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🔊 “Dana Lixenberg” American Images, à la Maison Européenne de la Photographie, du 11 février au 24 mai 2026

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“Dana Lixenberg” American Images

à la Maison Européenne de la Photographie, Paris

du 11 février au 24 mai 2026

MEP


Entretien avec Laurie Hurwitz, commissaire d'exposition senior - MEP, et co-commissaire de l’exposition, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 10 février 2026, durée 23’38, © FranceFineArt.

PODCAST –  Entretien avec
Laurie Hurwitz,
commissaire d’exposition senior – MEP,  et co-commissaire de l’exposition,


par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 10 fĂ©vrier 2026, durĂ©e 23’38,
© FranceFineArt.


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©Anne-Frédérique Fer, visite presse avec Dana Lixenberg, le 10 février 2026.


Extrait du communiqué de presse :


Dana Lixenberg, Fred Charlie Weyiouanna, Serpentine Hot Springs, 2007. © Dana Lixenberg. Courtesy de l'artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, Fred Charlie Weyiouanna, Serpentine Hot Springs, 2007. © Dana Lixenberg. Courtesy de l’artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, DJ, 1993. © Dana Lixenberg. Courtesy de l'artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, DJ, 1993. © Dana Lixenberg. Courtesy de l’artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, Tanya K and her daughter Kayrah, 2021. © Dana Lixenberg. Courtesy de l'artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, Tanya K and her daughter Kayrah, 2021. © Dana Lixenberg. Courtesy de l’artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Commissaires :
Laurie Hurwitz, MEP
Marcel Feil, MAPFRE
Chargée de profuction :
Elisa Monteillet, MEP.



La MEP est fière de prĂ©senter American Images, une première rĂ©trospective consacrĂ©e Ă  l’artiste nĂ©erlandaise Dana Lixenberg. L’exposition explore plus de trente ans d’un travail exigeant et profondĂ©ment humain : ces images composent un portrait pluriel de l’AmĂ©rique contemporaine, oĂą cĂ©lĂ©britĂ©s et sujets moins connu·es sont abordé·es avec la mĂŞme considĂ©ration et reprĂ©senté·es avec dignitĂ©.

Née à Amsterdam, Dana Lixenberg s’installe à New York en 1989 et développe une approche photographique fondée sur la lenteur, l’écoute et l’attention portée à la relation. Artiste étrangère observant les Etats-Unis avec une distance lucide, nourrie par son éducation progressiste, Lixenberg interroge avec délicatesse les mythes du rêve américain. Ses portraits constituent un contre-récit aux représentations dominantes de l’Amérique – un regard dont l’actualité demeure frappante.

Au centre de son oeuvre, l’humain demeure le sujet premier. Lixenberg construit un rĂ©cit vivant de diffĂ©rentes communautĂ©s – des figures publiques aux personnes relĂ©guĂ©es aux marges – en honorant la pleine humanitĂ© de chacun·e, au-delĂ  de leur condition. Ses portraits, souvent dĂ©pourvus d’indices contextuels, empĂŞchent les lectures rĂ©ductrices : les cĂ©lĂ©britĂ©s y apparaissent avec une prĂ©sence mesurĂ©e, tandis qu’ils offrent aux personnes moins connues un espace oĂą s’affirme leur singularitĂ©. Par une attention constante aux dĂ©tails et aux nuances, elle se tient Ă  distance des stĂ©rĂ©otypes et atteint une justesse visuelle qui confère Ă  son travail une dimension d’acte de soin. Au coeur de son travail se trouve la « danse lente » avec ses sujets. Son approche posĂ©e et son respect profond permettent d’établir un vĂ©ritable lien, inscrit sur la durĂ©e. L’usage de la chambre 4×5 pouces transforme chaque sĂ©ance en moment de dialogue intime, ancrĂ© dans l’instant partagĂ©.

À partir des années 1990, ses commandes pour Vibe, The New York Times Magazine, Interview, i-D, The New Yorker, Newsweek ou Rolling Stone donnent naissance à de nombreux portraits de figures de la culture populaire, parmi lesquels John McEnroe, Isaac Hayes, Whitney Houston, Iggy Pop ou Kate Moss. Certaines de ces images, notamment celles de Biggie Smalls ou encore Tupac Shakur, ont depuis devenues iconiques.

