🔊 “Eva Gonzalès” Parcours d’une artiste libre, au Petit Palais, du 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027
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“Eva Gonzalès” Parcours d’une artiste libre
au Petit Palais, Paris
du 15 septembre 2026 au 24 janvier 2027

PODCAST –Â Entretien avec
Stéphanie Cantarutti,
conservatrice en chef du patrimoine chargĂ©e des peintures modernes (1800-1890) du Petit PalaisÂ
et co-commissaire de l’exposition,
par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 21 septembre 2026, durĂ©e 17’12,
© FranceFineArt.
Extrait du communiqué de presse :

Eva Gonzalès, L’Alcôve, v.1875-1878. Huile sur toile, 46,5 x 38,4 cm. Collection particulière.

Eva Gonzalès, Le Chapeau bleu, v. 1875-1876. Huile sur toile, 15 × 11,5 cm. Collection particulière. © 2026 Christie’s Images Limited.

Eva Gonzalès, La Fenêtre, v. 1865-1870. Huile sur toile, 53,34 x 43,5 cm. Denver Art Museum. Painting and Sculpture Department acquisition funds with additional funds from Friends of Painting and Sculpture. Photograph courtesy of the Denver Art Museum.

Eva Gonzalès, Le Moineau, v. 1865-1870. Huile sur toile, 65,5 x 50,5 cm. . Collection particulière. © 2018 Christie’s Images Limited.
Commissariat général :
Annick Lemoine, présidente de l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie, ancienne directrice du Petit Palais.
Commissariat scientifique :
Stéphanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine, chargée des peintures modernes (1800-1890) du Petit Palais
Fleur Roos Rosa de Carvalho, conservatrice en chef, responsable des arts graphiques, Van Gogh Museum, Amsterdam
Le Petit Palais présente une monographie inédite consacrée à la peintre Eva Gonzalès (1847-1883), en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam. Contemporaine de Mary Cassatt et de Berthe Morisot, auxquelles elle est souvent associée, Eva Gonzalès n’a pourtant jamais fait l’objet d’une rétrospective d’envergure, ni en France ni à l’international. Mais qui est donc cette femme artiste ? Comment en finir avec la vision romanesque qui a très tôt accompagné sa vie et son oeuvre ? N’est-elle que la seule élève d’Édouard Manet, l’une des figures d’avant-garde les plus sulfureuses de l’époque ? L’exposition met en lumière une oeuvre subtile servie par une touche fluide et lumineuse. Gonzalès puise ses sujets dans son cercle familial et amical, saisi dans son quotidien bourgeois.
RĂ©unissant près de 100 oeuvres – peintures, pastels et gravures – dans un parcours chronologique, cette exposition est la première Ă renouer avec l’ampleur de la rĂ©trospective posthume de l’artiste organisĂ©e en 1885, deux ans après sa mort.
L’oeuvre de l’artiste Ă©tant dissĂ©minĂ©e dans le monde entier, de prestigieux prĂŞteurs institutionnels, amĂ©ricains et europĂ©ens (Denver Art Museum, Dallas Museum of Art, The Art Institute de Chicago, National Gallery de Londres, Kunsthalle de BrĂŞme, MusĂ©e d’Orsay notamment) et de nombreuses collections privĂ©es ont gĂ©nĂ©reusement acceptĂ© de participer Ă l’exposition.
Issue d’un milieu bourgeois cultivé, Eva Gonzalès bénéficie très tôt d’un environnement propice à l’épanouissement de sa vocation artistique. Son père, Emmanuel Gonzalès, journaliste et homme de lettres reconnu, évolue au coeur de la scène artistique parisienne, tandis que sa mère, Célina Ragut, musicienne, tient un salon fréquenté par le Tout-Paris littéraire et mondain.
FormĂ©e dans l’atelier d’un portraitiste mondain, Charles Chaplin, la jeune peintre s’en affranchit rapidement pour affirmer un style personnel et sensible perceptible dans des oeuvres telles que La PsychĂ© (vers 1869-1870, National Gallery, Londres), La FenĂŞtre (vers 1865-1870, Denver Art Museum) ou Le Moineau (vers 1865-1870, collection particulière).
Sa rencontre avec Édouard Manet en 1869 marque un tournant dĂ©cisif dans son parcours : elle devient alors sa seule Ă©lève et l’un de ses modèles, tout en poursuivant avec dĂ©termination sa carrière. Comme son professeur, Eva Gonzalès expose rĂ©gulièrement au Salon entre 1870 et 1883, sans jamais rejoindre le groupe impressionniste. Elle y prĂ©sente notamment Le Clairon (1870, musĂ©e de Gajac, Villeneuve-sur-Lot) ou Une loge aux Italiens (1874, musĂ©e d’Orsay, Paris), oĂą affleure l’influence manifeste de Manet, aussi bien dans le choix des sujets que dans la libertĂ© de la touche. L’une des oeuvres les plus ambitieuses d’Eva Gonzalès, Une loge aux Italiens (1874, musĂ©e d’Orsay, Paris) s’empare d’un sujet emblĂ©matique de la vie mondaine parisienne dans une mise en scène Ă©nigmatique. Scènes d’intĂ©rieur baignĂ©es de lumière, portraits empreints de grâce et paysages peints sur les cĂ´tes normandes composent un univers pictural d’une grande finesse, comme en tĂ©moignent Jeune fille au rĂ©veil (1877-1878, Kunsthalle, BrĂŞme) ou Miss et bĂ©bĂ© (1877-1878, National Gallery of Art, Washington).
En 1879, Eva Gonzalès épouse le peintre et graveur Henri Guérard. Leur relation, nourrie d’échanges artistiques constants, témoigne d’une véritable complicité intellectuelle et affective. Sa soeur Jeanne, à la fois modèle, élève et confidente, occupe également une place essentielle dans son oeuvre. On la retrouve, représentée vêtue de la robe de mariée d’Eva Gonzalès, dans une troublante mise en abyme que vient encore accentuer le destin : quelques années après la disparition prématurée de l’artiste, Jeanne épouse à son tour Henri Guérard.
En 1883, la carrière d’Eva Gonzalès s’interrompt brutalement : elle meurt prématurément à 36 ans quelques jours après la naissance de son fils. Malgré une réception critique favorable de son vivant et une rétrospective organisée aux salons de La Vie moderne à Paris en 1885, son oeuvre tombe progressivement dans l’oubli.
Longtemps restée dans l’ombre des grands récits de la modernité, Eva Gonzalès apparaît aujourd’hui comme une figure essentielle de la peinture de son temps. Cette exposition entend lui redonner toute sa place dans l’histoire de l’art et révéler, à travers la singularité de son regard, l’éclat d’une oeuvre trop longtemps méconnue. En contrepoint, des oeuvres de Berthe Morisot, Mary Cassatt et Marie Bracquemond éclairent les trajectoires croisées de ces artistes et les conditions de leur création à la fin du XIXe siècle.
L’exposition est organisée en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam et bénéficie du soutien exceptionnel du Musée d’Orsay.

