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“Le repas des magiciennes“

dessins de Hélène Bremond

du 18 juillet au 28 août 2014.

PODCAST - Interview de l'artiste Hélène Bremond

PODCAST Interview de l’artiste Hélène Bremond

par Anne-Frédérique Fer, à Sainte-Croix de Caderle, le 17 juillet 2014, durée 14’51 ». © FranceFineArt.

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©Pierre Normann Granier, vernissage de l’exposition.

Hélène Bremond, 05 du n° 40030, fusain sur papier de soie, 70x100 cm, 2014.
Hélène Bremond, 05 du n° 40030, fusain sur papier de soie, 70×100 cm, 2014.
Hélène Bremond, tête 25 du n° 40030, fusain sur papier de soie, environ 38x46 cm, 2014.
Hélène Bremond, tête 25 du n° 40030, fusain sur papier de soie, environ 38×46 cm, 2014.
Hélène Bremond, 09 du n° 40030, fusain sur papier de soie, 70x100 cm, 2014.
Hélène Bremond, 09 du n° 40030, fusain sur papier de soie, 70×100 cm, 2014.

Du quotidien à l’écriture, voilà le questionnement de Hélène Bremond. Mais quel quotidien ?

Notre vie dépendant de cette nourriture achetée sous la forme aseptisée et décidée, par un formalisme politiquement correct, l’artiste en rend compte. Le sujet est difficile, la mise en danger est permanente… ici la mort ne s’apprivoise pas.

J’ai suivi, cautionné, photographié ce projet artistique depuis sa toute première origine. Et si la violence organisée, c’est à dire sociétale et politique m’a toujours fasciné, dans le travail d’Hélène il n’en est rien. Nous nous connaissons depuis plus de 40 ans et je sais qu’elle est la personne la plus douce que j’ai rencontrée. Nulle morbidité confuse dans cette démarche, juste la vie telle que nous devrions la percevoir !

Le choix de ce papier de soie si fin, si transparent et du fusain si noir, s’oppose à la carcasse de l’animal saturée par les différents blancs et bruns. Ce paradoxe engendre la poésie, la violence du dessin ne faillit pas, et par notre lecture la vie de l’agneau se déploie dans l’espace du papier.

La même taille, la proportion exacte, la trace brune et sombre du sang séché se confondant avec le charbon du fusain, tout redonne existence à l’animal. Seule l’empreinte des cordons liant les pattes laisse discerner la mort, l’horreur. Notre regard se surprendra à passer de l’animal aux cordons, sans comprendre ce qui est le plus important, le fait que l’animal soit présent parce qu’il est prisonnier ou redevienne libre et puisse disparaître du papier.


Pierre Normann Granier, juillet 2014.


remerciements à :
Centre d’Art Jean-Marie Granier
Michel Glaise, compagnie de spectacle “Tango & Cie
Isis Olivier.


© Pierre Normann Granier