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“Mes chers amis” Le dessin dans les collections d’artistes français au XIXe siècle, à la Fondation Custodia – Collection Frits Lugt, du 17 octobre 2026 au 17 janvier 2027

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“Mes chers amis” 
Le dessin dans les collections d’artistes français
au XIXe siècle

à la Fondation Custodia – Collection Frits Lugt, Paris

du 17 octobre 2026 au 17 janvier 2027

Fondation Custodia


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©Sylvain Silleran, muséographie de l’exposition lors du vernissage presse, le 15 octobre 2026.

Texte Sylvain Silleran

https://francefineart.com/   Collection Pierre Edmond Hédouin (1820-1889), Gustave Doré (1832-1883), Portrait de la fille du graveur Pierre Edmond Hédouin, vers 1877. Graphite et aquarelle sur carton, 35,8 x 27,3 cm. Musée d’Art et d’Histoire Pissarro – Pontoise, Pontoise, inv. D.899.10.1.

Collection Pierre Edmond Hédouin (1820-1889), Gustave Doré (1832-1883), Portrait de la fille du graveur Pierre Edmond Hédouin, vers 1877. Graphite et aquarelle sur carton, 35,8 x 27,3 cm. Musée d’Art et d’Histoire Pissarro – Pontoise, Pontoise, inv. D.899.10.1.

https://francefineart.com/   Collection Jules Dupré (1811-1889), Honoré Daumier (1808-1879), Un amateur, vers 1860-1865. Plume et encre noire, lavis gris, aquarelle, crayon lithographique et gouache sur un tracé à la pierre noire, 43,8 x 35,5 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York, inv. 29.100.200.

Collection Jules Dupré (1811-1889), Honoré Daumier (1808-1879), Un amateur, vers 1860-1865. Plume et encre noire, lavis gris, aquarelle, crayon lithographique et gouache sur un tracé à la pierre noire, 43,8 x 35,5 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York, inv. 29.100.200.

https://francefineart.com/   Collection Edgar Degas (1834-1917), Eugène Delacroix (1798-1863), La Chasse au lion, 1849. Pastel, fusain, 24 x 31,1 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York, inv. 2023.476.

Collection Edgar Degas (1834-1917), Eugène Delacroix (1798-1863), La Chasse au lion, 1849. Pastel, fusain, 24 x 31,1 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York, inv. 2023.476.

https://francefineart.com/   Collection Pierre-Jean David d’Angers (1788-1856), Caspar David Friedrich (1774-1840), Ruine de la porte du couvent de la Sainte-Croix près de Meissen, vers 1824. Graphite, aquarelle, 21 x 14,9 cm. Musée des Beaux-Arts, Angers, inv. MBA.364.40.42.

Collection Pierre-Jean David d’Angers (1788-1856), Caspar David Friedrich (1774-1840), Ruine de la porte du couvent de la Sainte-Croix près de Meissen, vers 1824. Graphite, aquarelle, 21 x 14,9 cm. Musée des Beaux-Arts, Angers, inv. MBA.364.40.42.

Mes chers amis
Fondation Custodia

La fondation Custodia propose, pour sa nouvelle exposition, d’entrer dans une douce intimité. Mes chers amis présente des dessins issus de collections d’artistes. A travers des portraits, des dons, des dédicaces, des échanges, ce sont des histoires d’amitiés qui s’offrent à notre lecture. Ces dessins du XIXé siècle nous ouvrent les portes des intérieurs, des salons, des bibliothèques, d’un monde de convivialité.

