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“Les Arts à Paris” Monet, Cézanne, Renoir, Matisse, Modigliani, Picasso…

au MusĂ©e de l’Orangerie, Paris

Ă  partir de 16 septembre 2020

MusĂ©e de l’Orangerie

PODCAST - Interview de Cécile Debray, directrice du musée de l’Orangerie, par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 15 septembre 2020, durée 14’28. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de CĂ©cile Debray, directrice du musĂ©e de l’Orangerie,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 15 septembre 2020, durĂ©e 14’28, © FranceFineArt.


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© Anne-Frédérique Fer, présentation presse, le 15 septembre 2020.

Pablo Picasso (1881 - 1973), Nu sur fond rouge, 1906. Huile sur toile, 81 x 54 cm. © RMN-Grand Palais (musée de l'Orangerie) / Hervé Lewandowski © Succession Picasso 2020.
Pablo Picasso (1881 – 1973), Nu sur fond rouge, 1906. Huile sur toile, 81 x 54 cm. © RMN-Grand Palais (musĂ©e de l’Orangerie) / HervĂ© Lewandowski © Succession Picasso 2020.
Amedeo Modigliani (1884 – 1920), Paul Guillaume, Novo Pilota, 1915. Huile sur carton collé sur contre-plaqué parqueté, 105 x 75 cm. © RMN-Grand Palais (musée de l'Orangerie) / Hervé Lewandowski.
Amedeo Modigliani (1884 – 1920), Paul Guillaume, Novo Pilota, 1915. Huile sur carton collĂ© sur contre-plaquĂ© parquetĂ©, 105 x 75 cm. © RMN-Grand Palais (musĂ©e de l’Orangerie) / HervĂ© Lewandowski.
Auguste Renoir (1841 – 1919), Bouquet dans une loge. Vers 1878-1880. Huile sur toile 
40 x 51 cm. © RMN-Grand Palais (musée de l'Orangerie) / Franck Raux.
Auguste Renoir (1841 – 1919), Bouquet dans une loge. Vers 1878-1880. Huile sur toile, 40 x 51 cm. © RMN-Grand Palais (musĂ©e de l’Orangerie) / Franck Raux.
Paul Cézanne (1839 – 1906), Pommes et biscuits ; Vers 1880, Vers 1879-1880. Huile sur toile, 45 x 55 cm. © RMN-Grand Palais (musée de l'Orangerie) / Franck Raux.
Paul CĂ©zanne (1839 – 1906), Pommes et biscuits, Vers 1880, Vers 1879-1880. Huile sur toile, 45 x 55 cm. © RMN-Grand Palais (musĂ©e de l’Orangerie) / Franck Raux.
André Derain (1880-1954), Nature morte aux fruits, Vers 1920. Huile sur panneau, 46 x 55 cm. © Musée de l’Orangerie / Patrice Schmidt © ADAGP, Paris 2020.
André Derain (1880-1954), Nature morte aux fruits, Vers 1920. Huile sur panneau, 46 x 55 cm. © Musée de l’Orangerie / Patrice Schmidt © ADAGP, Paris 2020.
Marie Laurencin (1883-1956), Portrait de Guillaume Apollinaire, 1908-1909, 28,2 x 20,3 cm. Huile sur carton. © Musée de l’Orangerie / Patrice Schmidt. © ADAGP, Paris 2020.
Marie Laurencin (1883-1956), Portrait de Guillaume Apollinaire, 1908-1909, 28,2 x 20,3 cm. Huile sur carton. © Musée de l’Orangerie / Patrice Schmidt. © ADAGP, Paris 2020.
Chaïm Soutine (1893 – 1943), Boeuf et tête de veau. Vers 1925, Huile sur toile, 92 x 73 cm .© RMN-Grand Palais (musée de l'Orangerie) / Hervé Lewandowski.
ChaĂŻm Soutine (1893 – 1943), Boeuf et tĂŞte de veau. Vers 1925, Huile sur toile, 92 x 73 cm .© RMN-Grand Palais (musĂ©e de l’Orangerie) / HervĂ© Lewandowski.

