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🔊 “Artistes au Muséum” à la Grande Galerie de l’Évolution – Muséum National d’Histoire Naturelle, du 23 septembre 2026 au 7 mars 2027

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“Artistes au Muséum”

à la Grande Galerie de l’Évolution – Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris

du 23 septembre 2026 au 7 mars 2027

MusĂ©um National d’Histoire Naturelle

 


Entretien avec Louise Fauduet, conservatrice des bibliothèques -  Muséum National d’Histoire Naturelle et co-commissaire scientifique de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 26 octobre 2026, durée 36’54, © FranceFineArt.

PODCAST –  Entretien avec
Louise Fauduet
,
conservatrice des bibliothèques – MusĂ©um National d’Histoire Naturelle,
et co-commissaires scientifiques
de l’exposition,



par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 26 octobre 2026, durĂ©e 36’55,
© FranceFineArt.


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©Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, musĂ©ographie, visite de l’exposition avec Louise Fauduet, le 26 octobre 2026.


Extrait du communiqué de presse :


https://francefineart.com/    Daria Schmitt, Illustration pour La tête de mort venue de Suède 2025, encre de Chine sur papier. Muséum national d'Histoire naturelle. Don de l’artiste.

Daria Schmitt, Illustration pour La tĂŞte de mort venue de Suède 2025, encre de Chine sur papier. MusĂ©um national d’Histoire naturelle. Don de l’artiste.

https://francefineart.com/  Goliathus regius. © MNHN - Laurent Besso.

Goliathus regius. © MNHN – Laurent Besso.

https://francefineart.com/  Marthe Vesque (1879 – 1962), Laurier rose, Nerium oleander, 1900-1925, encre noire et aquarelle. Muséum national d’Histoire naturelle.

Marthe Vesque (1879 – 1962), Laurier rose, Nerium oleander, 1900-1925, encre noire et aquarelle. Muséum national d’Histoire naturelle.

https://francefineart.com/  Louis Marc Antoine Robillard d'Argentelle (1777 – 1828), Le muscadier aromatique à fruits ovales (Myristica aromatica), 1802-1826, cire, bois, métal. © Muséum national d’Histoire naturelle.

Louis Marc Antoine Robillard d’Argentelle (1777 – 1828), Le muscadier aromatique Ă  fruits ovales (Myristica aromatica), 1802-1826, cire, bois, mĂ©tal. © MusĂ©um national d’Histoire naturelle.

https://francefineart.com/  François-Auguste Biard (1799-1882), Vue de l’Océan Glacial, pêche aux morses par des Groënlandais,1841, huile sur toile. Château Musée de Dieppe.

François-Auguste Biard (1799-1882), Vue de l’Océan Glacial, pêche aux morses par des Groënlandais,1841, huile sur toile. Château Musée de Dieppe.

https://francefineart.com/  Emile-Allain Séguy (1877 – 1951), Insectes, 1929, planches en phototypie coloriées au patron. © Muséum national d'Histoire naturelle.

Emile-Allain SĂ©guy (1877 – 1951), Insectes, 1929, planches en phototypie coloriĂ©es au patron. © MusĂ©um national d’Histoire naturelle.

Commissariat MusĂ©um national d’Histoire naturelle :

Commissariat général
Alice LEMAIRE (Directrice des bibliothèques et de la documentation)

Commissariat muséographique
Marie-Julie CHASTANG, Aude PINGUILLY et Manon TOULEMONT

Commissariat scientifique
Chloé BESOMBES, Solenne COUTAGNE, Aubierge DESALME, Louise FAUDUET, Mathilde HERRERO, Hélène JACQUEMARD, Alice LAFORET, Claire LE BORGNE, Amandine POSTEC (Direction des bibliothèques et de la documentation)



Depuis sa crĂ©ation en 1626, le MusĂ©um est le théâtre d’une vĂ©ritable symbiose entre art et science. L’institution a offert Ă  Eugène Delacroix ou encore Gustave Moreau la possibilitĂ© d’observer des animaux et des plantes exotiques sans quitter Paris. Comme eux, une foule d’artistes ont profitĂ© des collections et espaces de l’institution, tant pour stimuler leur inspiration que pour contribuer Ă  la construction du savoir naturaliste. Ă€ travers les siècles, la reprĂ©sentation des animaux, des vĂ©gĂ©taux et des minĂ©raux s’est rĂ©vĂ©lĂ©e indispensable Ă  l’élaboration des sciences naturelles. Peinture, sculpture, dessin, photographie, naturalisation de spĂ©cimens, cinĂ©ma, architecture : l’exposition proposĂ©e Ă  l’occasion des 400 ans de l’institution est une invitation Ă  parcourir quatre siècles de regards d’artistes sur une science qui ne cesse de se renouveler.

Cette exposition ambitieuse interroge la frontière entre l’artisanat scientifique et les oeuvres d’art inspirées par la nature, à travers les regards de plus de 120 artistes de toutes époques et plus de 300 oeuvres et objets provenant majoritairement des collections du Muséum, mais également de grandes institutions comme le musée d’Orsay, le musée du quai Branly-Jacques Chirac, le musée Gustave Moreau, la Bibliothèque nationale de France, les Beaux-Arts de Paris ou encore le Petit Palais.

Le parcours de l’exposition se décompose en trois parties, pour questionner la notion d’artiste, explorer les enjeux techniques de la représentation dans les sciences naturelles et déambuler au milieu d’oeuvres acquises, commandées ou inspirées par le Muséum.