Eva Gonzalès, Le Réveil, 1877. Huile sur toile, 81,1 x 100,1 cm. Kunsthalle Bremen – Der Kunstverein in Bremen, Foto : Lars Lohrisch, Public Domain Mark 1.0.

Eva Gonzalès, La promenade à âne (Henri et Jeanne), v. 1880-1882. Courtesy of Bristol Museums & Archives / Photo David Emeney.
Parcours de l’exposition :
Introduction
Cette exposition consacrĂ©e Ă Eva Gonzalès (1847-1883), peintre et pastelliste, est l’occasion de dĂ©couvrir une artiste mĂ©connue, Ă la trajectoire fulgurante. TantĂ´t Ă©voquĂ©e selon son milieu familial, social et culturel, tantĂ´t par l’évocation de ses professeurs et des artistes impressionnistes qu’elle a cĂ´toyĂ©s, Eva Gonzalès n’avait encore jamais bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une rĂ©trospective majeure. Mais qui est donc cette femme artiste ? Comment en finir avec la vision romanesque qui a très tĂ´t accompagnĂ© sa vie et son oeuvre ? N’est-elle que la seule Ă©lève d’Édouard Manet, l’une des figures d’avant-garde les plus sulfureuses de l’époque ? Disparue prĂ©maturĂ©ment Ă 36 ans, elle rencontre très tĂ´t le succès critique, dans le domaine de la peinture et dans celui du pastel, qu’elle contribue Ă revivifier. Voir aujourd’hui rassemblĂ©es les oeuvres d’Eva Gonzalès constitue une chance rare, tant elles ont Ă©tĂ© dissĂ©minĂ©es dans le monde entier. Cette exposition est la première Ă renouer avec l’ampleur de la rĂ©trospective posthume de l’artiste organisĂ©e en 1885, deux ans après sa mort. Le choix d’une monographie s’est imposĂ© afin de rĂ©habiliter de manière juste et sincère l’artiste Eva Gonzalès et de lui rendre la place qu’elle mĂ©rite sur la scène artistique de son temps. N’étant plus uniquement perçue et dĂ©finie comme la fille de, l’élève de, l’épouse de, l’artiste femme au talent si « fĂ©minin » ou peignant « comme un homme », voilĂ qu’elle peut enfin (re)devenir elle-mĂŞme.
Mademoiselle Eva
Eva Gonzalès naît dans une famille bourgeoise qui favorise l’entrée de la jeune fille dans une carrière d’artiste. Le père, Emmanuel Gonzalès, d’origine monégasque, journaliste et littérateur bien connu de la scène artistique parisienne, est l’un des fondateurs de la Société des gens de lettres. La mère, Céline Ragut, est musicienne et tient un salon couru par le Tout-Paris littéraire. Plusieurs personnalités du temps, comme son parrain, Philippe Jourde, le directeur du journal Le Siècle ou encore le poète Théodore de Banville accompagnent ses premiers pas de peintre. C’est tout naturellement que les parents d’Eva Gonzalès acceptent son entrée dans l’atelier privé du peintre mondain Charles Chaplin en 1866. Celui-ci, célèbre pour ses portraits élégants, ses représentations féminines et ses peintures de fleurs, est l’un des maîtres préférés de la bonne société parisienne qui le charge de former à la peinture les jeunes filles de leur famille. La correspondance échangée entre Emmanuel Gonzalès et Charles Chaplin permet de comprendre la manière assez paternaliste dont le maître envisage cet apprentissage. Assez vite pourtant, la jeune artiste s’émancipe de cette tutelle et, en 1867, cesse de suivre cet enseignement.
Dans l’atelier pour dames de Charles Chaplin
