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“Charlotte Perriand”

Photographies au Pavillon Comtesse de Caen de l’AcadĂ©mie des beaux-arts, Paris

du 13 février au 22 mars 2020

Académie des Beaux Arts.fr

PODCAST Interview de LĂ©lia Wanick Salgado, commissaire de l’exposition,

par Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, Ă  Paris, le 12 fĂ©vrier 2020, durĂ©e 9’09 ».© FranceFineArt.

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©Anne-FrĂ©derique Fer, visite de l’exposition avec LĂ©lia Wanick Salgado, le 12 fĂ©vrier 2020.

Charlotte Perriand, Filets de pĂȘche, Bakarac, Croatie, 1929. CrĂ©dit © Charlotte Perriand.
Charlotte PerriandFilets de pĂȘche, Bakarac, Croatie, 1929. CrĂ©dit © Charlotte Perriand.
Charlotte Perriand, Bloc de glace dans la forĂȘt de Fontainebleau, vers 1935. CrĂ©dit © Charlotte Perriand.
Charlotte PerriandBloc de glace dans la forĂȘt de Fontainebleau, vers 1935. CrĂ©dit © Charlotte Perriand.
Charlotte Perriand, GrÚs, carriÚre de Bourron, vers 1935. Crédit © Charlotte Perriand.
Charlotte PerriandGrÚs, carriÚre de Bourron, vers 1935. Crédit © Charlotte Perriand.

Extrait du communiqué de presse :

Commissaire de l’exposition : LĂ©lia Wanick Salgado



L’AcadĂ©mie expose du 13 fĂ©vrier au 22 mars une sĂ©lection de photographies de Charlotte Perriand, architecte et designer française (1903-1999), en prolongement de la grande exposition qui lui est consacrĂ©e Ă  la Fondation Louis Vuitton jusqu’au 24 fĂ©vrier prochain.

ArticulĂ©e autour des principales thĂ©matiques explorĂ©es photographiquement par l’artiste de 1927 Ă  1940, le monde paysan, les objets naturels qualifiĂ©s par elle, Fernand LĂ©ger et Pierre Jeanneret d’« art brut Â», les constructions industrielles, la montagne etc., cette exposition donne Ă  voir un aspect plus mĂ©connu de l’artiste et rĂ©vĂšle un sens de la composition et une poĂ©tique trĂšs singuliers.

Elle permet Ă©galement d’interroger les diffĂ©rentes dimensions confĂ©rĂ©es Ă  la photographie par une femme engagĂ©e dans le projet artistique et industriel progressiste de l’entre-deux guerres.

L’exposition prĂ©sentera 48 photographies sĂ©lectionnĂ©es dans le fonds photographique Charlotte Perriand gĂ©rĂ© par sa fille Pernette Perriand-Barsac et son gendre Jacques Barsac, rarement montrĂ©es au public.



“Lorsque l’AcadĂ©mie des beaux-arts m‘a proposĂ© de regarder, en vue d’une exposition, les photographies prises par Charlotte Perriand, j’ai Ă©tĂ© Ă  la fois contente et curieuse de dĂ©couvrir une autre facette de son talent artistique.

Cette femme d’exception, par sa grande crĂ©ativitĂ© et sa forte personnalitĂ©, une femme au caractĂšre si solide que rien ne lui faisait peur, m’a toujours fascinĂ©e. NĂ©e en 1903, elle a vĂ©cu dans un monde oĂč les femmes n’avaient que peu de place dans la sociĂ©tĂ©, en dehors des professions souvent peu qualifiĂ©es ou de celles en rapport avec la famille. FĂ©ministe, comme je le suis, j’ai acceptĂ© volontiers de me plonger dans ses archives et j’ai Ă©tĂ© trĂšs agrĂ©ablement surprise de dĂ©couvrir l’oeil photographique de « Charlotte ». Ses clichĂ©s, parfaitement composĂ©s, nous Ă©clairent sur sa maniĂšre de voir le monde avec douceur et Ă©blouissement, son regard posĂ© avec curiositĂ© sur la beautĂ© des paysages qui seront parfois la source directe de son inspiration et de ses crĂ©ations.

C’est en regardant attentivement ses centaines de photos que j’ai -je crois- mieux compris cette femme libre, cette pionniĂšre de la modernitĂ© qui Ă©tait aussi une admiratrice de la nature, constante gourmande d’observation. J’espĂšre que vous saisirez aussi Ă  travers ses photos l’artisane qui, par son regard et ses choix de prises de vues, n’a cessĂ© de rechercher ce que les formes pouvaient lui offrir. J’ai pris le parti de ne montrer, Ă  de rares exceptions prĂšs, que les seules images reflĂ©tant son Ă©tonnement face Ă  la grandeur des paysages, ou Ă  la profondeur des visages et des regards des paysans notamment.

Je souhaite remercier la fille de Charlotte, Pernette Perriand-Barsac, et Jacques Barsac, son gendre, qui m’ont ouvert leurs archives avec beaucoup de gĂ©nĂ©rositĂ© pour satisfaire ma curiositĂ© et trouver les photographies que l’AcadĂ©mie des beaux-arts vous permet ainsi de dĂ©couvrir dans ce Pavillon Comtesse de Caen.”

LĂ©lia Wanick Salgado, Commissaire de l’exposition.