Partage


“Galeries du 20e siècle“

Nouveau parcours au sein des Collections Modernes au Centre Pompidou, Paris

du 22 mai 2019 au 22 mai 2020

Centre Pompidou.fr

PODCAST Interview de Christian Briend, chef du service des collections modernes du Musée national d’art moderne et coordinateur du parcours « Galeries du 20e siècle »,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, , le 22 mai 2019, durée 16’26.© FranceFineArt.

son à insérer (click sur remplacer et changer à partir d’un url)

previous arrow
next arrow
previous arrownext arrow
Slider
©Anne-Fréderique Fer, visite du parcours « Galeries du 20e siècle », le 22 mai 2019.

Portrait d'Iris Clert avec les sculptures de Lucio Fontana [circa 1961]. © Association Willy Maywald / Adagp, Paris. Photo © Willy Maywald. © Fondation Lucio Fontana, Milano / by SIAE / Adagp, Paris.
Portrait d’Iris Clert avec les sculptures de Lucio Fontana [circa 1961]. © Association Willy Maywald / Adagp, Paris. Photo © Willy Maywald. © Fondation Lucio Fontana, Milano / by SIAE / Adagp, Paris.
Yaacov Agam, Denise René devant une oeuvre d'Agam lors de l'exposition "Le Mouvement", avril 1955. © Adagp, Paris.
Yaacov Agam, Denise René devant une oeuvre d’Agam lors de l’exposition « Le Mouvement », avril 1955. © Adagp, Paris.
Ambroise Vollard (1868-1939) tenant à la main le prospectus des "Réincarnations du Père Ubu", livre illustré par Georges Rouault (1871-1958) photographié au 28 rue de Martignac, Fonds Vollard, vers 1932. © ADAGP, Paris /Bonney Therese (dite), Bonney Mabel (1894-1978). © Droit Etat / Therese Bonney. Localisation : Paris, musée d'Orsay. Photo © Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt.
Ambroise Vollard (1868-1939) tenant à la main le prospectus des « Réincarnations du Père Ubu », livre illustré par Georges Rouault (1871-1958) photographié au 28 rue de Martignac, Fonds Vollard, vers 1932. © ADAGP, Paris /Bonney Therese (dite), Bonney Mabel (1894-1978). © Droit Etat / Therese Bonney. Localisation : Paris, musée d’Orsay. Photo © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt.

Extrait du communiqué de presse :

commissariat général :
Christian Briend, Chef du service des collections modernes, Musée national d’art moderne
Commissaires de la première année : Cristina Agostinelli, Bénédicte Ajac, Christian Briend, Ariane Coulondre, Angela Lampe, Aurélie Verdier




Dans le cadre de la rotation annuelle des expositions-dossiers thématiques présentées dans le parcours des collections, le Musée national d’art moderne rend hommage à quelques-uns des grands marchands d’art moderne et contemporain, actifs en France de 1905 à la fin des années 1960. Cette nouvelle programmation, installée dans une dizaine de salles et quelques traverses du musée, donne lieu à deux cycles. Le premier débute le 22 mai 2019 pour une durée d’un an.

Si des musées ont ponctuellement consacré des expositions à certains de ces grands marchands d’art, jamais encore ces acteurs de la scène artistique française de l’époque n’ont bénéficié d’une telle mise en lumière de la part d’une institution nationale. Depuis le début du 20e siècle, le rôle des galeries est pourtant essentiel au développement de l’art vivant, et le Musée national d’art moderne a, au fil du temps, tissé des relations particulières avec certaines d’entre elles.


L’importance des galeristes sur la scène artistique du XXe siècle
Apparus à la fin du XIXe siècle, les galeristes sont vite devenus des intermédiaires indispensables entre les artistes et le public, à l’image du précurseur Paul Durand-Ruel, le marchand des Impressionnistes. En travaillant à la notoriété des artistes en France, et à l’étranger pour les plus entreprenantes d’entre elles, les galeries n’ont pas tardé à devenir les principaux instruments de légitimation artistique. Dans l’histoire de l’art du XXe siècle, celles-ci ont ainsi joué un rôle capital pour le développement des mouvements fauves et cubistes, des premières tendances abstraites et du Surréalisme. Après 1945, elle interviennent aussi dans le développement de la « Nouvelle École de Paris », de l’abstraction gestuelle ou géométrique, ou encore du Nouveau Réalisme.

D’Ambroise Vollard à Iris Clert, un parcours riche et éclectique
Ce premier cycle propose des expositions-dossiers consacrées à Ambroise Vollard, Daniel-Henry Kahnweiler, à la galerie À l’ Étoile scellée dirigée par André Breton, et à Jeanne Bucher. Ce parcours rend également hommage à Louis Carré, Denise René, à la galerie de France, dirigée par Myriam Prévost et Gildo Caputo, et à Iris Clert. Une large section sera consacrée à Daniel Cordier à l’approche de son centième anniversaire. Dans deux traverses du musée, la galerie Alphonse Chave à Vence, ainsi que Christian et Yvonne Zervos seront à l’honneur. Parallèlement à ce premier cycle, une exposition en relation avec les activités du marchand Paul Rosenberg sera présentée en salle focus du Musée. Chacune des salles-dossiers qui composent le parcours « Galeries du XXe siècle » présente un ensemble représentatif d’oeuvres des principaux artistes représentés pour chaque galerie. Pour la plupart, il s’agit d’oeuvres issues des collections du Centre Pompidou, plusieurs provenant directement de ces marchands d’art, soit par acquisition soit par don de ces derniers. Un important appareil documentaire et archivistique, placé en vitrines (manuscrits, cartons d’invitation, photographies de vernissage, catalogues), provenant des fonds exceptionnellement riches dans ce domaine de la Bibliothèque Kandinsky, est également présenté au visiteur.


Le second cycle fera la part belle à d’autres galeristes essentiels, dont, entre autres, Léonce Rosenberg, Pierre Loeb, Aimé Maeght, René Drouin, Paul Facchetti ou encore Colette Allendy.


Raphaël Denis Paul Rosenberg, marchand de tableaux, spolié pendant l’occupation
en salle Focus du 22 mai 2019 au 6 septembre 2019
commissariat : Didier Schulmann, Camille Morando, Stéphanie Rivoire et Raphaël Denis

Raphaël Denis déploie dans la salle Focus son installation Coffre n°7 acquise en 2019 par le Centre Pompidou. Cette œuvre, ainsi que les sources de l’histoire de l’art qui président à sa création, interrogent la notion même de « collection » et reviennent sur les années hideuses de la collaboration. S’inscrivant dans le nouvel accrochage des salles-dossiers, c’est aussi un hommage au marchand d’art Paul Rosenberg (1881-1959) et à sa place incontournable dans le paysage des galeries parisiennes pendant la première moitié du 20e siècle.


Depuis le début de l’initiative des expositions-dossiers thématiques dans le parcours des collections ont successivement été explorés : le rôle de certains grands critiques d’art (« Les Passeurs » en 2015), les relations entre production artistique et idéologies (« Art et politique » en 2016), celles entre art et musique (« L’oeil écoute » en 2017) et actuellement, l’histoire de notre institution depuis la création du musée du Luxembourg jusqu’à l’ouverture du Centre Pompidou (« Histoire(s) d’une collection »).