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“Répare Reprise”

Ă  la galerie – CitĂ© internationale des arts, Paris

du 1er avril au 10 juillet 2021

Portes ouvertes sur l’art
Cité internationale des arts

PODCAST - Interview de Nora Philippe, commissaire de l'exposition, par Anne-Frédérique Fer, enregistrement réalisé par téléphone, entre Paris et la Bretagne, le 7 avril 2021, durée 34’43. © FranceFineArt.

PODCAST –  Interview de Nora Philippe, commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, enregistrement réalisé par téléphone, entre Paris et la Bretagne, le 7 avril 2021, durée 34’43, © FranceFineArt.


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© Anne-FrĂ©dĂ©rique Fer, visite de l’exposition, le 8 avril 2021.

Majd ABDEL HAMID, Borderline Syria,Iraq,Turkey, 2020. Fil sur tissu, 15 x 20 cm. © Majd Abdel Hamid.
Majd ABDEL HAMID, Borderline Syria,Iraq,Turkey, 2020. Fil sur tissu, 15 x 20 cm. © Majd Abdel Hamid.
Sara OUHADDOU, Titaween #2, 2013. Broderie sur tissus, 65,5x49 cm. © Galerie Polaris.
Sara OUHADDOU, Titaween #2, 2013. Broderie sur tissus, 65,5×49 cm. © Galerie Polaris.
Katia KAMELI, Soyez les Bienvenus - La danse du ventre, 2018. Tirage Fine Art sur Canson Etching Rag, 70 x 100 cm. ©Katia Kameli ADAGP.
Katia KAMELI, Soyez les Bienvenus – La danse du ventre, 2018. Tirage Fine Art sur Canson Etching Rag, 70 x 100 cm. ©Katia Kameli ADAGP.

Extrait du communiquĂ© de presse :



Une proposition de l’association Portes ouvertes sur l’art et de la Cité internationale des arts

Commissariat : Nora Philippe




Répare Reprise* présente des oeuvres de Majd Abdel Hamid, Azza Abo Rebieh, Kader Attia, Sammy Baloji, Yacob Bizuneh, Bady Dalloul, Khaled Dawwa, Kholod Hawash, Katia Kameli, Farah Khelil, Randa Maddah, Sara Ouhaddou, Khalil Rabah, RAMO, Maha Yammine.

L’exposition Répare Reprise donne la voix à des artistes provenant du Moyen-Orient ou d’Afrique, qui ont, pour la plupart, connu l’exil. Ils et elles viennent de Syrie, du Liban, de Palestine, d’Irak, d’Iran, du Golan, du Congo RDC, d’Ethiopie, d’Algérie, de Tunisie et de France. L’exposition s’inscrit dans la continuité des missions de l’association Portes ouvertes sur l’art, et dans la nature même du projet de la Cité internationale des arts, lieu d’hospitalité et d’accueil d’artistes internationaux en résidence depuis 1965.

Non pas prĂ©occupĂ©s de thĂ©matiser la migration ou de prĂ©senter un tĂ©moignage, les artistes ici rĂ©uni.es tentent plutĂ´t, dans un monde Ă©clatĂ©, de recomposer des imaginaires politiques et de rĂ©parer des espaces intimes. Ces espaces se dĂ©clinent depuis la maison comme refuge, en dĂ©tournant objets et pratiques associĂ©es au domestique (couture, tissage, broderie), Ă  des communs plus vastes, tels que des fonds d’archives publics patiemment dĂ©pouillĂ©s et dĂ©colonisĂ©s, et des cartographies nouvelles pour des territoires meurtris par les guerres. Ils et elles rĂ©cupèrent et transforment des objets composites, doubles de psychĂ©s en reconstruction, Ă©vident ou recouvrent des iconographies coloniales tenaces, Ă©lèvent des monuments faussement figuratifs Ă  des mĂ©moires tues. 

