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“Art Paris Art Fair 2020“ 22e édition
au Grand Palais, Paris

du 28 au 31 mai 2020 [ANNULÉ]

Art Paris

PODCAST Interview de Guillaume Piens, commissaire général de Art Paris Art Fair

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 28 fĂ©vrier 2020, durĂ©e 22’12. © FranceFineArt.

Interview de Rebecca Lamarche-Vadel,
directrice dĂ©lĂ©guĂ©e de Lafayette Anticipations et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 12 mars 2020, durĂ©e 14’35 ». © FranceFineArt.

Miguel Branco, (Untitled) Diana, 2016. Sculpture, 26 x 41 x 19 cm. Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger. Focus : Étoiles du Sud : une exploration de la péninsule ibérique.
Miguel Branco, (Untitled) Diana, 2016. Sculpture, 26 x 41 x 19 cm. Courtesy Galerie Jeanne Bucher Jaeger. Focus : Étoiles du Sud : une exploration de la pĂ©ninsule ibĂ©rique.
Caroline Le Méhauté, Graphein 4, 2019. Cyanotype sur papier Arches, 80 x 60 cm. Courtesy H Gallery. Secteur Promesses.
Caroline Le MĂ©hautĂ©, Graphein 4, 2019. Cyanotype sur papier Arches, 80 x 60 cm. Courtesy H Gallery. Secteur Promesses.
Léa Belooussovitch, Valencia, Venezuela, 28 mars 2018, 2019. Drawing, textile, 50 x 60 cm. Courtesy Galerie Paris-Beijing. Focus : Un regard sur la scène française : histoires communes et peu communes.
LĂ©a BelooussovitchValencia, Venezuela, 28 mars 2018, 2019. Drawing, textile, 50 x 60 cm. Courtesy Galerie Paris-Beijing. Focus : Un regard sur la scène française : histoires communes et peu communes.

Extrait du communiqué de presse :

Équipe Art Paris Art Fair :
Direction gĂ©nĂ©rale : Julien & Valentine LecĂŞtre
Commissaire gĂ©nĂ©ral : Guillaume Piens

Un regard sur la scène française : histoires communes et peu communes
Commissariat : GaĂ«l Charbau, commissaire et critique d’art indĂ©pendant

Étoiles du Sud : une exploration de la pĂ©ninsule ibĂ©rique
Commissariat : Carolina Grau, commissaire d’exposition indĂ©pendante basĂ©e Ă  Barcelone


[Communiqué de presse du 14 avril 2020] La 22ème édition d’Art Paris, le grand rendez-vous de printemps pour l’art moderne et contemporain, initialement prévue du 2 au 5 avril, puis reportée du 28 au 31 mai 2020 est finalement annulée suite aux annonces gouvernementales interdisant tout rassemblement jusqu’à la mi-juillet.

Selon la direction gĂ©nĂ©rale d’Art Paris, « nous voulions garder espoir jusqu’au bout. Nous Ă©tions en train de travailler sur une hypothèse d’un ultime report de la foire au Grand Palais du 1er au 5 juillet, afin d’offrir aux galeries françaises une possibilitĂ© de rencontrer leurs collectionneurs après un printemps figĂ© et Ă  l’arrĂŞt. Ă€ regret, nous devons donc tirer un trait sur l’édition 2020 qui rassemblait 150 galeries de 20 pays, et accueillait deux focus thĂ©matiques, l’un sur la scène française et l’autre sur la pĂ©ninsule ibĂ©rique. Nous souhaitons cependant dĂ©velopper des actions, sur le net dans un premier temps, puis sous la forme de parcours Art Paris-Hors les murs dès la fin du confinement pour valoriser le travail des galeries qui nous suivent et nous font confiance Ă  un moment oĂą celles-ci ont particulièrement besoin de soutien ainsi que les artistes qu’elles reprĂ©sentent Â».



[Communiqué de presse du 6 mars 2020] Art Paris, initialement prévu du 2 au 5 avril 2020, est reporté et se tiendra désormais du 28 au 31 mai 2020 au Grand Palais.