Extrait du communiquĂ© de presse :



commissariat :
Cécile Debray, directrice du musée de l’Orangerie




Un musée parisien, du Musée Monet au musée de l’Orangerie


Institution parisienne ancienne et bien connue, située au cœur du Jardin des Tuileries, le musée de l’Orangerie est fondé en 1927 à l’occasion de la mise en place de l’ensemble exceptionnel des grands panneaux des Nymphéas de Monet. Au début des années 1980, la collection du marchand Paul Guillaume, de sa veuve Domenica et son époux Jean Walter, constituée de tableaux majeurs de Cézanne, Renoir, Matisse, Picasso, Derain, Modigliani, Soutine, Utrillo, Rousseau et Laurencin, est installée en étage, selon de nouveaux réaménagements. En 2006, une rénovation complète du bâtiment par l’architecte Olivier Brochet permet de redonner un éclairage zénithal aux Nymphéas, de disposer le reste de la collection en sous-sol dans des espaces modernes en béton ciré. Enfin, en 2010, le musée de l’Orangerie rejoint le musée d’Orsay dans un établissement public commun, l’Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie.


Cette brève histoire place aujourd’hui le visiteur, quelques quinze ans après la rénovation, face à un musée dynamique, plébiscité – sa fréquentation a dépassé le seuil du million de visiteurs par an – et dont le succès exige une rénovation des espaces mais aussi, avec le recul de ces quelques années, un pas supplémentaire dans la construction de son identité propre.





Nouveaux axes de lecture, vers une plus grande cohérence


La collection est formée majoritairement d’oeuvres créées durant les deux premières décennies du xxe siècle depuis les Nymphéas (1914-1926), les natures mortes de 1905-1906 de Renoir, le célèbre portrait de son fils Claude en clown de 1909 ou Gabrielle couchée de 1906/08, Les Trois soeurs de Matisse de 1917, le Nu sur fond rouge de Picasso de 1906 ou la Grande Baigneuse de 1921, la série des toiles de la période blanche d’Utrillo des années 1912-1914, le portrait de Paul Guillaume par Modigliani de 1915, les paysages de Céret de Soutine de 1919-1922, etc. C’est un ensemble homogène qui dialogue avec les Nymphéas. La nouvelle présentation en souligne la cohérence chronologique, géographique et artistique.


Ainsi, ont été dégagés quelques axes forts de lecture réunis sous le titre emprunté à la revue fondée par Paul Guillaume, Les Arts à Pariset qui paraît entre 1918 et 1935 .


La réception des maîtres de l’Impressionnisme au XXe siècle est au coeur de la collection avec la présence remarquable du dernier Monet, du dernier Renoir redécouvert pendant l’entre-deux guerres, particulièrement par Matisse, Picasso et Derain, de Cézanne dont la relecture par les avant-gardes, notamment le cubisme, est bien connue.


La vision du poète Apollinaire a présidé aux choix de Paul Guillaume et conféré une tonalité singulière que l’on pourrait qualifier de « primitivisme moderne » avec une valorisation précoce des arts extra-occidentaux mis en regard des oeuvres de Picasso, Matisse ou du Douanier Rousseau.


La collection du musée de l’Orangerie présente enfin quelques grandes figures de la dite « École de Paris » à travers l’image de l’artiste « métèque », de l’artiste maudit – Soutine, Utrillo, Modigliani… – quintessence du Paris des Années Folles.





Une collection enrichie et vivante


Afin d’expliciter cette vision renouvelée, le musée de l’Orangerie a enrichi sa collection de nouveaux dépôts.


Un polyptique de Joan Mitchell des collections du Musée national d’art moderne/Centre Pompidou relie les deux niveaux du musée, offrant une relecture abstraite américaine des Nymphéas.


Le musée du quai Branly-Jacques Chirac accorde un important dépôt d’un ensemble d’objets africains et océaniens anciennement collection Paul Guillaume. Ces oeuvres sont présentées dans une nouvelle salle spécifiquement aménagée, avec quelques tableaux de Matisse, Picasso et Derain ainsi que des pièces d’archives du musée rarement exposées (revues, lettres d’Apollinaire, ouvrage du poète « L’album nègre »).


Depuis peu, le musĂ©e procède Ă  des acquisitions d’oeuvres en rapport avec la collection Paul Guillaume : un dessin prĂ©paratoire pour le Portrait de P. Guillaume par Modigliani, une statuette du Gabon (Lega), une nature morte de 1918 de Derain ou encore un Portrait d’Apollinaire de 1908 par Marie Laurencin.




Des espaces plus modulables, mieux éclairés et mieux articulés


Afin de rendre l’accrochage plus souple, les cimaises sont doublées. Les salles en retour de galerie sont redessinées afin de ménager des zones plus intimistes et un parcours ménageant des surprises. Le système d’éclairage est optimisé. La galerie retrouve une nouvelle ampleur, unifiée en blanc en accord avec les parois et les colonnes en béton ciré. . La signalétique, épurée, est conçue selon des typographies inspirées des années 20, de l’esthétique Art Déco.