De 1866 à 1867, Eva Gonzalès suit l’enseignement de Charles Chaplin, dont l’atelier est situé au 23, rue de Lisbonne, à Paris. Chaplin s’illustre alors dans le genre du portrait mondain ainsi que dans les représentations féminines gracieuses que la critique nomme ses « chaplinades ». Ses nombreuses scènes de genre et ses figures de femmes voluptueuses lui valent d’être comparé aux peintres du XVIIIe siècle, et notamment à François Boucher. De nombreuses artistes talentueuses, parmi lesquelles Louise Abbéma, Madeleine Lemaire ou encore Mary Cassatt fréquentent son atelier pour dames. L’influence de Chaplin sur Eva Gonzalès est très sensible dans les premières années de sa carrière : ses oeuvres combinant des gris argentés, des roses doux et des bleus veloutés sont très proches des oeuvres de Chaplin, que le romancier Henry James disait peintes « d’eau de rose et de gouttes de rosée ».
La rencontre avec Edouard Manet
En 1869 a lieu la rencontre dĂ©cisive entre Eva Gonzalès et le peintre Édouard Manet, qui fait prendre une orientation nouvelle Ă la carrière de la jeune artiste. Manet est alors un artiste sulfureux, rĂ©solument dĂ©cidĂ© Ă faire admettre au Salon sa peinture novatrice. Se choisir un tel maĂ®tre n’est pas alors chose aisĂ©e pour une jeune femme artiste. Lui, de son cĂ´tĂ©, est charmĂ© par la beautĂ© toute espagnole d’Eva Gonzalès, dont il admire les qualitĂ©s d’artiste. C’est d’ailleurs en peintre qu’il la reprĂ©sente dans un monumental portrait, qui devient rapidement la cible de nombreuses critiques. De 1869 jusqu’à leur dĂ©cès en 1883, les deux artistes restent très liĂ©s. Consciente de la « manetophagie » du jury du Salon et des risques qu’elle prend en s’affichant comme l’élève de Manet, Gonzalès se prĂ©sente, Ă ses dĂ©buts, comme l’élève de son premier maĂ®tre, Chaplin. NĂ©anmoins, plusieurs oeuvres prĂ©sentĂ©es ici, comme Une loge aux Italiens, L’Enfant de troupe ou la Jeune fille aux cerises tĂ©moignent de l’influence manifeste de la peinture de Manet. Gonzalès persĂ©vère comme Manet dans un dĂ©sir de reconnaissance officielle. Elle ne fait ainsi jamais partie du groupe des impressionnistes mais se fixe le but d’être admise Ă prĂ©senter ses peintures et pastels au très officiel Salon de manière rĂ©gulière, entre 1870 et 1883.
« Mademoiselle Gonzalès, que pensez-vous de M. Henri Guérard ? »
C’est un ami de la famille Gonzalès qui interpelle ainsi la jeune Eva au détour d’une lettre, lui demandant de lui confier son sentiment sur le peintre et graveur Henri Guérard. Les deux artistes s’étaient sans doute rencontrés vers 1874, au moment où Guérard pose pour Une loge aux Italiens, le grand chef-d’oeuvre de Gonzalès. Guérard a probablement été présenté à Eva Gonzalès par Édouard Manet, dont il est l’un des graveurs attitrés, ou par Emmanuel Gonzalès, qui lui demande des illustrations pour ses ouvrages. Gonzalès et Guérard se marient en 1879, après de longues fiançailles. Modèle masculin de prédilection de son épouse, Guérard interprète son oeuvre par la gravure. Cette collaboration harmonieuse, où l’artiste féminine peut compter sur le complet soutien de son époux, est assez rare pour être relevée. Elle offre en outre à l’oeuvre d’Eva Gonzalès une diffusion supplémentaire par la gravure. Quelques lettres savoureuses ont été conservées parmi leur correspondance, qui nous renseignent sur la complicité et la tendresse unissant le couple.
Dieppe et la Normandie
Au XIXe siècle, la Normandie devient un haut lieu du tourisme. Proche de Paris par le train, Dieppe fait figure de destination favorite des citadins désireux de prendre du repos au bord de la Manche. Les artistes y découvrent quant à eux des paysages inspirants. Les Gonzalès connaissent la ville pour s’y être installés pendant la guerre de 1870. Dieppe devient bientôt un lieu de villégiature récurrent pour la famille qui y séjourne plusieurs mois chaque année jusqu’au début des années 1880. Eva Gonzalès y fréquente les lieux huppés, le casino et les grands restaurants où elle retrouve ses amis parisiens. Cette vie mondaine est interrompue par des séances de travail sur le motif. Au contact des paysages de Dieppe, Honfleur ou Grandcamp, l’oeuvre d’Eva Gonzalès évolue et sa palette s’éclaircit. Ses parents et sa soeur deviennent les modèles de ses scènes de plage qui rappellent celles des artistes impressionnistes.