Qui sont les artistes au Muséum ?
Une première partie explore les différentes façons d’être un artiste au Muséum de ses origines à nos jours : chercheurs aux talents de dessinateurs, enseignants en charge de la discipline de l’illustration scientifique, artistes embarqués dans les explorations du Muséum ou qui viennent s’inspirer des collections pour enrichir leurs travaux. Certains ont suivi une école de Beaux-Arts, d’autres une formation de biologie, mais tous ont fréquenté le Muséum ou participé à des expéditions pour nourrir un travail qui célèbre la beauté du monde du vivant à travers la recherche de l’exactitude scientifique. Au fil de cette première partie,
le visiteur croise le trait des aidecanonniers Charles-Alexandre Lesueur et Nicolas-Martin Petit embarquĂ©s vers l’Australie dans l’expĂ©dition Baudin au dĂ©but du XIXe siècle ou encore des soeurs Marthe et Juliette Vesque qui exercèrent leur talent jusqu’au milieu du XXe siècle Ă  la croisĂ©e de l’illustration scientifique et des arts dĂ©coratifs. Seront prĂ©sentĂ©s des travaux d’Eugène Delacroix, Gustave Moreau ou Antoine-Louis Barye qui recherchent au MusĂ©um un lieu d’inspiration et de formation Ă  la reprĂ©sentation juste et prĂ©cise de la faune. Ă€ leurs cĂ´tĂ©s, figureront les travaux du peintre Pierre-Joseph RedoutĂ© ou du sculpteur Emmanuel Fremiet, tous deux maĂ®tres de dessin au MusĂ©um, qui enseignèrent leur art Ă  de nombreux Ă©lèves parmi lesquels Henri Matisse, Auguste Rodin et Marie Laurencin.

La fabrique de l’image scientifique
Dessin, gravure, peinture ou encore photographie : différentes techniques sont mises à contribution pour répondre aux enjeux de la représentation dans les sciences naturelles. Des planches botaniques et zoologiques aux représentations paysagères et anthropologiques, l’illustration scientifique répond en effet à des normes bien précises pour accompagner et compléter les discours produits par les chercheurs. Le Muséum devient alors un laboratoire d’expériences non seulement scientifiques mais aussi artistiques, où des procédés souvent novateurs sont mis au point. Peinture sur vélins, chambre claire, microscopie, usage des couleurs… Entre traditions séculaires, nouvelles technologies et quête illusoire d’une objectivité parfaite, l’imagerie scientifique porte sur le monde un regard particulier, qui trouve des échos dans d’autres pratiques artistiques. Cette seconde partie expose en son coeur une collection unique au monde, celle des vélins du Muséum, dont l’extraordinaire richesse sera dévoilée grâce à la présentation de plusieurs dizaines d’originaux différents au fil des six mois de l’exposition. Cette partie est aussi l’occasion pour le visiteur de découvrir la manière dont les travaux d’illustres chercheurs tels que Michel-Eugène Chevreul ont inspiré des courants picturaux comme le néo-impressionnisme. De la simple loupe d’observation jusqu’au microscope, scientifiques et créateurs nous révèlent une facette insoupçonnée de la nature. Jouer avec les échelles dévoile la beauté surprenante des insectes ou nous fait découvrir un paysage céleste à l’intérieur d’un échantillon minéral.

Une vraie galerie d’art !
Le troisième espace de l’exposition met en avant des collections d’art acquises ou commandées par le Muséum pour renforcer ses missions et susciter de l’émotion chez les visiteurs. Cette dernière partie offre un vaste espace de déambulation parmi une foisonnante collection d’œuvres inspirées par le Jardin des Plantes, les galeries, les zoos et les laboratoires du Muséum. On y croise Sarah Moon, Salvador Dali, Jürg Kreienbühl, Robert Doisneau, Bernard Buffet, Alberto Giacometti, ou encore Daria Schmitt avant de s’arrêter quelques minutes devant les oeuvres de cinéastes comme Yannick Bellon ou Chris Marker. L’apogée de ce voyage se manifeste sous la forme d’une impressionnante caravane de sculptures de François Pompon, en écho à la caravane de la savane africaine emblématique de la Grande Galerie de l’Évolution. Ce dernier espace expose également en forme de conclusion le regard d’artistes contemporains engagés pour la protection de la biodiversité. Les visiteurs pourront compléter leur visite par une déambulation sur le parvis de la Grande Galerie de l’Évolution. Trois statues animalières monumentales de Henri-Alfred Jacquemart, Pierre Rouillard et Emmanuel Fremiet, prêtées pour l’occasion par le musée d’Orsay, les accueilleront en cette année anniversaire, non loin du célèbre bronze de l’un des plus célèbres intendants de l’histoire du Muséum, le comte de Buffon.

https://francefineart.com/  Henri-Edmond Cross (1856 - 1910), Après-midi à Pardigon, 1927, huile sur toile. Musée des Beaux-arts de Nancy, dépôt du Musée d’Orsay.

Henri-Edmond Cross (1856 – 1910), Après-midi Ă  Pardigon, 1927, huile sur toile. MusĂ©e des Beaux-arts de Nancy, dĂ©pĂ´t du MusĂ©e d’Orsay.

https://francefineart.com/  Marthe Vesque (1879 – 1962), Artichaut, Cynara scolymus, 1900-1925, encre noire. Muséum national d’Histoire naturelle.

Marthe Vesque (1879 – 1962), Artichaut, Cynara scolymus, 1900-1925, encre noire. Muséum national d’Histoire naturelle.