Parallèlement à son travail éditorial, Dana Lixenberg a développé plusieurs projets personnels, parmi lesquels Imperial Courts occupe une place centrale. Entamé au début des années 1990, ce projet au long cours se concentre sur les habitant·es d’un ensemble de logements sociaux à South Central Los Angeles. Au fil de plus de trois décennies, elle y est retournée à de nombreuses reprises, développant un corpus complexe qui se déploie à distance des récits familiers et des représentations médiatiques. L’installation vidéo Imperial Courts (2015) prolonge cette immersion dans le quotidien.

D’autres projets Ă©largissent encore son exploration de l’AmĂ©rique contemporaine : auprès de familles sans-abri Ă  Jeffersonville, dans l’Indiana, ou dans le village iñupiaq de Shishmaref en Alaska, menacĂ© par la fonte du pergĂ©lisol. L’exposition comprend Ă©galement des images rĂ©alisĂ©es avec des Polaroids 4×5 pouces. Lixenberg les utilise comme des outils de travail et de partage, instaurant un climat de confiance et constituant aujourd’hui un tĂ©moignage intime de plusieurs annĂ©es de rencontres.


L’exposition American Images est co-produite par la MEP à Paris et la Fundación MAPFRE à Barcelone et Madrid.

Ă€ l’occasion de cette exposition, un catalogue coĂ©ditĂ© par MAPFRE et Roma Publications sera publiĂ©.

#expolixenberg
#mepparis

Dana Lixenberg, Patricia Miller, 1998. © Dana Lixenberg. Courtesy de l'artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, Patricia Miller, 1998. © Dana Lixenberg. Courtesy de l’artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, Kimberly Denise Jones (Lil' Kim), 1997. © Dana Lixenberg. Courtesy de l'artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, Kimberly Denise Jones (Lil’ Kim), 1997. © Dana Lixenberg. Courtesy de l’artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, Helen Gurley Brown, 1997. © Dana Lixenberg. Courtesy de l'artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.

Dana Lixenberg, Helen Gurley Brown, 1997. © Dana Lixenberg. Courtesy de l’artiste et de Grimm Amsterdam | London | New York.


Parcours de L’exposition

Présentée sur deux étages, cette exposition réunit pour la première fois plusieurs ensembles d’oeuvres réalisés par Dana Lixenberg aux États-Unis depuis le début des années 1990. Née et élevée à Amsterdam, c’est à New York, où elle vit de 1989 à 2018, que son regard artistique se construit et que sa carrière s’affirme. Elle y traverse une période charnière pour la presse imprimée, à un moment où les magazines jouent encore un rôle central, juste avant l’émergence des technologies numériques qui transformeront profondément les modes de représentation de soi. Après un premier temps de collaborations avec des publications néerlandaises, Dana Lixenberg commence à travailler avec des magazines américains. Le parcours s’ouvre sur des portraits réalisés à l’occasion de ses commandes éditoriales, dont certains évoluent vers des projets au long cours. Initié au début de cette période à la suite d’une commande de presse à Watts, Imperial Courts occupe une place centrale dans l’exposition et se déploie sur l’ensemble du troisième étage. La publication, en 1993, d’un portfolio issu du projet dans le premier numéro du magazine Vibe joue un rôle déterminant dans les débuts de sa carrière.

PORTRAITS (1993–2003)
L’exposition s’ouvre sur une large sélection de portraits en couleur représentant des figures culturelles, des personnalités publiques et des personnes moins connues. Réalisées dans les années 1990 dans un contexte éditorial, ces images reflètent la diversité de la société et de la culture américaine de l’époque. À travers ces contextes variés, les sujets photographiés vont de Whitney Houston, Allen Ginsberg, Kate Moss, Leonard Cohen, Jay-Z ou Iggy Pop à des personnes rencontrées dans des cadres plus discrets : une femme condamnée à mort au Texas, des travailleuses du sexe dans une maison close du Nevada, ou encore des participant·es à une réunion de prière en Floride. Dana Lixenberg aborde chaque portrait avec un sens aigu de la responsabilité, instaurant un cadre d’attention et de confiance. Cet ensemble comprend également ses portraits désormais iconiques de Tupac Shakur (1993) et de Biggie Smalls (1996), réalisés pour le magazine Vibe et largement diffusés à travers le monde.

