🔊 “Delacroix” chevaux et autres animaux, au Musée national Eugène Delacroix, du 12 septembre 2026 au 18 avril 2027
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“Delacroix” chevaux et autres animaux
au Musée national Eugène Delacroix, Paris
du 12 septembre 2026 au 18 avril 2027
Musée national Eugène Delacroix

PODCAST –Â Entretien avec
Claire Bessède,
conservatrice générale du patrimoine,
directrice du musĂ©e Eugène Delacroix,Â
et commissaire de l’exposition,
par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 7 septembre 2026, durĂ©e 25’45,
© FranceFineArt.
Extrait du communiqué de presse :

Théodore Géricault, Copie du Portrait équestre de sa majesté le roi de Westphalie, Jérôme Bonaparte, d’après Antoine-Jean Gros © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Adrien Didierjean.ondation Bullukian / Photographe : Éléa-Jeanne Schmitter.

Eugène Delacroix, Lionne prête à s’élancer. © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski.

Hippolyte Gaultron, Copie d’après l’Autoportrait d’Eugène Delacroix. © musée du Louvre, dist. GrandPalaisRmn / Hervé Lewandowski.
Commissariat :
Claire Bessède, conservatrice générale du patrimoine et directrice du musée national Eugène Delacroix
Le musée Delacroix présente un nouvel accrochage qui explore l’univers animalier d’Eugène Delacroix, à l’occasion de l’acquisition de deux études de chevaux, récemment restaurées. Exposées pour la première fois au musée, les deux études d’étalons, un alezan et un alezan doré, témoignent d’un vif intérêt de Delacroix pour le cheval et sa représentation. Pour le peintre romantique, les chevaux, les lions et les tigres constituent un objet d’étude et un sujet qu’il met en scène dans de nombreux tableaux, lithographies, décors… tout au long de sa carrière.
Dans les années 1820, le jeune Delacroix s’intéresse particulièrement aux chevaux. Ses représentations sont issues de l’observation de la nature et d’oeuvres de maîtres qu’il admire. Elles s’inscrivent dans une démarche de compréhension de l’anatomie, des mouvements et des attitudes des animaux qui anime Delacroix pendant sa jeunesse. Les chevaux sont un moyen de locomotion courant à cette époque et il peut également les observer dans des écuries et des manèges.
Eugène Delacroix écrit dans son journal, le 15 avril 1823 : « Il faut absolument se mettre à faire des chevaux. ». Il va réaliser une trentaine de peintures et de nombreux dessins. Ces deux études d’alezan, qui ne semblent pas avoir servi de point de départ à de plus grandes compositions, sont influencées par celles de son ami Théodore Géricault (1791-1824). L’utilisation du papier qui a été, par la suite marouflé sur toile, laisse penser que ces étalons ont pu être peints dans une écurie. Le peintre s’intéresse particulièrement à l’effet de la lumière sur ces alezans ainsi appelés du fait de leur couleur fauve tirant sur le roux. Jusqu’à sa mort, Delacroix a conservé avec lui ces études de jeunesse.
Les chevaux qu’il voit lors de son voyage au Maroc en 1832 contribuent à nourrir son imaginaire autour du cavalier, qu’il soit soldat ou participant à une fantasia. Le souvenir des grands maîtres qu’il admire est également très présent dans ses oeuvres : Antoine Jean Gros (1771-1835) à propos duquel il a écrit qu’il avait « élevé les sujets modernes jusqu’à l’idéal » et Pierre Paul Rubens (1577-1640) qui est pour Delacroix une référence constante.
Parmi les objets qu’Eugène Delacroix ramène de son voyage au Maroc de 1832, beaucoup sont liés à l’équipement des cavaliers pour les combats.
Delacroix ne se considère pas comme un peintre animalier. C’est dans son atelier qu’il met en scène le cheval dans ses oeuvres pour faire de ses études et croquis des oeuvres dignes d’être exposées. Ainsi, le cheval devient dans les tableaux ou dans les lithographies une noble monture accompagnant les voyages et les combats des hommes. Il peut aussi être une proie pour les fauves.
Comme les chevaux, les fauves fascinent la génération romantique. Delacroix se rend souvent, avec son ami Barye, à la Ménagerie du Jardin des Plantes pour dessiner des lions. Beaux et féroces, tigres, lions, lionnes et même chats sont souvent représentés aux aguets, dans des combats ou fondant sur leurs proies. Ces fauves, souvent bien éloignés de ceux qui évoluent dans la nature, sont pour Delacroix un moyen de représenter le mouvement et la violence des affrontements avec plus de liberté que s’il s’agissait d’une peinture d’histoire.
Du 5 novembre 2026 au 3 janvier 2027, dans le cadre du festival PhotoSaintGermain, le musée accueille une exposition de photographies contemporaines de Karen Knorr qui met en scène des animaux deux siècles après Delacroix.

Eugène Delacroix, Étude d’un étalon alezan doré. © musée du Louvre, dist. GrandPalaisRmn / Tony Querrec.

Eugène Delacroix, Étude d’un étalon alezan. © musée du Louvre, dist. GrandPalaisRmn / Tony Querrec.
Et aussi :
Karen Knorr
au musée Delacroix
du 5 novembre 2026 au 3 janvier 2027
En dialogue avec l’accrochage Delacroix, chevaux et autres animaux, le musée expose une sélection de photographies de Karen Knorr autour d’animaux représentés par Eugène Delacroix : fauves, chevaux et paons. Mêlant animaux observés et lieux chargés de mémoire, les œuvres d’Eugène Delacroix et de Karen Knorr proposent de belles rencontres imaginaires.
Karen Knorr — artiste américano-britannique née en Allemagne et élevée à Puerto Rico dans les années 1960 — expose des photographies issues de sa célèbre série India Song dans le cadre du parcours du festival PhotoSaintGermain.
Réalisées à partir de prises de vue d’architectures, photographiées à la chambre et par des appareils photo digitaux, auxquelles sont intégrées numériquement des animaux vivants observés dans des réserves, des musées, des zoos ou en liberté, ses images brouillent les frontières du réel.