Comme de nombreux pays dans le monde, la France est actuellement touchĂ©e par la propagation du Coronavirus, crĂ©ant des conditions qui rendront extrĂŞmement compliquĂ©es la tenue d’un Ă©vĂ©nement aussi important qu’Art Paris dĂ©but avril.

Pour la direction générale d’Art Paris, « nous prenons la situation très au sérieux et notre souci premier est la sécurité de nos exposants et de nos visiteurs. Notre devoir est également d’offrir des conditions optimales aux galeries exposantes pour la réussite de leur participation en termes de ventes et de contacts avec de nouveaux collectionneurs. Au vu des évolutions récentes de la situation, il nous semble que les conditions ne seront pas réunies début avril. En conséquence, nous avons décidé de reporter la foire du 28 au 31 mai au Grand Palais, qui nous le croyons se tiendra à un moment nettement plus favorable ».

NB : Tous les détenteurs d’un accès daté du mois d’avril pourront automatiquement accéder à Art Paris pendant ces nouvelles dates.



Une 22ème édition sous le signe de la jeune scène française et de la péninsule ibérique

Devenu incontournable en plus de 20 ans d’existence, Art Paris est le rendez-vous du printemps pour l’art moderne et contemporain à Paris, rassemblant cette année 150 galeries venues de plus de 20 pays avec près de 1000 artistes représentés.

MĂŞlant grandes figures artistiques et puissantes dĂ©couvertes venues des quatre coins d’Europe, ainsi qu’un regard cosmopolite sur la crĂ©ation d’Afrique, d’Asie, d’AmĂ©rique latine ou du Moyen-Orient de l’après-guerre Ă  nos jours, Art Paris, sous l’impulsion de Guillaume Piens, son commissaire gĂ©nĂ©ral, cultive la passion de l’art sous toutes ses formes. Art Paris s’attache Ă  une ligne Ă©ditoriale forte : une foire de passion plutĂ´t qu’une foire de spĂ©culation, qui ose le dĂ©frichage et reste Ă  taille humaine dans le magnifique Ă©crin du Grand Palais.

Art Paris se tiendra une nouvelle fois au Grand Palais en 2020, avant d’être la première manifestation artistique à intégrer le Grand Palais éphémère sur le Champ de Mars en 2021, le temps de la rénovation du monument historique parisien.


L’édition 2020 : rĂ©gionale et cosmopolite

Du 28 au 31 mai 2020, la 22ème Ă©dition d’Art Paris prĂ©sente un double focus qui se tourne Ă  la fois vers la jeune scène artistique française et celles de la pĂ©ninsule ibĂ©rique (Espagne et Portugal). Parallèlement, les secteurs « Solo Show Â», dĂ©diĂ© aux expositions monographiques, et « Promesses Â», consacrĂ© aux jeunes galeries et talents Ă©mergents, affirment la vocation dĂ©couvreuse d’Art Paris.

La sĂ©lection 2020, qui compte 31 % de nouveaux participants, voit l’arrivĂ©e d’enseignes parisiennes comme Jeanne Bucher Jaeger, Galerie Sator, Caroline Smulders associĂ©e Ă  Karsten Greve, tout en accueillant une douzaine de galeries en rĂ©gion, dont les galeries Double V (Marseille) et Provost-Hacker (Lille). Sur le plan international, cinq pays font leur entrĂ©e : la Bulgarie, la CĂ´te d’Ivoire, le Danemark, la Grèce et la Turquie. La prĂ©sence des galeries de la pĂ©ninsule ibĂ©rique se renforce avec 11 galeries de Barcelone, Madrid, Lisbonne et Porto. La scène asiatique est très prĂ©sente notamment avec 5 enseignes venues de CorĂ©e dont 313 Art Project, Gallery Simon, Gallery H.A.N., Mo J Gallery et Soso Gallery. La scène africaine se retrouve dans le secteur gĂ©nĂ©ral chez Artco (Aachen / Le Cap), Niki Cryan (Lagos), comme dans le secteur « Promesses Â» avec les premières participations de 31 Project, VĂ©ronique Rieffel et Septieme Gallery. La scène du Moyen-Orient s’illustre, entre autres, Ă  la Galerie Brigitte Schenk qui prĂ©sente l’Irakien Halim Al Karim, le Koweitien Tarek Al Ghoussein et le Saoudien Abdulnasser Gharem (dont l’installation The Safe a Ă©tĂ© la sensation de Art Unlimited Basel 2019).


