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“Frank Horvat” Paris, années 1950

Ă  la Maison de la Photographie Robert Doisneau, Gentilly

du 14 octobre 2020 au 10 janvier 2021

Maison de la Photographie Robert Doisneau

PODCAST - Interview de Fiammetta Horvat, la fille de Frank Horvat, par Anne-Frédérique Fer, à Boulogne-Billancourt, le 1er octobre 2020, durée 14’23. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Fiammetta Horvat, fille de Frank Horvat,

par Anne-Frédérique Fer, à Boulogne-Billancourt, le 1er octobre 2020, durée 14’23, © FranceFineArt.


Frank Horvat, Arbre et ancienne publicité murale, Paris, 1955. © Frank Horvat.
Frank Horvat, Arbre et ancienne publicité murale, Paris, 1955. © Frank Horvat.
Frank Horvat, Le Sphynx, Paris, 1956. © Frank Horvat.
Frank Horvat, Le Sphynx, Paris, 1956. © Frank Horvat.
Frank Horvat, Le Sphynx, Paris, 1956. © Frank Horvat.
Frank Horvat, Le Sphynx, Paris, 1956. © Frank Horvat.
Frank Horvat, Passants vus de la Tour Eiffel, Paris, 1956 Téléobjectif. © Frank Horvat.
Frank Horvat, Passants vus de la Tour Eiffel, Paris, 1956 Téléobjectif. © Frank Horvat.
Frank Horvat, Toits, Paris, 1956 Téléobjectif. © Frank Horvat.
Frank Horvat, Toits, Paris, 1956 Téléobjectif. © Frank Horvat.

Extrait du communiquĂ© de presse :


commissariat :
Michaël Houlette, directeur de la Maison de la Photographie Robert Doisneau



Au début des années 1950, Frank Horvat est alors un jeune photographe qui navigue dans les différentes sphères du métier. Tour à tour reporter, illustrateur et bientôt photographe de mode reconnu, il refuse dès cette époque de choisir, de se limiter à une spécialité ou de s’enfermer dans un genre. C’est donc avec un certain goût pour l’expérience et une curiosité aiguisée qu’il déambule dans Paris, la ville où il a choisi de s’installer. Cette exposition présente ainsi deux séries réalisées durant la même décennie avec la capitale pour toile de fond ou pour sujet et qui révèle la large palette expressive maîtrisée par le photographe dès ses débuts.



Le premier ensemble d’images, qui pourrait s’apparenter à une forme documentaire, montre un Paris de nuit, fait de night-clubs et de cabarets fréquentés par les touristes étrangers en quête de strip-tease à la française. En réalisant ses premières prises de vues, Frank Horvat ne souhaite pas en faire le thème d’un travail au long cours mais répond simplement à la commande d’un magazine américain. S’il photographie le spectacle et le public du Sphinx à Pigalle, son culot l’introduit rapidement derrière le rideau où il rejoint les danseuses dans leurs loges. Ces instantanés, pourtant réalisés dans une certaine hâte, nous plongent dans une promiscuité intime où les corps dénudés se laissent approcher pour un instant de pose et où les regards complices croisent volontiers ceux du jeune photographe. Quelques années plus tard, cette série ainsi que d’autres clichés (pris au Crazy Horse notamment) font l’objet d’une publication intitulée J’aime le Strip-Tease.



La seconde sĂ©rie d’images exposĂ©e ici montre davantage un Paris au grand jour oĂą s’affichent la physionomie, le dessin et mĂŞme le « graphisme » de la ville ainsi que les mouvements qui l’animent. Frank Horvat utilise un tĂ©lĂ©objectif pour rĂ©aliser certains de ses clichĂ©s qui, Ă  l’époque, ne font pas non plus l’objet d’un thème spĂ©cifique. De ce travail rĂ©sulte des sĂ©quences Ă©tonnantes, riches de surprises formelles voire abstraites, oĂą les plans impitoyablement martelĂ©s en aplats affirment les lignes, les contours et les matières des lieux ou des visages. Ă€ travers cet ensemble, cette recherche esthĂ©tique libre, Frank Horvat dĂ©voile sa vision de Paris faite Ă  la fois d’individus, anonymes ou cĂ©lèbres, de foules, de points de vue et d’ambiances insolites mais aussi de pauses et d’accĂ©lĂ©rations, de silences et d’effervescences. 



Michaël Houlette