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“Nouvelle présentation des collections du musée Zadkine“

au musée Zadkine, Paris

du 22 juin à fin août 2021

musée Zadkine

Interview de Pauline Créteur, attachée de conservation au musée Zadkine, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 29 juillet 2021, durée 28’50. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Pauline Créteur, attachée de conservation au musée Zadkine,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 29 juillet 2021, durée 28’50.
© FranceFineArt.

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Nouvelle prŽsentation des collections du musŽe Zadkine
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©Anne-Fréderique Fer, visite du nouvel accrochage avec Pauline Créteur, le 29 juillet 2021.

Extrait du communiqué de presse :


Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.






Pour toutes les illustrations :
Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.

Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.
Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.
Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.
Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.
Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.
Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.
Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.
Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.
Ossip Zadkine (1888-1967), vues du nouvel accrochage des collections du musée Zadkine, Paris. Photo © Pierre Antoine.

Commissariat collectif par le département de la conservation du musée Zadkine.




Le musée Zadkine a rouvert ses portes le 22 juin 2021 avec un nouveau parcours des collections, qui met en valeur les pierres et bois taillés, emblématiques du musée, et introduit une sélection d’œuvres d’Ossip Zadkine rarement exposée.

Présenté dans le contexte intime des ateliers, du jardin et de la maison où l’artiste vécut et travailla de 1928 à 1967, ce parcours, articulé par ensembles représentatifs de l’évolution stylistique du sculpteur, permet d’appréhender toute la richesse polymorphe de son Œuvre et des techniques expérimentées par l’artiste demeuré inclassable.

Dans l’environnement unique qui fut son cadre de vie et de travail – atelier, maison et jardin, qu’il affectionnait tant – le principe proposé au visiteur est  celui d’une déambulation ouverte, comme à l’invitation de Zadkine lui-même qui aimait y recevoir ses hôtes, les accueillant parfois au seuil de la véranda. Ce sont donc ses mots qui guideront le public, les mots tout à la fois simples et puissants par lesquels il décrivait son histoire, ses œuvres et sa vision de la sculpture.

Des citations tirées de ses mémoires Le Maillet et le ciseau, publiés en 1968 ponctuent ainsi discrètement le parcours, appelant à le suivre dans sa quête, son inlassable besoin de créer des objets qui parlent à ses semblables.






Le parcours du nouvel accrochage des collections



L’atelier sous verrière

Dans le grand atelier, qui séduit Zadkine et le convainc de venir s’établir rue d’Assas, sont présentées des œuvres en bois et pierres des années 1910-1920. Ces pièces sculptées dans diverses essences de bois et dans des blocs de pierre laissés bruts pour les unes, telle la Tête héroïque, polis pour les autres, telle la Tête d’homme en marbre, ont en commun d’avoir été travaillées en taille directe. Comme Modigliani, dont il fut proche, comme Lipchitz, comme Archipenko et bien d’autres, Zadkine cherche, dans les années 1910-1920 une manière personnelle de construire les formes. Tournant le dos à l’académisme encore dominant et à l’influence prégnante de Rodin, il puise dans l’archaïsme et le primitivisme son goût pour le bousculement de la perspective et des proportions, l’ellipse et la simplification des plans. Ses œuvres de jeunesse, – Hermaphrodite, les Vendanges, la Sainte famille – procèdent d’un répertoire des formes slave. Leur syntaxe dit les racines russes de leur auteur ; la construction en plans à angle droit de la Tête aux yeux de plomb, de la Maternité, de Léda, son goût pour une synthèse élémentaire des plans, inspiré des arts africain et cycladique. L’aptitude à tirer parti des imperfections de la matière et à en faire une richesse, au service de la composition, sont communes à l’ensemble de ces blocs.



L’atelier attenant à l’ancienne maison de Zadkine

La Musicienne, La Belle Servante et Formes féminines, illustrent l’adhésion de Zadkine dans les années vingt aux principes formels du cubisme. Dans ces œuvres, Zadkine a conservé la massivité du bloc de pierre ; les bras sont collés au corps ou la tête est même entièrement repliée sur l’épaule pour éviter toute protubérance. C’est à l’intérieur de cette masse compacte qu’il a puissamment travaillé les volumes, jouant sur l’opposition du concave et du convexe. L’Accordéoniste [1924] marque le point le plus extrême jusqu’où le sculpteur s’est avancé dans le cubisme. La rigueur formelle de l’œuvre est déterminée par l’introduction de l’accordéon, accessoire typiquement cubiste, dont il répercute la géométrie des formes sur l’ensemble de la figure humaine, selon une très précise mécanique plastique. Se sentant « corseté » par les règles cubistes qui réduisent la figure à une pure géométrie, Zadkine ne fut jamais un adepte radical de cette écriture. Il s’en détacha très vite, lui préférant la simplification archaïque des formes – ainsi que le montrent, la Tête de femme, en pierre ou le grand plâtre polychrome représentant la figure d’une Rebecca, dite également Grande Porteuse d’eau. Haute de près de trois mètres, cette figure remarquable, qui fut moulée, à la fin des années vingt, à même le bois de cormier dans lequel Zadkine la tailla, restitue avec une troublante précision fil de la matière et traces d’outils. Ce plâtre, qui fait écho à la Porteuse d’eau en bois de noyer présentée dans la première salle, fut longtemps propriété du décorateur Nicolas Marc du Plantier.



