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🔊 “Zone franche” à l’Institut des Cultures d’Islam, Paris, du 3 février au 1er août 2021

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“Zone franche”

à l’Institut des Cultures d’Islam, Paris

du 3 février au 1er août 2021

Institut des Cultures d’Islam

PODCAST - IInterview de Baptiste Rabichon & Fabrice Laroche,
par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 17 mars 2021, durée 19’50. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de StĂ©phanie Chazalon, directrice gĂ©nĂ©rale de l’Institut des Cultures d’Islam, et de BĂ©rĂ©nice Saliou, directrice artistique Ă  l’Institut des Cultures d’Islam et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 24 mars 2021, durée 30’51, © FranceFineArt.


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Zone franche
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© Anne-Frédérique Fer, visite de l’exposition avec Baptiste Rabichon & Fabrice Laroche, le 17 mars 2021.

Randa Maroufi, Bab Sebta, Film 2010. Barney Production et Mont Fleury Production. Nominé pour le Prix du meilleur court-métrage aux Césars 2021.
Randa Maroufi, Bab Sebta, Film 2010. Barney Production et Mont Fleury Production. Nominé pour le Prix du meilleur court-métrage aux Césars 2021.
Hicham Gardaf, Friction, Tanger, 2018. Courtesy Hicham Gardaf - Galerie 127.
Hicham Gardaf, Friction, Tanger, 2018. Courtesy Hicham Gardaf – Galerie 127.
Jean David Nkot, PO. BOX Surface technician. 2019. Encre, acrylique et posca sur toile.
Jean David Nkot, PO. BOX Surface technician. 2019. Encre, acrylique et posca sur toile.

Extrait du communiquĂ© de presse :


commissariat :

INSTITUT DES CULTURES D’ISLAM [Paris, France]

Co-commissaire et directrice artistique : Bérénice Saliou


DOUAL’ART [Douala, Cameroun]

Co-commissaire et présidente : Princesse Marilyn Douala Manga Bell


THINK TANGER [Tanger, Maroc]

Co-commissaires et directeurs artistiques : Hicham Bouzid et Amina Mourid




l’Institut des Cultures d’Islam prĂ©sente l’exposition Zone Franche et le Quartier GĂ©nĂ©ral Paris – Goutte d’Or, en partenariat avec Think Tanger et doual’art, dans le cadre de la Saison Africa2020.


Edito par StĂ©phanie Chazalon, Directrice gĂ©nĂ©rale de l’ICI

Zone Franche est une aventure collective, le fruit d’une rencontre entre trois structures artistiques situées au Cameroun, au Maroc et en France, animées par un même désir d’interagir avec le territoire qui les accueille.

C’est à partir de ces contextes locaux et des témoignages d’une centaine d’acteurs de proximité – artistes, commerçants, associations – que doual’art, Think Tanger et l’Institut des Cultures d’Islam ont co-créé une exposition prenant la forme d’un espace poétique et symbolique autonome. À rebours de l’enclave qu’elle désigne habituellement, cette Zone Franche explore le mouvement des voyageurs, des marchandises et des imaginaires par-delà les limites matérielles ou invisibles.

Pendant six mois, l’Institut des Cultures d’Islam devient également le Quartier Général Paris – Goutte d’Or de la saison Africa2020. La programmation pluridisciplinaire de ce centre culturel panafricain temporaire propose une cinquantaine d’événements mettant à l’honneur les artistes du continent et leur regard sur le monde : contes, concerts, danse, films, conférences, ateliers de pratique artistique et visites thématiques du quartier, sans oublier les ciné-goûters et activités pour le jeune public.

Enfin, mĂŞme si les conditions sanitaires devaient retarder l’ouverture de nos espaces, l’exposition Zone Franche ainsi qu’une partie des rendez-vous du QG, seront Ă  dĂ©couvrir dès le 3 fĂ©vrier sur  http://www.ici.paris

Malala Andrialavidrazana, Figures 1937, Lignes télégraphiques et sous-marines.
Malala Andrialavidrazana, Figures 1937, Lignes télégraphiques et sous-marines.
Saidou Dicko, La princesse du dimanche, 2020. Aquarelle sur papier.
Saidou Dicko, La princesse du dimanche, 2020. Aquarelle sur papier.