Les oeuvres rĂ©centes ou inĂ©dites que rassemble RĂ©pare Reprise convoquent la sculpture, l’installation vidĂ©o, la peinture, la gravure, les arts textiles et la photographie; elles proposent une traversĂ©e autour de la ruine, de la rĂ©pression et du trauma, pour s’ouvrir sur des dĂ©tricotages poĂ©tiques ou rapiéçages salvateurs de drapeaux, de linge, de journaux, et, dans le champ de l’image en mouvement, sur des paysages aimĂ©s rĂ©investis. 

Objets vivants, les oeuvres de l’exposition souvent appartiennent à des séries en cours perpétuel de production, parce que le geste seul, sans doute, peut circonscrire l’onde de choc, et réparer les récits fauchés comme les images qui, la nuit, reviennent encore.


* en arabe se prononce « tafkik » et signifie « dĂ©construire, dĂ©composer, analyser ». 


L’exposition s’accompagne d’un cycle de rencontres avec les artistes, à la Cité internationale des arts, et en virtuel. La plupart des artistes invité.es de « Répare Reprise » ont bénéficié d’une résidence ou sont actuellement en résidence à la Cité internationale des arts.

Kholod HAWASH, Enemies from Four Sides, 2019. Tissu cousu a la main, 165 x 90 cm. © Kholod Hawash.
Kholod HAWASH, Enemies from Four Sides, 2019. Tissu cousu a la main, 165 x 90 cm. © Kholod Hawash.
Khalil RABAH, [Philistine, inhabitant of ancient Philistia, Palestine, a materialistic person one who is smugly insensitive or indifferent to intellectual and artistic values. The New Merriam Webster Dictionary, pg. 546], 1997 . Book, nails, 22 x 17 x 3 cm. ©Khalil Rabah.
Khalil RABAH, [Philistine, inhabitant of ancient Philistia, Palestine, a materialistic person one who is smugly insensitive or indifferent to intellectual and artistic values. The New Merriam Webster Dictionary, pg. 546], 1997 . Book, nails, 22 x 17 x 3 cm. ©Khalil Rabah.
Khaled DAWWA, Voici mon coeur, 2018-2020 (détail), Polystyrène et techniques mixtes, 220 x 500 x130 cm. ©Khaled Dawwa.
Khaled DAWWA, Voici mon coeur, 2018-2020 (détail), Polystyrène et techniques mixtes, 220 x 500 x130 cm. ©Khaled Dawwa.
Sammy BALOJI, Kyubo, 1898. Geodetic marker at the Kyubo Falls. François Michel. 2. Lupiri Lua Baluba, 2010. Remnants of a geodetic marker. The marker’s were destroyed by the natives under the pretext that they covered ore treasures hidden by the Belgians. In this image: Mwenze Augustin, (chief Mpanga’s grandson) and Seya Faustin, 2010. Photographies numériques d’archives sur papier mat satiné, 80 X 105 cm - 80 X 80 cm. © Galerie Imane Farès.
Sammy BALOJI, Kyubo, 1898. Geodetic marker at the Kyubo Falls. François Michel. 2. Lupiri Lua Baluba, 2010. Remnants of a geodetic marker. The marker’s were destroyed by the natives under the pretext that they covered ore treasures hidden by the Belgians. In this image: Mwenze Augustin, (chief Mpanga’s grandson) and Seya Faustin, 2010. Photographies numĂ©riques d’archives sur papier mat satinĂ©, 80 X 105 cm – 80 X 80 cm. © Galerie Imane Farès.
Randa MADDAH, Exercices dans une chambre obscure, 2020. Vidéo, 3’18. ©Randa Maddah.
Randa MADDAH, Exercices dans une chambre obscure, 2020. Vidéo, 3’18. ©Randa Maddah.
Kader ATTIA, Untitled, 2014. Collage papier sur carton, 49 x 69 cm , pièce unique. © Collection Francès.
Kader ATTIA, Untitled, 2014. Collage papier sur carton, 49 x 69 cm , pièce unique. © Collection Francès.