JEFFERSONVILLE, INDIANA (1997–2004)
En 1997, Dana Lixenberg est mandatée par le magazine Jane pour photographier les résident·es de Haven House, un foyer d’accueil temporaire situé dans une petite ville à la frontière du Kentucky, qui vient en aide à des personnes et des familles sans logement. Ce qui devait n’être qu’une commande ponctuelle se transforme progressivement en un projet personnel au long cours, auquel l’artiste reviendra régulièrement au fil des années. Dès sa première visite, Lixenberg est frappée par la diversité des personnes qu’elle rencontre, loin des stéréotypes généralement associés au sansabrisme. Elle les photographie le plus souvent à l’extérieur du foyer, dans des portraits empreints de dignité et de présence, volontairement détachés du contexte immédiat de leur situation. Parallèlement, elle réalise une série de paysages montrant les environs modestes et ordinaires, un environnement en apparence banal qui dissimule une réalité sociale plus complexe. Pris dans leur ensemble, ces travaux rendent compte de la persistance du sans-abrisme à l’échelle locale, tout en évoquant une réalité qui traverse l’ensemble du pays.

THE LAST DAYS OF SHISHMAREF (2007)
Cette série présente la vie d’un village isolé d’Alaska, situé sur l’île de Sarichef, dans la mer des Tchouktches. La communauté iñupiaq de Shishmaref, qui compte environ 600 habitant·es, est confrontée à une érosion côtière accélérée liée au changement climatique, menaçant à la fois les terres et les habitations, mais aussi des modes de vie ancestraux. Dana Lixenberg y passe plusieurs semaines, en hiver comme en été, observant les rythmes de la vie quotidienne. Le projet réunit portraits, scènes d’intérieur et paysages pour composer un portrait nuancé d’une communauté confrontée à de profondes transformations.

POLAROID 54/59/79 (1993–2010)
Le parcours se poursuit avec une installation consacrée aux Polaroids. Entre 1993 et 2010, Dana Lixenberg utilise des films Polaroid 4×5 pouces à développement instantané pour tester la lumière et la composition, aussi bien dans le cadre de commandes éditoriales que de projets personnels. Ce procédé lui permet de voir immédiatement le résultat et, souvent, de le partager avec les personnes photographiées, contribuant à instaurer un climat de confiance. Lixenberg offrait fréquemment un ou plusieurs Polaroids à ses modèles, si bien que, pour certaines séances, peu – voire aucun – exemplaire n’a été conservé dans ses archives. La production des films Polaroid cesse en 2008, et Dana Lixenberg utilise sa dernière boîte en 2010. Des années plus tard, elle revient sur cet ensemble et sélectionne des images pour le livre Polaroid 54/59/79, présenté également dans le cadre d’une exposition. Plus que de simples tests techniques, ces Polaroids offrent un aperçu d’une méthode de travail étroitement liée à un matériau aujourd’hui disparu. Réalisés rapidement et sans recherche excessive de perfection, ils portent les traces du geste photographique — rayures, défauts, empreintes — qui témoignent de l’immédiateté du moment. Initialement conçus comme des outils de travail, ils sont devenus au fil du temps les traces de rencontres s’étendant sur près de deux décennies.

IMPERIAL COURTS (1993 – en cours)
L’ensemble du troisième étage est consacré au projet au long cours Imperial Courts, le corpus le plus vaste et le plus continu de Dana Lixenberg. Initié en 1993, dans le contexte social et politique qui suit les émeutes de Watts déclenchées par l’acquittement de quatre policiers filmés en train de passer violemment à tabac Rodney King, un automobiliste afro-américain, le projet s’inscrit dans une période de fortes tensions à Los Angeles. Mise en relation avec Tony Bogard, chef du gang des Crips, qui lui ouvre l’accès à la cité d’Imperial Courts, dans le quartier de Watts, Dana Lixenberg entreprend une première série de portraits des habitant·es qui s’éloigne des représentations médiatiques réductrices de la pauvreté et de la violence. Utilisant pour la première fois une chambre photographique grand format, elle compose des portraits épurés en noir et blanc qui mettent en avant la présence de chaque personne photographiée. Après cette première série réalisée en 1993, Lixenberg reste en contact avec les habitant·es et retourne régulièrement à Imperial Courts, leur apportant souvent des tirages de leurs portraits. Elle reprend le projet en 2008 et y revient ensuite chaque année pour réaliser de nouvelles images. À travers ces visites répétées et la construction de relations durables, le projet évolue vers un portrait collaboratif de la communauté. Au fil du temps, à mesure que les personnes photographiées ont des enfants, deviennent parents ou grands-parents, sont incarcérées ou disparaissent, les portraits acquièrent de nouvelles significations. En 2015, le livre Imperial Courts 1993–2015 est publié à l’occasion d’une exposition à Los Angeles ; Dana Lixenberg réalise également une édition spéciale destinée aux habitant·es et organise un lancement du livre à Imperial Courts. Progressivement, le projet s’étend au-delà du portrait pour inclure des vues urbaines et des enregistrements sonores dans lesquels les habitant·es livrent leurs réflexions sur le projet, présentés dans l’exposition. Dana Lixenberg continue aujourd’hui de retourner à Imperial Courts avec son appareil, prolongeant la série par de nouveaux portraits, dont une sélection est présentée ici. Son engagement au long cours demeure central : l’oeuvre reflète à la fois la vie du quartier et la capacité d’agir de celles et ceux qui choisissent d’être photographié·es.