Un regard sur la scène française : histoires communes et peu communes

Art Paris soutient la scène hexagonale en proposant une sélection de projets spécifiques d’artistes français issus des galeries participantes, sous le regard subjectif, historique et critique d’un commissaire d’exposition. Sous le titre histoires communes et peu communes, Gaël Charbau, commissaire et critique d’art indépendant, livre son regard sur la scène française en réunissant 21 artistes, nés pour la plupart dans les années 1980, dont les oeuvres mettent en avant les notions de récit, d’histoires singulières et universelles. Gaël Charbau a été également invité à écrire un texte sur chaque artiste pour présenter leur travail.


Étoiles du Sud : une exploration de la pĂ©ninsule ibĂ©rique

Après l’AmĂ©rique latine, Art Paris 2020 se tourne vers la pĂ©ninsule ibĂ©rique, mettant en lumière l’art espagnol et portugais des annĂ©es 1950 Ă  nos jours. Vingt-cinq galeries prĂ©senteront quelque 77 artistes, des maĂ®tres modernes aux artistes contemporains. Parallèlement, d’autres projets tels qu’un programme vidĂ©o, des installations spĂ©cifiques, des confĂ©rences Ă  l’Instituto Cervantes et Ă  la Fondation Calouste Gulbenkian Ă  Paris tĂ©moigneront du rĂ©veil artistique de cette partie du Sud de l’Europe. Le commissariat d’Étoiles du Sud : une exploration de la pĂ©ninsule ibĂ©rique a Ă©tĂ© confiĂ© Ă  Carolina Grau, commissaire d’exposition indĂ©pendante basĂ©e Ă  Barcelone.

Un parcours historique et actuel à travers les scènes espagnoles et portugaises

Réparties dans les différents secteurs de la foire, les galeries invitent à découvrir un parcours à la fois historique et actuel des différentes scènes espagnoles et portugaises.

Du côté espagnol, Marc Domènech (Barcelone) rend hommage aux figures historiques liées aux mouvements surréalistes tels que Julio Gonzáles, Óscar Domínguez, Joan Miró, tandis que la Galerie Andres Thalmann (Zurich) met l’accent sur Joan Hernández Pijuan, l’un des artistes espagnols les plus célèbres des dernières décennies, connu pour ses compositions simples d’aplats uniformes de couleurs. La galerie Freijo (Madrid) revisite la génération madrilène des années 1970 avec Mateo Maté, artiste conceptuel, Ramón Mateos, fondateur du Collectif El Perro, et Darío Villalba, auteur d’une oeuvre hybride qui aborde les questions d’identité et de rapport à la marginalité. La galerie Soskine Inc. (Madrid) consacre un solo show à Antonio Crespo Foix dont les Sculptures faites de bambou, crin de cheval, laine ou films d’acier recréent une nature empreinte de poésie surréaliste. L’analyse du rapport entre histoire et politique, entre art et pouvoir, entre espace public et mémoire collective relie le travail de Cristina Lucas à celui de Fernando Sánchez Castillo, présentés côte à côte par la Galerie Albarrán Bourdais (Madrid).