Tracer son chemin
Les années 1870 et le début des années 1880 permettent à Eva Gonzalès de s’affirmer. Synthétisant les enseignements de Chaplin et de Manet, elle parvient à imposer son propre style. Aisément reconnaissable, sa soeur Jeanne devient quasiment son unique modèle, endossant tous les rôles. Gonzalès crée, autour de cette personnalité qu’elle connaît bien, des héroïnes différentes, au même visage. Le thème de la femme à sa toilette, par lequel elle nous fait pénétrer dans l’intimité de Jeanne, devient un motif récurrent. De manière générale, Eva Gonzalès s’inspire de son quotidien et de la vie des femmes qu’elle côtoie pour peindre des scènes dont les figures féminines ou leurs accessoires constituent le coeur. Manet constate que son élève est moins désireuse de ses conseils mais la félicite néanmoins pour ses progrès couronnés de succès. Le pastel occupe une part croissante dans sa production et montre toute l’étendue de son talent. Les critiques positives qu’elle reçoit contribuent à consolider encore sa carrière.
Les dernières années
Les dernières années de la carrière d’Eva Gonzalès sont une période d’intense créativité. Ses peintures mais surtout ses pastels témoignent de l’évolution de son style. Les couleurs sont posées en larges touches, brossées avec énergie. L’artiste n’hésite pas à utiliser des couleurs très franches voire acides pour souligner des détails dans ses compositions. Pourtant, l’année 1883, qui s’annonçait sous les meilleurs auspices (un pastel accepté au Salon, la naissance à venir de son premier enfant) prend une tournure dramatique. Le 30 avril, Édouard Manet meurt à Paris des suites d’une grave opération. Très affectée par ce deuil, Eva Gonzalès succombe quelques jours plus tard, le 6 mai, emportée par une embolie à l’âge de 36 ans. En 1885, les amis et la famille d’Eva Gonzalès organisent une exposition posthume dans les salons de la revue La Vie moderne, à Paris, suivie d’une vente à l’Hôtel Drouot. Henri Guérard meurt en 1897, et Jeanne Gonzalès en 1924. Ils laissent à Jean-Raimond Guérard, qu’ils ont élevé ensemble, la charge de conserver vivant le souvenir de sa mère.
Femmes artistes
Eva Gonzalès a souvent été associée à Berthe Morisot (1841-1895), Mary Cassatt (1844-1926) ou Marie Bracquemond (1840-1916), bien qu’elle n’ait jamais exposé avec les Impressionnistes. Si toutes ces artistes possèdent des points communs (leur soeur comme modèle de prédilection, certains thèmes comme celui des femmes à leur toilette), elles ont pour autant chacune suivi une voie singulière. Mary Cassatt, américaine, choisit la France pour affirmer son talent de peintre, et reste célibataire, préservant ainsi son indépendance. Berthe Morisot poursuit son travail d’artiste après son mariage avec le frère d’Édouard Manet et devient l’une des figures les plus respectées du groupe des Impressionnistes. Après une carrière de peintre et céramiste couronnée de succès, Marie Bracquemond, quant à elle, cesse d’exposer son travail, pour laisser la place à un mari ombrageux, le peintre et graveur Félix Bracquemond. Eva Gonzalès, de son côté, peut compter toute sa vie sur le soutien de son mari et sa collaboration dans son travail de peintre.



























