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“Le vent se lève” Exposition de la collection 2020-2021

au MAC VAL, musĂ©e d’art contemporain du Val-de-Marne, Vitry-sur-Seine

à partir du 7 mars 2020 (prolongée jusqu’en octobre 2021)

MAC-VAL.com

Pour la réouverture complète de ses espaces, le 17 juin 2020, le MAC VAL offre pendant tout l’été la gratuité d’accès à tous les publics.

PODCAST –  Interview de Anne-Laure Flacelière, ChargĂ©e de l’étude et du dĂ©veloppement de la collection du MAC VAL,
et de Ingrid Jurzak, Chargée de l’étude et de la gestion de la collection du MAC VAL,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Vitry-sur-Seine, le 5 mars 2020, durĂ©e 19’35. © FranceFineArt.

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©Anne-Fréderique Fer, présentation presse, le 5 mars 2020

Jean-Luc Moulène, Chemin du Petala – Fénautrigues, Lot, FR., été 2003, 2012. Tirage au gélatino – bromure d’argent contrecollé sur Dibond, 144,5 x 144,5 cm. Collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Acquis avec la participation du FRAM Île-de-France. © Adagp, Paris 2020.
Jean-Luc Moulène, Chemin du Petala – Fénautrigues, Lot, FR., été 2003, 2012. Tirage au gélatino – bromure d’argent contrecollé sur Dibond, 144,5 x 144,5 cm. Collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Acquis avec la participation du FRAM Île-de-France. © Adagp, Paris 2020.
Bianca Argimon, Weltschmerz, 2019. Crayons de couleur sur papier, 97 x 130 cm. Collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Acquis avec la participation du FRAM Île-de-France. © DR.
Bianca Argimon, Weltschmerz, 2019. Crayons de couleur sur papier, 97 x 130 cm. Collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Acquis avec la participation du FRAM Île-de-France. © DR.
José Gamarra, Les Indiens nous regardent, 1980. Huile sur toile, 150 x 150 x 2 cm. Collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Photo© Claude Gaspari.
José Gamarra, Les Indiens nous regardent, 1980. Huile sur toile, 150 x 150 x 2 cm. Collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Photo© Claude Gaspari.

Extrait du communiqué de presse :

Commissariat : Alexia Fabre, Anne-Laure Flacelière et Ingrid Jurzak

Pour le dixième accrochage de sa collection, en cette quinzième année d’existence, le MAC VAL a choisi d’explorer les rapports de l’humain à la Terre, son socle et sa source de vie. Le vent se lève.

Et lorsque le vent se lève, il faut tenter de vivre ! *

Comment traduire les enjeux de cette appartenance au Monde ? Quels sont les symboles et les vestiges d’une aventure terrestre ? Comment tĂ©moigner des risques de la vie dans un univers si intime et vaste Ă  la fois ?

Sur cette Terre l’Homme chemine, conquiert, s’approprie et détruit dans un même mouvement. Mais à travers l’action de la marche, il prend la mesure de son rapport au monde et revendique. Les œuvres de l’exposition évoquent la complexité et l’ambivalence des usages et des pratiques de la Terre, tantôt respectueux, souvent criminels.

Si ce recueil d’œuvres transcrit différentes facettes d’une histoire que les hommes façonnent et dont ils portent la responsabilité, il est traversé par le sujet même de la marche qui en constitue le fil rouge et dont l’installation Desire Lines de Tatiana Trouvé livre une archive sensible.

Généreux don de l’artiste, cette œuvre recense deux cent douze grandes marches de l’histoire de la littérature, de la musique et de la poésie, mais également des mouvements contestataires et progressistes. Au fil de cette histoire, il est question d’un rapport au Monde tant physique que spirituel. Dans la continuité des thématiques abordées les années passées, le MAC VAL reste fidèle à ses engagements et rejoue à chaque exposition l’accrochage d’une collection vivante, en prise avec le monde.

« Le vent se lève Â» rĂ©unit aujourd’hui quatre-vingts Ĺ“uvres de cinquante-deux artistes, de gĂ©nĂ©rations diffĂ©rentes.

Cette exposition progresse au gré de thématiques qui se rejoignent et se répondent pour guider le public dans cette exploration. Les œuvres laissent entrevoir le déséquilibre entre le temps si long qui précède l’apparition de l’Homme et le temps humain, depuis peu chimique, qui voit les expériences précipiter notre empreinte trop souvent destructrice.

Les œuvres évoquent la géologie, l’archéologie et les traces laissées dans les entrailles de la terre par le passé, comme aujourd’hui pour le futur.

Il est Ă©galement question de l’émerveillement et de la nature comme source d’inspiration, mais aussi de son exploitation excessive, jusqu’à la production aujourd’hui d’une nature artificielle, de « remplacement Â».

Il est enfin question des rituels anciens et modernes qui font corps avec la nature, tandis que se mobilisent des collectifs pour dĂ©noncer et combattre l’aveuglement des puissances actuelles : la force du « nous Â» face au « je Â» porte l’espoir d’une mise en commun, opposĂ©e Ă  l’individualisme extrĂŞme et Ă  la course au profit immĂ©diat, dĂ©fendant une autre façon de pratiquer la terre, vitale.

* Paul ValĂ©ry, Le Cimetière marin [poème].

Avec Boris Achour, Dove Allouche, Pierre Ardouvin, Bianca Argimon, Hicham Berrada, Michel Blazy, Christian Boltanski, Véronique Boudier, Charlotte Charbonnel, Ali Cherri, Clément Cogitore, Émile Compard, Julien Discrit, David Douard, Jean Dubuffet, Anne-Charlotte Finel, Nicolas Floc’h, franckDavid, Charles Fréger, José Gamarra, Lola González, Dominique Gonzalez-Foerster et Ange Leccia, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Benoît Maire, Pierre Malphettes, Didier Marcel, Angelika Markul, Jean-Charles Massera, Philippe Mayaux, Bernard Moninot, Roman Moriceau, Jean-Luc Moulène, Tania Mouraud, Jean-Christophe Norman, Gina Pane, Laurent Pernot, Mirela Popa, Laure Prouvost, Enrique Ramírez, Evariste Richer, Loup Sarion, Bruno Serralongue, Tal Coat, Stéphane Thidet, Jean Tinguely, Thu Van Tran, Gérard Traquandi, Tatiana Trouvé, Morgane Tschiember, Agnès Varda, Marion Verboom, Virginie Yassef…