Un portait au crayon d’Hippolyte Flandrin par Ingres, dédicacé à “son ami et grand artiste Hyppolite Flandrin (sic)” où le trait disparait, estompé en ombres et lumières sculpturales, faisant de l’expression du visage une statue du commandeur, contraste avec un autoportrait de Carpeaux, tout en hachures d’ombres sous le soleil aveuglant de Rome. Le Portrait de la fille du graveur Hédouin par Gustave Doré, offert à son père, est un petit tableau à l’aquarelle sur papier. Une famille est assise sur un rocher, contemplant le paysage, oublieuse du spectateur. Un homme y dessine, une petite boîte de couleurs posée à son côté. La signature de Fortuné Delarue se dissimule sur le rocher, accompagnée d’un “Souvenir d’amitié pour la famille Cicéri”. Autant de petits cadeaux d’estime et d’amitié.

Le portrait de Rosalie Riesener Pillaut par Berthe Morisot est un rapide exercice d’aquarelle sur une feuille portant les reliefs du dessin comme ceux d’un repas. Dans ces collections d’artistes figurent nombre d’esquisses, d’études pleines de vie, d’hésitations, de mouvement. Autour de l’étude pour le Triomphe de Flore d’Alexandre Cabanel, la plume et le pinceau d’aquarelle ont laissé sur les bords une forêt de traces de pinceau, de touches de couleurs. L’étude pour La Mort de Sardanapale de Delacroix est une succession de dessins aux pastels se succédant en cases d’une bande dessinée, aussi désordonnés que les formes irrégulières du papier à esquisse brun. Une dépouille de tigre de Bonnat s’étire sur un petit format allongé, une de ces chutes de papier qui s’entassent dans les ateliers.

Dans la collection de Pierre-François Lehoux se trouve un dessin de la main gauche de Théodore Géricault, autoportrait plein de douleur à la pierre noire, sanguine et aquarelle. On y voit tressaillir les muscles, le pouls affaibli battre dans les veines de cette main d’artiste malade. Les notes du collectionneur précisent: “alité pendant sa dernière maladie, le trait au crayon a été tracé en suivant les contours de la main placée à plat sur le papier blanc”. Un autre dessin de Guéricault saisit une scène glaçante de pendaison à Londres en 1820, une page de carnet de voyage macabre, le dessin comme témoignage, missive envoyée à un proche.

Jean-François Millet dessine un petit paysage à Vichy, des broussailles et des arbres croqués d’une plume rapide, colorés de quelques nuances de craie légère, mais également La Maison du puits à Gruchy, d’une virtuose précision photographique. Dans ce décor de pierre, la paysanne et ses oies sont animées par un trait plus épais, mouvant, modelés par des rehauts de blanc.
On passe d’un Couple s’embrassant par Xavier Sigalon, petit lavis aux accents Renaissance, ou la délicate, presque diaphane Amoureuse au piano de Delacroix à la férocité de Daumier, son amateur d’estampes de la collection Camille Corot. Corot dont on retrouvera un dessin dans la collection Henri Joseph Harpignies.

Dans la collection Luigi Calamatta, un portrait de lui-même, Luigi Calamatta gravant par Ingres précède un Antiochus et Stratonice de Calamatta, appartenant, lui, à la collection d’Ingres. Ces aller-retours d’un artiste à l’autre tissent une toile d’échanges, d’estime, de relations, surtout d’amitiés. Il y a dans ces collections nombre d’esquisses d’Ingres, des figures allongées, étude de bras pendants, et beaucoup de portraits virtuoses. Chez Degas on trouve un pastel de Manet, un portrait de Madame Manet à la lumière veloutée.
Dans la collection Louis Français, une magnifique tête à la pierre noire et encre, étude pour le Martyre de Saint Polycarpe par Paul Chenavard est sombre, charbonneuse, alourdie de désespoir. Chenavard, quand à lui, possédait un formidable paysage de Louis Français, le coude d’une rivière reflétant le ciel argenté.

Une étude pour le Radeau de la Méduse oppose son trait de plume léger au sombre et orageux Le Chêne et le Roseau d’Achille-Etna Michallon à la finesse détaillée de gravure. Nous voici autant penchés sur ces belles feuilles que sur les cartels qui les accompagnent, rangeant avec amusement ces œuvres dans les cadres et les tiroirs de leurs collectionneurs, suivant de l’un à l’autre les fils d’estime et d’amitiés, courbés comme un de ces amateurs de Daumier.