IMPERIAL COURTS (VIDÉO) (2015)
Cette installation vidéo immersive à trois canaux prolonge le projet photographique au long cours de Dana Lixenberg et approfondit son portrait nuancé d’Imperial Courts. L’artiste commence à intégrer la vidéo au projet dès 2012, y ajoutant la couleur, le mouvement et une attention accrue au quotidien. D’une durée de 69 minutes, l’installation saisit aussi bien les moments ordinaires que festifs, mêlant banalité et célébration pour restituer la vie du quartier. Lixenberg y dépeint une communauté soudée et résiliente, tout en laissant affleurer certaines tensions, du grondement lointain des hélicoptères de police aux modestes monuments dédiés aux victimes de violences armées. L’intimité surgit au fil des brèves séquences filmées, où chacun s’adresse directement à la caméra, chante ou lit ses propres textes. À d’autres moments, les habitant·es vaquent simplement à leurs occupations, indifférents à l’objectif, offrant une présence naturelle et spontanée. Une bande sonore minutieusement composée – du bourdonnement continu de l’autoroute voisine aux ritournelles des camions de glaces – plonge le spectateur dans l’atmosphère du lieu.


Biographie

Dana Lixenberg (née en 1964 à Amsterdam) est connue pour ses portraits épurés, qui révèlent les qualités essentielles de ses sujets. Travaillant avec une chambre grand format, elle réalise des images d’une grande richesse de détails et de textures. La force de son oeuvre réside dans la relation qu’elle établit avec les personnes qu’elle photographie, nourrie par une grande rigueur de composition et un refus des stéréotypes sociaux. Après avoir vécu de nombreuses années aux États-Unis, Dana Lixenberg partage aujourd’hui son temps entre Amsterdam et New York ; la sensibilité façonnée durant cette période traverse l’ensemble de son travail. Parallèlement à son activité éditoriale, qui comprend des portraits de nombreuses figures de la culture pour des publications telles que The New Yorker, The New York Times Magazine, Vibe ou Newsweek, Dana Lixenberg développe des projets artistiques au long cours, menés en dialogue constant avec ses commandes. Parmi ceux-ci figurent De Wallen (2025), consacré au quartier historique du Red Light District à Amsterdam ; Jeffersonville, Indiana (2005), autour d’une population sans logement dans une petite ville américaine ; et The Last Days of Shishmaref (2008), qui documente une communauté iñupiaq vivant sur une île au large de l’Alaska. Son projet le plus ambitieux, Imperial Courts (1993–en cours), entamé à la suite des soulèvements de Los Angeles en 1992, retrace sur plus de trois décennies la vie d’une communauté de logements sociaux à Watts. Ce travail a donné lieu à l’ouvrage Imperial Courts 1993–2015 et a été récompensé par le Deutsche Börse Photography Foundation Prize en 2017. Dana Lixenberg vit et travaille entre Amsterdam et New York. Elle a étudié la photographie au London College of Printing (1984–1986) puis à la Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam (1987–1989). Ses principaux projets au long cours sont conçus à la fois comme des séries photographiques et comme des publications. Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques et privées et a été exposé dans des institutions telles que l’Aperture Foundation (New York), le Mai Manó Ház (Budapest), le Rijksmuseum et le Stedelijk Museum (Amsterdam), le Centre Photographique (Rouen), le MMK (Francfort), The Photographers’ Gallery (Londres), la Biennale de Busan, Huis Marseille (Amsterdam), LACP (Los Angeles) et le Fotomuseum Den Haag (La Haye). Elle est représentée par la Grimm Gallery à Amsterdam, Londres et New York.