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“L’écho du silence” 

Ă  l’espace K [16 rue Danton], Le Kremlin-BicĂȘtre

du 9 au 20 septembre 2020

PODCAST -  Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32, © FranceFineArt.


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© Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, visite de l’exposition avec FrĂ©dĂ©ric Lorin, les artistes et les commissaires de l’exposition, le 8 septembre 2020.

Anouk Grinberg, Broderie ForĂȘt Blanche. © Anouk Grinberg. Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32. © FranceFineArt.
Anouk Grinberg, Broderie ForĂȘt Blanche. © Anouk Grinberg.
Dorian Cohen, DĂ©part en vacance, 2015. Photo © Suzan Brun. Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32. © FranceFineArt.
Dorian Cohen, Départ en vacance, 2015. Photo © Suzan Brun.
Dorothee Louise Recker, Dreamcatcher, 2019. © Dorothee Louise Recker. Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32. © FranceFineArt.
Dorothee Louise Recker, Dreamcatcher, 2019. © Dorothee Louise Recker.
Sandra-Matamoros, Semences sĂ©rie FEEL FLOW. © Sandra-Matamoros. Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32. © FranceFineArt.
Sandra-Matamoros, Semences série FEEL FLOW. © Sandra-Matamoros.
Alexandre Zhu, Hadal III. © Alexandre Zhu. © Sandra-Matamoros. Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32. © FranceFineArt.
Alexandre Zhu, Hadal III. © Alexandre Zhu.
Charlotte Van Tour, Membrana, 2020. © Charlotte Van Tour. © Sandra-Matamoros. Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32. © FranceFineArt.
Charlotte Van Tour, Membrana, 2020. © Charlotte Van Tour.
Julia Gault, Bien que le monde se renverse, 2017. © Julia Gault. © Sandra-Matamoros. Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32. © FranceFineArt.
Julia Gault, Bien que le monde se renverse, 2017. © Julia Gault.
Laurent Pernot, L’arbre sĂ©rie “Et si demain, les grandes forces de la nature se rejoignaient pour liquider l’avĂšnement de la rĂ©volution industrielle et de la postmodernitĂ© ?”, 2014. © Laurent Pernot. © Sandra-Matamoros. Interview de Clarisse Russel et de ValĂ©rie Delaunay, commissaires de l’exposition, par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, au Kremlin-BicĂȘtre, le 8 septembre 2020, durĂ©e 16’32. © FranceFineArt.
Laurent Pernot, L’arbre sĂ©rie “Et si demain, les grandes forces de la nature se rejoignaient pour liquider l’avĂšnement de la rĂ©volution industrielle et de la postmodernitĂ© ?”, 2014. © Laurent Pernot.

Extrait du communiquĂ© de presse :



Conception du projet : 
Association CulturFoundry, Frédéric Lorin

Commissaires de l’exposition :
Clarisse Russel et Valérie Delaunay



Avec BĂ©atrice Bissara, Dorian Cohen, Esmeralda Da Costa ; LĂ©a Dumayet, Julia Gault, Charlotte Gautier Van Tour, Anouk Grinberg, Julie Legrand, Sandra Matamoros, Laurent Pernot, Johanna Perret, Francesca Piqueras, DorothĂ©e, Louise Recker, Estera Tajber, Nicolas Tourte, Jean-Claude Wouters, Alexandre Zhu.



Exposition ouverte de 14h Ă  19h du mercredi au dimanche et sur rendez-vous :  mailto:culturfoundry@gmail.com




Une proposition philanthropique initiĂ©e par des collectionneurs en faveur des artistes qu’ils soutiennent.


Le monde citadin, foyer du tumulte des gens pressĂ©s et des sonoritĂ©s urbaines ne laisse plus la place au silence. La perception de l’homme en devient lacunaire et restrictive. L’exposition L’écho du silence nous interroge sur notre capacitĂ© Ă  Ă©couter, Ă  percevoir et Ă  ressentir le monde. L’astrophysicien Hubert Reeves explique que le rĂŽle de l’homme est de «donner un sens Ă  la rĂ©alitĂ©.» L’humain privilĂ©gie souvent une stratĂ©gie d’ « opposition » dĂ©finie par une soif de puissance (instinct de survie). Nous sommes tĂ©moins aujourd’hui d’une situation globale prĂ©occupante sur les enjeux Ă©cologiques. Les rĂ©ponses sont mises en demeure alors qu’il existe Ă©galement dans la nature une logique complĂ©mentaire Ă  celle de puissance : la logique de «coopĂ©ration ». La pollinisation en est un exemple, les oiseaux et papillons en s’abreuvant du nectar des fleurs leur permettent de se reproduire.



17 artistes

Les artistes, rĂ©sistants et visionnaires, nous apportent leur regard singulier sur ce qu’ils entendent par les mots nature et Ă©lĂ©ments. Quelle perception les artistes ont-ils de la nature ? Comment s’intĂšgre-t-elle dans leur travail ? Dans quelle mesure nous aident-ils Ă  prendre conscience des possibilitĂ©s d’une rĂ©alitĂ© plus coopĂ©rative et harmonieuse ? Dans ces temps d’émulation, il nous est offert une chance de voir diffĂ©remment notre environnement. L’homme, en changeant son regard et en dĂ©veloppant sa sensibilitĂ©, peut agir positivement sur son milieu. Le naturaliste Alexander Von Humboldt explique que pour comprendre la nature, l’émotion et la poĂ©sie sont nĂ©cessaires. Notre subjectivitĂ© alliĂ©e Ă  notre intelligence nous permet d’entendre le monde, d’en saisir son unitĂ©, et par consĂ©quent de le respecter et de l’aimer.