Sylvain Silleran

https://francefineart.com/   Collection de Pierre-François Lehoux (1803-1889), Théodore Géricault (1791-1824), La Main gauche de l’artiste, 1823. Pierre noire, sanguine et aquarelle, 22,5 x 29,5 cm. Musée du Louvre, département des Arts graphiques, Paris, inv. RF 1397.

Collection de Pierre-François Lehoux (1803-1889), Théodore Géricault (1791-1824), La Main gauche de l’artiste, 1823. Pierre noire, sanguine et aquarelle, 22,5 x 29,5 cm. Musée du Louvre, département des Arts graphiques, Paris, inv. RF 1397.

https://francefineart.com/   Collection du comte Émilien de Nieuwerkerke (1811-1892), Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782-1859), Vue de Capri, 1854 ?. Plume et encre brune, lavis brun sur traces de graphite, 32,8 x 47 cm. Collection Frits Lugt, Fondation Custodia, Paris, inv. 2008-T.12.

Collection du comte Émilien de Nieuwerkerke (1811-1892), Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782-1859), Vue de Capri, 1854 ?. Plume et encre brune, lavis brun sur traces de graphite, 32,8 x 47 cm. Collection Frits Lugt, Fondation Custodia, Paris, inv. 2008-T.12.


Extrait du communiqué de presse, Exposition Zurbaran :

Au XIXe siècle, par amitié, admiration ou fidélité, les artistes s’entourent des oeuvres de leurs confrères, parmi lesquelles les dessins – objets intimes et personnels – occupent une place privilégiée. Du simple souvenir à la constitution de véritables collections, ils portent un regard d’artiste sur les travaux de leurs pairs. Cette exposition plonge au coeur de ces ensembles et apporte un éclairage singulier sur le dessin français du XIXe siècle. Enrichie de quelques tableaux et de lettres, elle invite à explorer les différents cercles de sociabilité et à découvrir la personnalité des artistes collectionneurs présentés, tous nés entre le dernier tiers du XVIIIe siècle et la première moitié du siècle suivant. Les souvenirs de ces « chers amis » sont conservés dans leurs portefeuilles, suspendus aux murs d’un salon ou d’un atelier, parfois accrochés dans l’intimité d’une chambre. Ils racontent une histoire sociale et affective, traduisent les goûts des artistes présentés, leurs réseaux et leurs moyens financiers.

L’exposition s’ouvre sur les souvenirs d’amitié et témoigne des liens tissés entre artistes, notamment entre lauréats du Prix de Rome – peintres, sculpteurs, graveurs, musiciens et architectes – à la Villa Médicis. Pendant plusieurs années, ils vivent côte à côte, partageant les repas, les voyages aux Castelli Romani ou à Naples et les soirées musicales. Ils fréquentent les mêmes sociétés informelles – le Grand Malheur, les Cipollésiens, les Caldarrosti – y développant une sociabilité d’une intensité rare. C’est dans ce creuset que le portrait d’amitié s’impose comme geste naturel et nécessaire. Le Double portrait croisé des frères Paul (1811-1902) et Hippolyte Flandrin (1809-1864) est ainsi offert au musicien Ambroise Thomas (1811-1896) en témoignage d’affection avant son départ de Rome. Les deux frères se représentent mutuellement et dédicacent la feuille à leur ami. À Paris, les sympathies entre artistes se traduisent également sur papier par des oeuvres représentant des êtres chers comme le délicat portrait de la fille du graveur Edmond Hédouin (1820-1889), dédicacé à ce dernier par son ami Gustave Doré (1832-1883). La section propose aussi des exemples de dessins gardant la mémoire d’une collaboration comme celle d’Alexandre Cabanel (1823-1889) et de l’architecte Hector Lefuel (1810-1880) sur le chantier du Louvre, avec le Triomphe de Flore, reprise du décor ornant le plafond du pavillon de Flore.

