🔊 “Henri Rousseau” L’ambition de la peinture, au Musée de l’Orangerie, du 25 mars au 20 juillet 2026
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“Henri Rousseau”
L’ambition de la peinture
au Musée de l’Orangerie, Paris
du 25 mars au 20 juillet 2026

PODCAST –Â Entretien avec
Juliette Degennes,
conservatrice du patrimoine – musĂ©e de l’Orangerie, et co-commissaire de l’exposition,
par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă Paris, le 20 mars 2026, durĂ©e 19’35,
© FranceFineArt.
Extrait du communiqué de presse :

Henri Rousseau (1844-1910), Combat de tigre et de buffle, 1908. Huile sur toile, 183 x 203 cm. Cleveland, The Cleveland Museum of Art, don d’Hanna Fund. Photo © The Cleveland Museum of Art – Howard Agriesti.

Henri Rousseau (1844-1910), Femme se promenant dans une forêt exotique, vers 1910. Huile sur toile , 100 x 81 cm. Philadelphie, The Barnes Foundation. Photo © 2026 The Barnes Foundation.

Henri Rousseau (1844-1910), Un soir de carnaval, 1886. Huile sur toile, 117,3 x 89,5 cm. Philadelphia Museum of Art, The Louis E. Stern Collection, 1963. Photo © Philadelphia Museum of Art.
Commissariat :
Juliette Degennes, conservatrice du patrimoine, musée de l’Orangerie
Nancy Ireson, commissaire associée, conservatrice consultante, Fondation Barnes
Christopher Green, conservateur consultant, professeur émérite, Courtauld Institute of Art
Pour la première fois, le musée de l’Orangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes de Philadelphie, une exposition consacrée à Henri Rousseau. Inaugurée en octobre dernier à Philadelphie, elle est présentée à Paris du 25 mars au 20 juillet 2026. À la suite du récent changement de statut de la Fondation Barnes, qui lui permet désormais de prêter ses oeuvres, le musée de l’Orangerie devient la première institution au monde à coproduire une exposition issue de ses collections. Il accueille à cette occasion neuf oeuvres prêtées de manière inédite par la Fondation, réunissant un important corpus de tableaux d’Henri Rousseau passés entre les mains du marchand Paul Guillaume.
Cette collaboration s’impose comme une évidence dans l’histoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le coeur du musée parisien, a été l’intermédiaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-même été un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possédé jusqu’à cinquante oeuvres de la main du peintre, si l’on en croit les albums documentaires conservés dans le fonds du musée. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui à la collection du musée de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition récente de deux petits portraits. L’exposition et son catalogue reviendront sur cette étroite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur américain, et plus largement sur le réseau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre s’est inscrit de son vivant. Une cinquantaine d’oeuvres seront présentées à cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prêts d’oeuvres clés d’institutions européennes et américaines dont La Bohémienne endormie, chef-d’oeuvre du Museum of Modern Art de New York.
Cette exposition revient sur la carrière d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles, en lien avec le marché de l’art. Venu à Paris depuis sa Mayenne natale, il décide à l’âge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entièrement à la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scène artistique parisienne : compositions envoyées au Salon des Indépendants, réponses à des commandes publiques pour orner les hôtels de ville d’Île-de-France, portraits commandés par son entourage, paysages destinés à la vente, ou encore autoportraits plus intimes. L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour étudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thématiques permettront d’aborder la matérialité des oeuvres et de les replacer dans le contexte du marché de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participé.
Faire dialoguer les deux plus importantes collections de l’artiste avec des oeuvres majeures issues de collections publiques internationales est l’occasion d’étudier un corpus sous l’angle de la matérialité. À ce titre, les récentes analyses scientifiques menées par la Fondation Barnes offrent un éclairage sur la pratique picturale de l’artiste. En parallèle, la collection de l’Orangerie a été confiée au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF), afin de compléter cet ensemble et en étudier la cohérence. Un dispositif numérique permet de valoriser les analyses scientifiques proposant au public d’entrer de façon plus concrète dans l’étude de la matérialité des oeuvres et révélant le processus créatif de Rousseau.
Un catalogue est coédité par le musée de l’Orangerie pour l’étape parisienne, il reprend certains textes de la version américaine (Christopher Green, Nancy Ireson, Juliette Degennes), tout en invitant des chercheurs français à compléter cette approche.

Henri Rousseau (1844-1910), La Noce, 1905. Huile sur toile, 163 x 114 cm. Paris, musée de l’Orangerie, achat, 1959. Photo © RMN-Grand Palais (Musée de l’Orangerie) / Hervé Lewandowski.

Henri Rousseau (1844-1910), Portrait de femme, 1895. Huile sur toile, 160 x 105 cm. Musée national Picasso-Paris. Donation Picasso, 1978. Collection personnelle Pablo Picasso, Photo © GrandPalaisRmn (musée national Picasso-Paris) / Adrien Didierjean.

Henri Rousseau (1844-1910), Mauvaise surprise, 1899-1901. Huile sur toile, 194 x 6 x 129,9 cm. Philadelphie, The Barnes Foundation. Photo © 2026 The Barnes Foundation.


























