂźt en 1825 Ă  Boulogne encourage le dĂ©veloppement du sauvetage et proscrit le pillage des Ă©paves.

AprĂšs le tumulte occasionnĂ© par la tempĂȘte, il reste les navires en perdition Ă©voquĂ©s par Louis- Philippe CrĂ©pin et Ferdinand Perrot, les Ă©paves Ă©chouĂ©es sur le sable figurĂ©es par Isabey et BerthĂ©lĂ©my ainsi que le corps inanimĂ© d’un naufragĂ© rejetĂ© par les flots dessinĂ© par François Nicolas Feyen-Perrin. Le thĂšme de la femme noyĂ©e, brillamment mis en scĂšne par Joseph Vernet, est repris tout au long du XIXe siĂšcle, depuis les variantes morbides de ThĂ©odore GĂ©ricault, Paul Huet et Jean-Baptiste Carpeaux jusqu’à celle teintĂ©e d’érotisme de Jules Garnier.

Tandis que la tempĂȘte romantique jette ses derniers feux dans la deuxiĂšme moitiĂ© du XIXe siĂšcle, apparaĂźt le sujet de la veuve Ă©plorĂ©e et de l’orphelin. Dans les tableaux d’Ary Scheffer et d’Évariste Luminais, la tragĂ©die humaine des disparitions en mer et l’expression exacerbĂ©e du sentiment de perte l’emportent sur les tourments de la nature. Le drame romantique fait place au pathĂ©tique et au sentimentalisme.