L’exposition explore ensuite les liens de fidélité tissés entre artistes. Celle d’un maître envers ses élèves avec l’exemple de Pierre Guérin (1774-1833) qui lègue à ses disciples favoris les oeuvres de son atelier, ou celle de Pierre-François Lehoux (1803-1889) qui collectionne presque exclusivement les oeuvres de son maître Géricault (1791-1824). Parmi les groupes amicaux poursuivant des voies artistiques semblables, Léon Cogniet réserve une place particulière dans son intérieur aux artistes qu’il admire et à ses proches amis rencontrés dans l’atelier de son maître Guérin ou à la Villa Médicis. Ces oeuvres proviennent de dons, d’échanges ou d’achats en ventes publiques. Les ventes des collections d’artistes attirent souvent « les camarades du vendeur venus glaner quelques-unes de ces belles fantaisies qu’ils avaient amicalement convoitées sur les murs de l’atelier » (Philippe Burty). Celle qui disperse tout l’atelier d’Alexandre-Gabriel Decamps (1803-1860) en 1853 en constitue un parfait témoignage. Les minutes de la vente permettent de découvrir les artistes venus témoigner leur soutien à celui qu’ils savaient en grande difficulté morale et financière. Grâce aux catalogues des ventes après décès, une partie des ensembles constitués par les célèbres paysagistes du XIXe siècle Théodore Rousseau (1812-1867), Narcisse Diaz (1807-1876) ou Jules Dupré (1811-1889) se dévoilent. Notons que les artistes rattachés au groupe de Barbizon et à la forêt de Fontainebleau savent garder dans leurs portefeuilles des dessins emblématiques de la production de leurs confrères, amis et voisins. Dupré conserve ainsi jusqu’à sa mort le célèbre dessin représentant Un amateur d’Honoré Daumier (1808-1879) (ill. 8). La vente en 1875 de l’atelier de Camille Corot (1796-1865) décrit quant à elle les nombreuses oeuvres conservées chez lui, fruit de ses bonnes amitiés et de sa grande générosité, puisqu’il encourageait ses jeunes confrères par ses achats. L’historique des feuilles d’Antoine Louis Barye (1795-1875) ou de Jean-François Millet (1814-1875) conservées par Charles Tillot (1825-1906), élève de Rousseau, montre que certains artistes pratiquaient aussi le commerce des dessins acquis au fil des ans.

Deux maîtres incontournables articulent le parcours et font l’objet d’un chapitre spécifique : Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) et Eugène Delacroix (1798-1863). Artistes majeurs du XIXe siècle, ils incarnent deux voies artistiques distinctes et leurs oeuvres, précieusement conservées par leurs confrères, attestent leur influence durable et la fascination qu’ils exercent sur leurs contemporains. De nombreux artistes ont âprement convoité les oeuvres de Delacroix lors de sa vente après décès.

Figure tutélaire de la première moitié du siècle, Ingres donne au dessin une place de choix en offrant de nombreuses feuilles à un cercle d’intimes et d’admirateurs qui contribuent largement à la diffusion de son oeuvre graphique. Les dessins de sa main présentés dans l’exposition ont appartenu à ses amis et à ses élèves : Auguste Bouchers-Desnoyers (1779-1857), François Édouard Picot (1786-1868), Édouard Gatteaux (1788-1881), Luigi Calamatta (1801-1869), Pierre Auguste Pichon (1805-1900) et Henri Lehmann (1814-1881). Deux feuilles réunies ici étaient même accrochées au chevet de son aîné Anne-Louis Girodet-Trioson (1767-1824).