Les axes de l’exposition

Ce(ux) qui traverse(nt) les frontières

Pour pĂ©nĂ©trer dans Zone Franche, il convient d’abord de changer ses €uros contre des Afros. Utopie artistique imaginĂ©e par Mansour Ciss, cette monnaie panafricaine qui circule au sein de l’Institut des Cultures d’Islam, invite d’emblĂ©e Ă  questionner les systèmes hĂ©ritĂ©s du colonialisme. Dans cette logique, Malala Andrialavidrazana et Fatiha Zemmouri soulignent le caractère arbitraire de l’outil cartographique, au service de visions du monde divergentes. Jean-David Nkot fait le parallèle entre migrations contemporaines et dĂ©veloppement urbain pour repenser la notion de progrès. SaĂŻdou Dicko et Mohamed Arejdal rendent hommage aux peuples nomades du Sahel, en nous interpellant sur la disparition des modes de vie traditionnels. Enfin, Salim Bayri invite les visiteurs Ă  rĂ©ussir un parcours migratoire vers l’Europe, dans un jeu vidĂ©o plein d’ironie.



Dans les interstices de la mondialisation

L’exposition interroge des pratiques informelles qui se glissent dans les interstices de la mondialisation, comme autant de mécanismes de survie. Sabrina Belouaar souligne le combat et la résilience des femmes pratiquant la vente à la sauvette de bijoux dans les rues d’Alger. Hicham Gardaf met en évidence l’important phénomène de construction spontanée d’habitats plus ou moins précaires qui se développent aux marges de la ville de Tanger, métamorphosée par un plan d’urbanisation massif. Tandis que Randa Maroufi s’intéresse aux protagonistes d’un important phénomène de contrebande à la frontière du Maroc et de l’Espagne, Mariam Abouzid Souali dénonce le grand jeu de l’oie du capitalisme et pose la question : quand c’est gratuit, c’est qui le produit ?



Connexions immatérielles

La troisième partie de l’exposition ouvre le champ des possibles et atteste de l’infinie capacité de l’homme à se réinventer. L’âpreté de l’environnement immédiat s’y dissout au profit d’autres mondes, lointains ou rêvés, comme dans la constellation généalogique tissée par Smaïl Kanouté ou le paysage poétique dessiné par Chourouk Hriech à partir de références à Tanger, Douala et Paris. Chez Salifou Lindou,les objets de culte et les mélodies voyagent, changeant de registres, d’usages et de sens. Un parcours visuel et sonore du Cercle Kapsiki intitulé Les Fables du Calao fait enfin déborder l’exposition dans les rues de Barbès La Goutte d’Or. Les oiseaux colorés perchés ici et là guident le visiteur sur la piste des innombrables langues qui façonnent le quartier, mettant à l’honneur leurs musicalités.



Une méthodologie immersive à découvrir

Pour construire Zone Franche, des workshops ont Ă©tĂ© organisĂ©s Ă  Tanger, Douala et Paris entre novembre 2019 et janvier 2020, rĂ©unissant les trois structures partenaires et plus d’une centaine d’acteurs locaux. Cette mĂ©thodologie expĂ©rimentale et prospective se matĂ©rialise dans la dernière partie de l’exposition. Les tĂ©moignages d’artistes, Ă©crivains, commerçants ou reprĂ©sentants d’associations engagĂ©es dans la production et la diffusion internationale de bien matĂ©riels ou immatĂ©riels, tissent un rĂ©seau numĂ©rique de territoires mouvants et interconnectĂ©s qui plongent le visiteur dans la dynamique des Ă©changes et des rĂ©flexions qui ont nourri le projet.



Le parcours dans la ville Les fables du calao

Dans le prolongement de l’axe « Connections immatérielles », le parcours visuel et sonore Les fables du calao, déborde des murs de l’ICI pour investir l’espace urbain. Pendant trois mois de résidence, les artistes du Cercle Kapsiki vont à la rencontre des habitants de Barbès-Château Rouge pour mettre à l’honneur la fluidité et la musicalité des langues parlées dans ce quartier, façonné par les flux et les échanges avec le continent africain. Une quinzaine de points d’écoute sont matérialisées par des calaos en résine colorée, perchés dans des lieux emblématiques de la Goutte d’Or. Ce parcours d’une heure à découvrir via une application pour smartphone débute à l’ICI Léon, où des audio guides sont aussi à disposition des visiteurs. Un projet co-produit par l’ICI et le collectif MU dans le cadre d’«Embellir Paris », en partenariat avec la Cité Internationale des Arts et la Villa Belleville. Près d’un tiers des oeuvres de Zone Franche sont des productions inédites, fruit d’un dialogue poussé avec les artistes et d’une volonté de soutien à la création.