Dans la maison – salle 3

Cette première salle d’une enfilade de quatre installées au rez-de chaussée de ce qui fut la maison de Zadkine et de Valentine Prax, réunit notamment pour la première fois au musée, un ensemble d’œuvres témoignant de la place accordée dans le travail de Zadkine au thème de la figure animalière. Le Singe [1918] taillé dans la pierre, mais surtout Panthère [1922], Chien chinois [1922] et Chien couché [1922] nés du modelage de la terre, témoignent de ce que Zadkine est alors à la recherche de nouvelles solutions formelles, et expérimente de nouvelles techniques. L’émotion, la sensibilité, la traduction de l’élan vital sont au cœur de son travail. Des photographies de Singe et Panthère installés par Zadkine lui-même dans son jardin, complètent ce bestiaire à la présentation inédite.



L’espace de la veranda

Installée dans la niche sous l’escalier donnant accès à l’étage de l’ancienne maison de Zadkine, la sculpture Torse violoncelle taillée dans l’ébène dialogue avec deux figures de bronze à la patine noire, Virginité et Figure féminine, installée dans la véranda ornée de panneaux décoratifs qui servait autrefois de vestibule d’entrée.  Ces trois œuvres rendent compte, à travers des périodes et esthétiques différentes, d’une même virtuosité dans le traitement du corps, tout en courbe et contre-courbes.



Dans la maison de Zadkine – salle 4

L’Oiseau d’or et la Tête d’homme en bois doré évoquent le goût de Zadkine pour le décoratif. Cette veine apparaît dans son travail dès le début des années vingt. Elle trouve son aboutissement dans les années trente, avec un certain nombre de commandes et de collaborations avec des décorateurs de renom, dont André Groult. Oiseau et Poisson, deux pièces nouvelles dans la présentation des collections et rarement montrées, datant de la fin des années 20, se distinguent dans la production de Zadkine par leur composition et assemblage d’albâtre et de verre. Le sculpteur tire parti des caractéristiques de la pierre – ici son veinage très présent qui accentue l’élan des animaux et forme comme des reflets d’eau et de lumière sur la surface de l’albâtre.



Dans la maison de Zadkine – salle 5

La collaboration de Zadkine avec André Groult remonte aux années 1927-1928, à l’époque où ce dernier réalise la décoration de l’hôtel particulier de style néoclassique de M. et Mme Mayen, à Paris (aujourd’hui démoli). Zadkine exécute pour la façade de l’hôtel trois bas-reliefs en pierre, dont Femme et chien. La sensualité d’une taille, tout en surface et en délicatesse fait affleurer la présence frontale et la ligne mélodique de cette figure de Diane, primitive et décorative. Le même lyrisme plastique préside à la taille des quatre médaillons en albâtre qui complétaient ces bas-reliefs et dont deux sont présentés dans le parcours, Nature morte au vase de fleurs et au violoncelle et Nature morte au panier de fruits et à la carafe.

 

Le jardin

La Naissance de Vénus, Mélancolie, Orphée, La Poétesse, nombre des bronzes présentés dans cet espace à ciel ouvert s’inscrivent dans une veine néo-classique. Ce style s’affirme chez Zadkine au tout début des années trente, époque de son voyage en Grèce qu’il effectue en 1931 et s’impose définitivement durant son exil aux États-Unis en 1941-1945. Ce goût se traduit par une attirance pour les sujets mythologiques, le recours à des éléments formels empruntés à l’Antiquité classique, le tout se mêlant à des réminiscences cubistes, reconnaissables à un jeu très particulier de volumes concaves et convexes. Le Projet de Monument à Guillaume Apollinaire, est particulièrement représentatif de ce style. Cette composition est l’une des quatre que Zadkine conçut à la fin des années trente – dédiées aux poètes qu’il admirait – et qui furent exposées à Paris en 1939. Orphée et le Torse de la Ville détruite, deux bronzes, occupent, au pied des grands sycomores, l’emplacement qu’avait voulu Zadkine pour eux. Le Monument de la Ville détruite, érigé dans le port de Rotterdam en 1953, symbole de la destruction de cette ville par les bombardements allemands en 1941, est une œuvre de dénonciation, entre béance et imploration, qui, au moment de sa création, fut comparée à Guernica. Au même titre que la Forêt humaine, elle est une œuvre typique de la production de Zadkine à la fin des années quarante, dont le style devenu heurté, se prolonge jusque dans les années soixante comme l’illustrent, entre autres, le Projet pour le Monument aux Frères Van Gogh et la Girouette, présentée à l’entrée du musée.



L’atelier du jardin

Cet atelier n’existait pas quand Zadkine s’installa en 1928 dans ce qu’il appelait sa « folie d’Assas». Sa construction date du milieu des années cinquante, en lieu et place d’appentis et d’un colombier. Les œuvres présentées dans cet atelier, rendent compte du travail d’élaboration des formes, de leur émergence et du processus d’élaboration de la matière par l’artiste. La monumentale figure deProméthée en bois d’orme, posée à même le sol domine ; le moulage en plâtre de la tête du demi-dieu lui fait écho.Un assemblage en forme d’autoportrait – dépôt du Musée national d’Art moderne– intitulé Le sculpteur, symbolise les différentes techniques – sculpture, dessin, gravure – auxquelles Zadkine eut recours dans son travail. Un bloc de granit portant la trace d’une ébauche, parle de formes en devenir. Durant les années 1930-1940, inspiré par son voyage en Grèce, Zadkine puise aux sources de la mythologie et de l’Antiquité grecque. Tant la palette que les motifs de son œuvre graphique se diversifient, ce dont témoignent deux feuilles nouvellement présentées, Trois figures féminines, 1938, et La Belle endormie ou Antiquité. Son œuvre sculpté se teinte également de néo-classicisme, Buste de femme, Femme debout, ou la grande Femme à l’oiseau nouvellement introduites et réunies dans l’atelier.La présentation d’une huile sur toile de Valentine Prax, Femme assise lisant [1930] rend hommage à celle qui partagea la vie du sculpteur pendant près de cinquante ans et œuvra à la création du musée.