Eugène Delacroix, personnalité majeure de la scène artistique parisienne, est largement collectionné et admiré. S’il ne garde que quelques oeuvres de ses confrères, il sait se montrer généreux envers eux. Ainsi, son cousin Léon Riesener (1808-1878) ou George Sand (1804-1876) gardaient jalousement les oeuvres de sa main. Le Portrait de Chopin conserve la mémoire du lien privilégié qui unit Delacroix au couple formé par le musicien et l’écrivaine. Des confrères plus jeunes se sont également attachés à conserver des feuilles du maître, comme Paul Cézanne (1839-1906) qui avait accroché au-dessus de son lit un Bouquet de fleurs, l’un des joyaux de cette exposition.

Le parcours s’achève sur la présentation de quelques collections importantes formées par des artistes. Cette sélection s’illustre par la diversité des profils – ils sont peintres, sculpteurs, illustrateurs ou lithographes – et par le destin de leurs trésors – offerts à des musées ou passés au feu des enchères. L’étendue des moyens financiers de chacun joue un rôle déterminant dans la constitution de ces ensembles. La passion pour les arts de Turpin de Crissé (1782-1859), peintre et chambellan de l’impératrice Joséphine, s’est traduite par une importante réunion d’oeuvres dans laquelle s’affirme son goût néoclassique et son intérêt marqué pour l’Italie et la Grèce. La collection du statuaire Pierre-Jean David d’Angers (1788-1856), d’une tonalité plus romantique, se distingue surtout par la présence exceptionnelle de dessins allemands, notamment de Caspar David Friedrich (1774-1840), sans équivalent dans la France du milieu du siècle.

Parmi les figures françaises du collectionnisme artistique au XIXe siècle, de nombreuses personnalités singulières émergent. La notoriété du peintre et lithographe Jules Boilly (1796-1874) repose avant tout sur ses remarquables collections de dessins de maîtres et d’autographes qui rassemblent toutes les gloires littéraires et artistiques de son temps. Deux autres artistes atypiques sont avant tout des personnalités de salon et conservent des marques de fidélité sur papier de leurs cercles respectifs : l’étonnant Paul Chenavard (1807-1895) et le théâtral Étienne Mélingue (1808-1875).

Si Hector Giacomelli (1822-1904) collectionne uniquement et avec grand enthousiasme ses contemporains, Jean Gigoux (1804-1894) mène une quête encyclopédique. Il rassemble des ensembles de feuilles tant des maîtres du passé que des oeuvres signées par ses contemporains, qui après avoir orné les murs de sa maison enrichissent désormais le musée de Besançon, sa ville natale.

L’exposition comprend des oeuvres magistrales des deux principaux artistes collectionneurs de la fin du XIXe siècle, Léon Bonnat (1833-1922) et Edgar Degas (1834-1917). Pour Bonnat, l’ensemble d’oeuvres de maîtres anciens et d’artistes du XIXe siècle forme un tout indivisible. Ses choix, guidés par l’amitié autant que par l’admiration – il privilégie particulièrement Ingres dont il possède plusieurs feuilles majeures – témoignent d’une vision d’historien de l’art. La collection de dessins d’Edgar Degas reflète ses affinités artistiques autant que sa pratique du dessin. Constituée principalement entre les années 1870 et 1905, elle réunit surtout des oeuvres de ses contemporains, comme le spectaculaire pastel d’Édouard Manet représentant son épouse. Exceptionnellement présenté, le pastel de La Chasse au lion de Delacroix frappe Degas par sa qualité en 1898, qui note à son propos : « J’ai été un peu surpris de le trouver si beau et heureux de ne m’être pas trompé ».

L’exposition présente une centaine d’oeuvres grâce à des prêts remarquables, notamment du musée du Louvre et du musée d’Orsay, ainsi que du Metropolitan Museum of Art à New York et de nombreuses institutions françaises, comme les musées d’Angers, de Besançon, de Dijon ou de Lyon. La générosité de ces prêteurs permet de réunir treize admirables feuilles d’Ingres et autant d’oeuvres de Delacroix, aux côtés de dessins rarement présentés.