Vision anthropocentrique

Notre vision occidentale anthropocentrique ne mĂ©rite-t-elle pas d’ĂȘtre repensĂ©e ? Dans notre sociĂ©tĂ© occidentale, la vision macrocosmique est souvent oubliĂ©e, pour ĂȘtre centrĂ©e sur les ĂȘtres “ terrestres ”. Comme Ă©crit Platon dans Protagoras : ‘‘ l’homme est la mesure de toutes choses ”. L’homme occidental a dĂ©veloppĂ© une position en surplomb, en retrait avec son environnement. L’anthropologue, Philippe Descola montre que le concept de nature est questionnable. En effet, pour les occidentaux la nature rĂ©fĂšre aux non-humains. Il y a une distanciation sociale entre l’homme et ce qui ne l’est pas. Alors que pour d’autres cultures comme par exemple, la tribu Jivaros Achuar d’Amazonie, les Kogis de Colombie ou encore les BishnoĂŻs en Inde, le concept de nature n’existe pas. L’homme fait partie d’un tout oĂč les plantes, les animaux sont Ă  l’égale des hommes ayant chacun une Ăąme et une vie autonome.



Redécouvrir les éléments de la nature

ThĂ©orisĂ© par les prĂ©socratiques (Pythagore, EmpĂ©docle, HĂ©raclite) et dĂ©jĂ  prĂ©sente dans les civilisations protohistoriques, la thĂ©orie des 4 Ă©lĂ©ments fait rĂ©fĂ©rence en philosophie au concept de “cosmos” (origine et comprĂ©hension du monde). Cette thĂ©orie rĂ©vĂšle une volontĂ© d’ordonner, de classer, de dĂ©finir, de hiĂ©rarchiser et de faire correspondre. L’homme s’est efforcĂ© de crĂ©er des principes organisateurs qui l’ont aidĂ© Ă  comprendre sa place dans l’univers mais aussi Ă  agir sur celui-ci. Le monde se suffit Ă  lui-mĂȘme et n’a pas besoin de s’expliquer. Or l’homme a besoin d’objectiver ce qu’il voit, mais aussi de tisser des liens entre ce qu’il voit et ce qu’il croit. C’est pour cela qu’il crĂ©e des symboles et des mythes, afin de pallier ce qui lui Ă©chappe. De cette thĂ©orie rĂ©sulte le constat d’une nature harmonieuse composĂ©e de forces naturelles voire sacrĂ©es : l’air, l’eau, la terre, le feu et l’éther (variant selon les cultures). Cette harmonie dĂ©pend de l’équilibre de ces forces qui, si elles sont perturbĂ©es, mettent en pĂ©ril autant la prĂ©sence humaine que biologique.



L’homme et la nature : relations ambivalentes

A travers les siĂšcles, les conceptions du monde, vu par l’homme, ont Ă©tĂ© trĂšs diverses. Dans les cultures primitives, la Terre Ă©tait le centre du monde et l’humanitĂ© Ă©tait issue des Dieux. Puis, la Renaissance ouvre un monde beaucoup plus vaste avec l’apparition des tĂ©lescopes. Aux XVIIIe et XIXe siĂšcles, l’univers se densifie avec la dĂ©couverte de notre galaxie. Aujourd’hui, l’univers nous apparaĂźt comme infini et sans limite. En plus de ces dĂ©couvertes astronomiques, celles de la biologie et de la psychologie ont radicalement changĂ© nos perceptions et en cela ont influencĂ© nos croyances et nos actions. La perception est donc le terreau de notre rĂ©flexion mais aussi de nos agissements. L’exposition L’écho du silence permet de souligner les rapports qu’entretient l’homme avec son environnement et d’en isoler les contradictions, les scissions ou au contraire les symbioses et les mĂ©tamorphoses. La pluralitĂ© de ces interprĂ©tations explique comment la perception peut agir sur nos actes et nos jugements. Cette exposition invite les visiteurs Ă  admirer et s’émerveiller de nouveau mais aussi questionner leur environnement et concevoir un rapport neuf Ă  la nature.



Les initiateurs de l’exposition

Sous l’impulsion de FrĂ©dĂ©ric Lorin, collectionneur et passionnĂ© d’art, plusieurs acteurs du milieu culturel se sont rĂ©unis afin d’organiser cette exposition en soutien aux artistes contemporains : ValĂ©rie Delaunay dirige la galerie Ă©ponyme situĂ©e dans le Marais, prĂšs du centre Georges Pompidou ; Clarisse Russel, jeune commissaire d’exposition, membre du CEA, a initiĂ© l’exposition «Ferme ta Gueule» et la Revue Libre Ă  toi fin 2019 ; GaĂ«l Martin, Ă©diteur chez Mare et Martin, maison d’édition spĂ©cialisĂ©e dans les livres d’arts, les catalogues d’artistes et les ouvrages universitaires scientifiques et juridiques, Ă©diteur de l’Officiel des galeries et musĂ©es.

Le collectif de Collectionneurs

Afin de financer cette exposition, nous avons contactĂ© un certain nombre de collectionneurs pour nous aider Ă  monter cet Ă©vĂšnement. Collectionneurs mais avant tout philanthropes, l’intĂ©gralitĂ© du produit des ventes des oeuvres ira aux artistes, aucune commission ne sera prĂ©levĂ©e sur les ventes lors de cette exposition. Les sommes sont versĂ©es par les collectionneurs Ă  l’association CulturFoundry et bĂ©nĂ©ficient du rĂ©gime fiscal du mĂ©cĂ©nat. A ce jour, ce collectif regroupe une vingtaine de collectionneurs.

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