Du cĂ´tĂ© portugais, la galerie SĂŁo Mamede honore deux maĂ®tres modernes : Nadir Afonso (1920-2013), architecte qui collabora avec Le Corbusier et Oscar Niemeyer et peintre liĂ© aux recherches de l’art cinĂ©tique, connu pour ses paysages gĂ©omĂ©triques de villes, et Manuel Cargaleiro (1927), peintre et cĂ©ramiste proche de l’École de Paris. La Galerie Jeanne Bucher Jaeger (Paris/Lisbonne) dĂ©die ses cimaises Ă  trois figures de la scène contemporaine lisboète : Michael Biberstein (1948-1978), Rui Moreira (1971) et Miguel Branco (1963), dont les peintures, les dessins et les sculptures nourries par les rĂ©fĂ©rences Ă  l’histoire de l’art explorent le monde animal et la question de l’échelle.

La galerie Nathalie Obadia (Paris/Bruxelles) met en avant les oeuvres sur papier de Jorge Queiroz et son univers foisonnant et singulier entre figuration et abstraction, tandis que la Galerie MPA (Madrid) présente le travail hybride de Rui Toscano, un artiste qui utilise la puissance évocatrice des images et des sons pour analyser les représentations culturelles et la mémoire collective. Connue pour ses nombreuses sculptures et installations exubérantes créées par une accumulation d’objets du quotidien, Joana Vasconcelos est mise à l’honneur à la Patinoire Royale – Galerie Valérie Bach (Bruxelles).


Installation monumentale, Parvis du Grand Palais
Marisa FerreiraLost Future, environ 200 x 200 x 500 cm, résine avec pigment bleu et déchets industriels. En collaboration avec la galerie Presença et la ville de Porto

L’installation Lost Future (2020) est inspirĂ©e par le plan Voisin de Le Corbusier (1925) – un projet urbain non dĂ©veloppĂ© pour la ville de Paris â€“ composĂ© de 18 tours de verre cruciformes disposĂ©es dans une grille orthogonale de rues et d’espaces verts. Le plan prĂ©voyait la dĂ©molition du Marais afin de lutter contre l’insalubritĂ©, les maladies et la surpopulation pour proposer ce que Le Corbusier appelait la « ville de demain Â», symbole de la modernitĂ© europĂ©enne et de l’ère industrielle. En rĂ©fĂ©rence Ă  l’oeuvre emblĂ©matique de Le Corbusier, la colonne en forme de croix imaginĂ©e par l’artiste portugaise Marisa Ferreira rappelle l’écart entre les ambitions utopiques des annĂ©es 1970 et la fièvre immobilière d’aujourd’hui sans aucun lien avec l’histoire et l’identitĂ© de villes comme Porto ou Lisbonne.


« Solo Show Â» : une vingtaine d’expositions monographiques

Une vingtaine d’expositions personnelles, disséminées dans la foire, permettent au public de découvrir ou redécouvrir en profondeur le travail d’artistes modernes, contemporains ou émergents.

Parmi les solo show attendus, la galerie Caroline Smulders en association avec la Galerie Karsten Greve proposera une installation spécifique de l’artiste sud-africain Roger Ballen. La galerie milanaise Luca Tommasi présentera une sélection de Puddle Painting de l’artiste britannique Ian Davenport, tandis que la galerie Orbis Pictus dévoilera un ensemble rare d’oeuvres de l’artiste cubain Jesse A. Fernandez (1925-1986).


« Promesses Â» : un secteur dĂ©diĂ© aux jeunes galeries et Ă  la crĂ©ation Ă©mergente

PlacĂ© volontairement au centre du Grand Palais, « Promesses Â» accueille 14 jeunes galeries en provenance d’Abidjan, Bruxelles, Lima, Lisbonne, Rome, Sofia, Marseille et Paris. Beaucoup font leur dĂ©but Ă  Art Paris cette annĂ©e offrant un Ă©clairage prospectif sur les scènes europĂ©ennes (bulgare notamment avec Structura Gallery) et africaines avec 31 Project, VĂ©ronique Rieffel et Septieme Gallery, sans oublier l’AmĂ©rique latine reprĂ©sentĂ©e par les galeries Younique et 193 Gallery. Ces galeries de moins de six ans d’existence prĂ©sentent chacune entre un et trois artistes Ă©mergents et bĂ©nĂ©ficient d’une aide financière de la foire pour soutenir leur participation.